Lundi, 11 Mai 2009 00:00 Tiana Rakoto
Tapa-bolana taorian’ny niverenan’ny sekretera nasionalin’ ny antoko Arema Pierrot Rajaonarivelo avy any ampitan-dranomasina dia nitsidika tany Toamasina izy. Tamin’izany no nisaorany ny vahoaka nahatafita ny tolona. Anisan’ny ventin-kevitry ny kabariny ny famafan-tsazin’ireo gadra politika amin’ny ankapobeny sy ireo olona nandefa sesitany ny tenany.
Nandritra ny fitsidihana nataon’ny sekretera nasionalin’ny antoko Arema tao Toamasina no nilazany fa « tsy maintsy azontsika ny famafan-tsazy amin’ny ankapobeny, tsy misy avakavaka, tsy misy raorao amin‘ ireo gadra politika sy ireo nandefa sesitany ny tenany. Tsy tanteraka ny fampihavanam-pirenena raha tsy azo izany. Tsy tanteraka ihany koa ny hafaliana raha tsy tafaverina eto an-tanindrazana ny Filoha Didier Ratsiraka miaraka amin’i Tantely Andrianarivo sy ny maro hafa. Malagasy iray isika. Mitady hisy sahady mantsy ny hanavakavaka sy manao ankilabao. Ny fitondrana tetezamita ihany koa dia tokony iraisana satria tolona niarahana nanao izy io, ary efa resy ny fahavalo iombonana ka tokony tsy hisy ny fanilikilihana. Io tolona io mantsy dia efa hatramin’ny 2002. Ny nahatongavanay eto Toamasina dia tsy hanao kabary politika fa hitsidika noho ny fihavanana ary te-hifanatri-tava aminareo. Fito taona izay ary tsaroana fa tena mafy. Nohadinoina anefa izany noho ny fahitana anareo. Misaotra anareo aho ary ampitao any amin’ny isan-tokantrano izany. Mbola ho lava ny korana mandra-pahatongantsika any amin’ny Repoblika fahefatra ». Ny alahady tolakandro lasa teo no nihaonany tamin’ny mponin’i Toamasina tao amin’ny stade Barikadimy Mangarano.
Vahoaka an’aliny
Tamin’ny 1 ora sy sasany katroka no nigadona tao Ambalamanasa ny fiaramanidina manokana nitondra ny sekretera jeneralin’ny antoko Arema Pierrot Rajaonarivelo mivady. Niara-dia taminy tamin’izany ny mpisolovava Willy Razafinjatovo na i Olala. Vahoaka marobe an’alina no tonga nitsena azy teny amin’ny seranam-piaramanidina Ambalamanasa niaraka tamin’ireo posy marobe miisa 500 eo ho eo. Taorian’izay dia nizotra nihazo ny stade Barikadimy eny Mangarano andriamatoa Pierrot Rajaonarivelo mivady sy ireo zanany notronin’ireo mpanao politika maromaro avy ao Toamasina sy ny vahoaka. Hafaliana sy horakoraka hatrany ny an’ireo vahoaka marobe nanamorona ny arabe niainga teo Ambalamanasa, Ambohijafy avaratra sy atsimo, Valpinson, Ankirihiry avaratra sy atsimo, Morarano ary Mangarano misy ny stade Barikadimy. Hipoka tanteraka ny kianja Barikadimy ary ny tarika Rossy sy ireo mpanakanto maromaro avy amin’ny Faritanin’i Toamasina no nanafana ny lanonana. Niara-dia tamin’andriamatoa Pierrot Rajaonarivelo ihany koa andriamatoa Maharente Jean de Dieu sy Rasoja Charles niara-tonga taminy teto Madagasikara. Olona dimy samihafa no nifandimby nandray fitenenana talohany. Teo ny depioten’i Brickaville teo aloha, Julien, Ramahavala Georges, filohan’ny fikambanana Jas Pierrot, izay nitaky ny famafan-tsazy faobe, Maharente Jean de Dieu, solontenan’ny vehivavy zanak’i Fianarantsoa ary andriamatoa José Vianey.
« Tsy manana olana aminy aho »
Anisan’ny nanome voninahitra ny fahatongavan’andriamatoa Pierrot Rajaonarivelo tao Toamasina ny filoha lefitry ny Hat, Roland Ratsiraka. Teo ihany koa andriamatoa Vaovao Benjamin, Victor Hong, Ramasy Adolphe, Lahady Samuel, Mamy Jô, Fanony Fulgence sy ireo mpiara-dia aminy. « Anisan’ny mitaky ny famafan-tsazy faobe aho mba hanajana ny zo fototra maha olona. Nisy ny nigadra sy naratra ary maty tamin’ireny fotoana ireny. Isan’andro aho miteny ny filohan’ny Hat , Andry Rajoelina fa ilaina ny famafan-tsazy faobe. Misy andian’olona tsy mankasitraka loatra izany ao Antananarivo. Olona mpiray tanàna sy mpiray fihaviana ny tenako sy andriamatoa Pierrot Rajaonarivelo ka tsy manana olana aminy aho », hoy andriamatoa Roland Ratsiraka tamin’ny mpanao gazety.
Tiana Rakoto
Publié par MTS à 09:32:54 dans Actualité | Commentaires (1) | Permaliens
Pierrot Rajaonarivelo à Toamasina
L’avion léger qui avait à son bord Pierrot Rajaonarivelo et sa famille, a atterri hier, à 13h20 à l’aéroport d’Ambalamanasa Toamasina. Le cortège composé de voitures, de scooters, de vélos et de pousse-pousse, a mis plus de 2 heures de temps pour arriver au stadium de Barikadimy qui était noir de monde. « Le fait de vous voir si nombreux atténue quelque peu la dure épreuve vécue pendant les 7 années d’exil », a avoué l’ancien vice-PM. « J’ai tenté vainement de regagner le pays en 2006 », a-t-il rappelé. « Cette fois-ci, j’ai pu le faire grâce à la lutte commune menée depuis 2002, mais qu’un jeune a réussi à faire aboutir ».
Joie. Pierrot Rajaonarivelo de citer Andry Rajoelina, non sans réitérer que la paternité de la lutte revient à tous les Malgaches. Se défendant de faire un discours politique, le Secrétaire national de l’Arema de souligner que « la joie ne saurait être complète tant que tous les exilés politiques ne pourront pas revenir au pays ». Il a cité tout particulièrement les fils de Toamasina dont « le plus illustre, le président Didier Ratsiraka ». Il n’a pas toutefois oublié l’ancien Premier ministre Tantely Andrianarivo et les anciens ministres encore en exil. « Pour cela, il faut une amnistie générale », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que « nous nous opposerons avec vigueur à toute velléité de discrimination dans l’octroi de l’amnistie ». Il s’est dit « prêt à réclamer à tout prix l’amnistie générale ».
Remarquée. Il a également réitéré que la « transition doit être concertée car tout le monde est prêt pour la IVe République ». Le SN de l’Arema de conclure qu’« on se reverra alors ». Se trouvaient hier, au côté de Pierrot Rajaonarivelo, l’ancien ministre Rasoza Charles, l’ex-gouverneur de Toliara, Maharante Jean de Dieu, l’ancien ambassadeur José Vianey, le membre de la HAT, Vaovao Benjamin, Me Willy Razafinjatovo, alias Olala ! Le vice-président de la HAT Roland Ratsiraka a fait une entrée très remarquée, au cours du meeting. Il a échangé de chaudes poignées de mains avec Pierrot Rajaonarivelo sous les applaudissements de l’assistance qui vibrait au rythme du « Tapolaka » de Rossy, présent, hier à Barikadimy.
R.O
Publié par MTS à 09:26:54 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Jean-Claude Boidin
« Il n’y a plus d’Etat de droit »
Le chef de délégation de la commission européenne à Madagascar, Jean-Claude Boidin, n’a pas mâché ses mots, lors de la célébration de la journée de l’Europe, à la résidence de l’Union Européenne, samedi dernier, à Mahatony Ivandry. Et ce, concernant notamment la situation qui prévaut dans le pays. « Lorsqu’on émet des mandats sans arrestation, et qu’on procède à des arrestations sans mandat, lorsque les élus cèdent la place à des autorités de circonstance, lorsque les ordonnances remplacent les lois, lorsque les fonctionnaires ne savent plus à quel ministre répondre, et que chaque camp rêve de confisquer les moyens de communication de l’autre, il n’existe plus d’ordre social ni de repère auquel les citoyens puissent se référer ; il n’y a plus d’Etat de droit et plus beaucoup d’Etat tout court », a-t-il martelé.
Basculer. L’ambassadeur a également signalé que « les européens qui sont ici, amis et partenaires de Madagascar, comprennent au moins en partie d’où provient la crise, et les désordres qu’elle engendre. Nous connaissons tous les faiblesses des régimes précédents, que l’UE a relevées à maintes reprises au fil des ans. Chacun de nous a ressenti le besoin profond de progrès économique, la soif de justice sociale, d’ouverture démocratique et de gouvernance responsable qui se sont exprimés dans les manifestations populaires et qui ont fait basculer le pouvoir établi ».
Recueillis par Dominique R.
Publié par MTS à 09:25:32 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
A vous la Parole : « Les élections suffiront encore ? »
En l’état actuel de la crise et notamment de son aspect “militaire”, ces exactions, ces arrestations arbitraires, ces violences disproportionnées (l’usage de mitrailleuse à bipied pour la dispersion de manifestants)…, ces pillages (non plus, des black monday mais à l’exemple du Hummer pris de force chez les Raveloson…), je doute qu’une élection présidentielle suffirait pour résoudre cette crise.
Ce sont d’ailleurs les méfaits de l’armée, ou plutôt de cette faction en mutinerie qui posent problème et qui constitueraient inévitablement un frein dans la résolution de cette crise. Une crise politique où seuls les politiciens interviennent pourrait se résoudre par les négociations qui déboucheraient normalement à un accord “politique”. Mais en l’état actuellement des choses, et compte tenu de la participation de l’armée, l’élection présidentielle ne ramènera pas la paix sociale. D’abord la mutinerie en soi, devra-t-on la laisser impunie au nom de la réconciliation nationale? Si oui, nous avons donc décidé d’ouvrir la boîte de Pandores et de ne pas la refermer au risque de se retrouver d’ici quelques mois ou quelques années avec de nouvelles mutineries et les violences et les exactions qui viennent avec. C’est laisser Madagascar suivre l’exemple de l’Afrique des années 80 et 90 avec quelques décennies de retard, un exemple d’une Armée qui intervient dans le champ politique.
Faudra-t-il laisser impunis les violences et les vols commis par les mutins? Qui remplaceront les véhicules pris de force par l’armée auprès de civils? Les victimes des violences ne bénéficieront-elles pas de la moindre justice au nom de la paix civile. C’est de nouveau ouvrir la voie à la revanche et à la vengeance. Tout citoyen, quel qu’il soit, doit savoir qu’il y a des droits et des obligations et que le simple fait d’être doté d’une arme ne donne nullement une quelconque autorité.
Une question m’arrive souvent : et si l’ancienne majorité présidentielle remporte les élections? Naturellement et honnêtement, personne ne peut les empêcher de participer aux scrutins et encore moins de gagner. D’autant plus que la mouvance TGV manque d’assise populaire. Les mutins accepteraient-ils de rentrer dans le rang au risque de s’exposer aux sanctions, somme toute normales ? Nous en douterions objectivement. D’ailleurs, quelques chroniqueurs se demandent si l’armée souhaite vraiment une sortie de crise, tellement elle nourrit bien le bidasse.
Alors, je vous assure et battons-nous, la Communauté internationale a tort (mais elle ne s’en soucie pas) de se contenter d’organiser les élections présidentielles. Il faut absolument régler la question “militaire”, désarmer les mutins et sanctionner fermement les auteurs du Coup d’État afin que l’exemple soit rédhibitoire, aussi bien la mutinerie que l’accession au pouvoir par une voie autre que les élections.
LR dans “A Vous la Parole”
Courrier des lecteurs (topmada@gmail.com)
Publié par MTS à 09:23:07 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Rajoelina réplique aux critiques internationales
La communauté internationale veut-elle faire revenir la dictature et la gabegie ? C’est la question posée hier à Ambohitsorohitra par Andry Rajoelina.
L'homme fort de la transition sort de son silence. Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT), veut mettre la communauté internationale devant ses responsabilités concernant la cohérence de sa position face d'une part, au régime de transition et de l'autre, aux pratiques de l'ancien président Marc Ravalomanana.
« Pourquoi ne veut-elle pas reconnaître le régime de transition alors que parallèlement elle ne veut pas condamner les pratiques de Marc Ravalomanana ? », se demande Andry Rajoelina. C'était hier à Ambohitsorohitra, en marge de l'inauguration des deux stèles commémoratives des événements du 7 février et de la lutte populaire qui l'a porté au pouvoir.
Le président de la HAT réclame plus d'équité de la part de la communauté internationale concernant sa montée au pouvoir et les raisons de celle-ci. « Veut-elle que la Constitution soit toujours bafouée, que l'orthodoxie financière ne
soit pas respectée pour cause d'intérêt personnel ou que la tuerie se poursuive comme c'était le cas le 7 février ? » ajoute-t-il.
Depuis une semaine, les tirs croisés des pays, groupements régionaux et continentaux s'amplifient contre la HAT. La Communauté de développement de l'Afrique australe, l'Union africaine, l'Union européenne et les États-Unis se succèdent pour bousculer le régime transitoire afin qu'il procède « à la restauration du gouvernement légitime », selon le parlement européen.
Abordant l'organisation des scrutins, Andry Rajoelina rétorque ainsi aux dirigeants de plusieurs pays et groupements régionaux et continentaux. « On peut les organiser dans deux ou trois mois. Mais est-ce la solution ? Avant tout, il faut examiner le fond du problème, à savoir la Constitution et le code électoral », indique-t-il.
Souveraineté nationale
L'ancien maire d'Antananarivo n'hésite pas à décocher une flèche contre certains hauts responsables étatiques étrangers. « Il faut revoir la question du mandat présidentiel. Personnellement, je prends exemple sur Nelson Mandela et non sur Robert Mugabe ou d'autres chefs d'État africains qui restent au pouvoir pendant une dizaine d'années », lance-t-il.
S'adressant à la population, Andry Rajoelina tente de toucher la fibre émotionnelle au nom de la souveraineté nationale. « Il est de notre devoir de la défendre. Cela demande une prise de responsabilité pour que la dictature, quelle qu'en soit la forme, ne revienne plus (...) Nous allons assumer notre responsabilité pour défendre la liberté ».
Des membres de la HAT ont apporté des éclaircissements au discours tenu par leur président. « Nous voulons instaurer la démocratie et c'est le prix à payer », soutient Harinaivo Rasamoelina, vice-président de la HAT. Herimanana Razafimahefa, également membre de l'institution, renchérit : « L'aspiration populaire diffère des intérêts étrangers. Mais il faut rétablir le dialogue afin de trouver une solution », analyse-t-il.
Face aux menaces de sanctions qui pleuvent en cascades et l'étau qui se resserre autour du régime transitoire, Andry Rajoelina ne précise pourtant pas la marche à suivre. « En tout cas, je ne suis pas partisan du financement parallèle », assure-t-il.
Encadré
La candidature de Rajoelina évoquée
La question relative à la candidature ou non de Andry Rajoelina lors de la prochaine course à la magistrature suprême a été évoquée hier, à Ambohitsirohitra. « La souveraineté du pays n'est pas encore recouvrée. Notre souhait est de vous (Andry Rajoelina) exhorter à vous présenter aux élections présidentielles », a déclaré Etienne Andriamahefarisoa, président de l'association des victimes des événements du 7 février (AV7) dans son discours.
Le principal intéressé s'est empressé de calmer les ardeurs lors du cocktail offert dans la cour du Palais d'Ambohitsorohitra. « Pour l'instant, il n'est pas encore question de candidature. L'important est de réussir la transition. Dans tous les cas, je vous promets que vous aurez un président élu par le peuple. »
Iloniaina Alain
Date : 09-05-2009
Publié par MTS à 09:21:30 dans Actualité | Commentaires (1) | Permaliens
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