Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Malagasy Tonga Saina

L'Amour pour Base, le Bon Sens pour Principe et le Progrés comme But

Les membres de la HAT sont connus - Tribune | 01 avril 2009

Les membres de la HAT sont connus

Pouvoir de Transition /

mercredi, 1er avril 2009

La première institution de la Transition est sur pied et fonctionnelle. Les membres de la Haute Autorité de Transition (HAT) ont été présentés à la presse ce mardi 31 mars 2009. Sur les quarante quatre (44) prévus il ne reste plus que trois (3) places à pourvoir prochainement car les 41 personnalités de la HAT (voir liste ci-dessous) ont été nommés.

Dans sa présentation, le président de la HAT, Andry Rajoelina a réitéré les rôles et fonctions de la HAT.

Cette institution est le garant de la bonne marche de la Transition, de la démocratie, du respect des libertés fondamentales, des droits de l’homme et des valeurs républicaines. Elle est aussi le garant de l’indépendance de la Justice, du développement intégré et équilibré des différentes parties de l’île. Enfin et non des moindres, elle est la garant de l’état de droit et de la bonne gouvernance.

Dans cette perspective, la HAT exerce une veille active sur le gouvernement dans les tâches qui lui sont confiées. Ces tâches ou ces objectifs sont de répondre aux revendications et aux aspirations profondes du « vahoaka ».

Une composition peu commune

La confection de cette HAT a pris certainement du temps en raison des principes qui devaient être observés, selon les déclarations de Andry Rajoelina. Les critères d’équilibre régional, de représentativité parmi les formations politiques mais aussi de pluralisme des points de vue et opinions tout en observant scrupuleusement la volonté de changement du « vahoaka » ont conduit à des choix difficiles a indiqué l’homme fort du régime. Apparemment, toutes les régions y sont représentées ainsi que la plupart des grandes formations politiques qui ont appuyé l’avènement de la Transition. A côté des dinosaures politiques, on retrouve les jeunes politiciens mais aussi des femmes, voire l’artiste fétiche de ce 13 mai 2009. Dès ce mardi 31 mars, la HAT s’est déjà penchée, en son siège sis au Palais de verre à Anosy, sur la constitution des diverses commissions au sein desquelles ses membres vont se répartir les fonctions. Appréciez la liste de ceux qui vont contrôler les activités du gouvernement Monja Roindefo.

- Sont membres de la HAT :

Rabetafika Norovelomampianina Robertine
Rakotoniaina Ialy (Tambatra)
Voninahitsy Pelops Ariane (RPSD Vaovao)
Andrianantenaina Pierre (Farimbona)
Betina Bruno (CRN)
Jaozandry Philippe (AKFM)
Lahiniriko Jean (PSDUM)
Marson Evariste (RPSD)
Monibou Patrick
Prezali Jonah Parfait
Rabenirina Jean Jacques (AVI)
Rambolazafy Alexandre
Rajaonson Bruno dit Brunly
Rakotoarimanana Patrice
Rakotomamonjy Jean Max (Leader Fanilo)
Ratovonomenjanahary
Ramaherijaona Hajanirina Lanto
Ramaholimaso Pierre Houlder (AREMA)
Ramanantsoa Benjamina Ramarcel (MTS)
Ramaromisa Daniel (VVSV)
Ramaroson Alain (FCD)
Ranaivoarison Henri
Randriazanakolona Yvon William dit Sareraka
Ranjivason Jean Théodore (Matsilo)
Rasamoel Lala Harinaivo (DHD)
Rasolofo A. Norolaza
Rasolofo René
Rasolosoa Dolin
Ratsirahonana Norbert Lala (AVI)
Ratsiraka Roland (MTS)
Ravelonjato Bernard (GLM)
Razafimahefa Herimanana (Grad Iloafo)
Razafimily Constance (Leader Fanilo)
Rémi dit Jao Jean
Reboza Julien
Tsiandopy Jacquis (TIM)
Tsimiondra Tômasy (Monima)
Tsiranana Pierre Firmin (PFDM)
Vaovao Benjamin (AREMA)
Yoland Joseph

Recueilli par Valis

http://www.madagascar-tribune.com/Les-membres-de-la-HAT-sont-connus,11574.html

 

Publié par MTS à 08:54:27 dans Actualité | Commentaires (0) |

Membres de la Hat - Nomination basée sur l'équilibre régional - La Vérité | 01 avril 2009

Membres de la Hat - Nomination basée sur l’équilibre régional

Mercredi, 01 Avril 2009 00:00 Jean Luc Rahaga

 

C’est le Président lui-même qui l’a annoncé dans son discours : « J’ai tenu à ce que chaque région de Madagascar soit représentée ! ».

Mais l’acrobatie aurait été rendue plus difficile puisqu’il a fallu tenir compte des partis politiques et apparemment, il n’y a que l’Amf-3Fm, l’Arema Matotra, le Teza, et autres groupuscules qui ont survécu au marasme économique et  à l’emprisonnement rapide et durable d’opposants grâce au « lèche-bottisme » (et c’est tout un art à Madagascar), qui ne sont pas présents dans la Haute Autorité de la Transition.
Jusqu’ici, la Hat a 42 membres avec le Président Andry Rajoelina, le plus jeune d’entre eux ( !) dont 3 femmes seulement, composées de Noro Rabetafika, députée indépendante d’Isandra, d’Ialy Rakotoniaina, la femme de Pety Rakotoniaina qui représente ainsi le Tambatra et l’ancienne députée de Morafenobe Pelops Ariane et qui est aussi la femme de Voninahitsy Jean-Eugène. Commençons par le nord du pays, Patrick Monibou et Betiana Bruno (Undd) représentent Diégo Suarez et ses environs, Yoland Joseph pour Nosy Be, Tsiandopy Jacky (Tim) et Rakotomamonjy Jean Max (Leader Fanilo) pour le Sava. Pour Mahajanga, Pierre
Tsiranana (Pfdm) revient en force pour représenter la région avec le toujours élu député de Marovoay Brun-Ly, si Voninahitsy Pelops Ariane a été nommée pour la région Melaky et Rémi (député d’Antsohihy) pour la région Sofia. Toamasina fait partie des régions qui ont obtenu la vice-présidence de la Hat en la personne de Roland Ratsiraka (Mts) d’autant que l’homme vaut plus de 10% de l’électorat lors de l’élection présidentielle de fin 2006 mais aussi par l’élu d’Andilamena dans la région Alaotra Mangoro, Rakotoarimanana Patrice.

Les autres membres du gouvernement pour demain

La région Betsileo qui va de la Haute-Matsiatra à Ikalamavony, est représentée par deux femmes : Ialy Rakotoniana et Noro Rabetafika tandis que le Sud-Est est évidemment sous la houlette de Marson Evariste (Rpsd) et la région du Bara par le député d’Ivohibe Rambolazafy Alexandre.
Le Sud voit le retour de Tsimiondra Thomas (Vs Monima) si Lahiniriako Jean figure parmi les vice-présidents de l’institution mais en même temps, cette région qu’on a toujours qualifiée de « cimetière de projets », est fortement présente dont Rabenirina Jean-Jacques (Avi) et Reboza Julien. Pour le Tgv, on peut dire que l’association a, à part le Président Andry Rajoelina deux autres représentants : le Général Rasolosoa Dolin et Randriazanakolona
Yvon William connu sous le nom de Sareraka. Sinon, d’autres partis politiques sont présents : Farimbona, Ny Fihavanantsika, Dhd, Vvsv, Spdum et même le « Komity miaro ny demokrasia » (Kmd). En tout donc, il manque 3 membres qui sont, selon la version officielle, en cours de nomination mais selon une rumeur, réservés aux exilés politiques et peut-être à un membre du Tim. Justement pour ce parti, Tsiandopy Jacky risque d’être traité par les partisans de l’ancien président de la République de… traître, tout comme l’a été Jacques Sylla. Pour le gouvernement, Andry Rajoelina a promis de le compléter d’ici demain.

Jean Luc Rahaga

 

Publié par MTS à 08:53:28 dans Actualité | Commentaires (0) |

Réintégration de la SADC | 01 avril 2009

Réintégration dans la SADC. «Madagascar doit arrêter sa position», selon Heritsalama Rajaonarivelo, Pdt du FivMpaMa
(01-04-2009) - Le Président du FivMpaMa, économiste, spécialiste en commerce international, s’exprime au sujet de l’éviction de Madagascar de la Sadc.

 


Comment avez-vous appris la décision de la présidence de la Sadc et de son secrétariat général de suspendre Madagascar ?
En effet, cette décision émane des organes de décision de la Sadc et non de Madagascar. Alors, la Grande Ile doit profiter de ce moment pour arrêter sa position en fonction des opportunités économiques offertes par les blocs régionaux. Nous appartenons à la fois à la Sadc et à la Comesa et d’une manière mécanique, l’on doit faire un choix à partir de 2010 d’appartenir à l’union douanière du premier bloc ou du second.

N’est-il pas possible de rester dans les deux unions douanières ?
Mécaniquement, un pays ne peut pas cumuler l’appartenance à deux ou plusieurs unions douanières, du fait du problème de tarif économique commun. Donc, il est plus que nécessaire que les autorités du pays tranchent sur le sujet. Je dirais que cette suspension est la bienvenue pour nous puisqu’elle permettra aux dirigeants de donner un sens au dialogue privé et à la concertation. Il faut savoir que depuis la création de la FivMpaMa en 1972, toute décision d’intégration du pays dans un bloc régional a été une décision plus politique qu’économique.

Qu’est-ce que le pays gagnera en lâchant l’un des deux blocs régionaux ?
Vous savez, la balance commerciale de Madagascar est déficitaire aussi bien dans ses échanges dans la Comesa que dans la Sadc. Il faut savoir que la cotisation pour l’appartenance à la Sadc coûte annuellement un million Usd pour le pays. Alors, étant un être rationnel, je pense qu’il faut optimiser et capitaliser les coûts induits de nos appartenances à des blocs régionaux. Par rapport à tout cela, il sera préférable de bien revoir les gains économiques issus de cette affiliation en faisant un diagnostic global du commerce intra-Sadc et extra-Sadc. Le FivMpaMa propose de mettre en place une modélisation économique dynamique permettant de faire des projections sur la base des marchés existants et futurs au niveau des blocs. De là, l’on pourra mesurer les impacts de ces intégrations sur l’économie nationale et conclure si Madagascar a intérêt à réintégrer la Sadc ou pas.

Les économistes ont lancé un appel pour qu’il y ait un vrai débat économique, qu’en pense le FivMpaMa ?
Le FivMpaMa est sensible à cet appel des économistes pour mettre en relief les capacités d’analyse et de décision des techniciens du pays. Il s’agira in fine, aussi bien, pour la Sadc, la Comesa, la Coi… d’avoir une approche stratégique dans tout ce que l’on décidera pour l’économie de ce pays. Le FivMpaMa se propose de trouver les voies et moyens de renforcement d’un tissu économique national proactif.

Recueillis par Didier Rambelo

 

Publié par MTS à 08:52:21 dans Actualité | Commentaires (0) |

Madagascar : Rajoelina met en place la transition algré les condamnations - Le Monde | 01 avril 2009

<!-- /* Font Definitions */ @font-face {font-family:"Cambria Math"; panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:roman; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-1610611985 1107304683 0 0 159 0;} @font-face {font-family:Cambria; panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:roman; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-1610611985 1073741899 0 0 159 0;} @font-face {font-family:Calibri; panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:swiss; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-unhide:no; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; margin-top:0cm; margin-right:0cm; margin-bottom:10.0pt; margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:"Calibri","sans-serif"; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:Calibri; mso-fareast-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} h1 {mso-style-priority:9; mso-style-unhide:no; mso-style-qformat:yes; mso-style-link:"Titre 1 Car"; mso-style-next:Normal; margin-top:24.0pt; margin-right:0cm; margin-bottom:0cm; margin-left:0cm; margin-bottom:.0001pt; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan lines-together; page-break-after:avoid; mso-outline-level:1; font-size:14.0pt; font-family:"Cambria","serif"; mso-ascii-font-family:Cambria; mso-ascii-theme-font:major-latin; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-theme-font:major-fareast; mso-hansi-font-family:Cambria; mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:major-bidi; color:#365F91; mso-themecolor:accent1; mso-themeshade:191; mso-font-kerning:0pt; mso-fareast-language:EN-US; font-weight:bold;} a:link, span.MsoHyperlink {mso-style-priority:99; color:blue; text-decoration:underline; text-underline:single;} a:visited, span.MsoHyperlinkFollowed {mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; color:purple; mso-themecolor:followedhyperlink; text-decoration:underline; text-underline:single;} p {mso-style-noshow:yes; mso-style-priority:99; mso-margin-top-alt:auto; margin-right:0cm; mso-margin-bottom-alt:auto; margin-left:0cm; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman","serif"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} span.Titre1Car {mso-style-name:"Titre 1 Car"; mso-style-priority:9; mso-style-unhide:no; mso-style-locked:yes; mso-style-link:"Titre 1"; mso-ansi-font-size:14.0pt; mso-bidi-font-size:14.0pt; font-family:"Cambria","serif"; mso-ascii-font-family:Cambria; mso-ascii-theme-font:major-latin; mso-fareast-font-family:"Times New Roman"; mso-fareast-theme-font:major-fareast; mso-hansi-font-family:Cambria; mso-hansi-theme-font:major-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:major-bidi; color:#365F91; mso-themecolor:accent1; mso-themeshade:191; font-weight:bold;} p.firstline, li.firstline, div.firstline {mso-style-name:firstline; mso-style-unhide:no; mso-margin-top-alt:auto; margin-right:0cm; mso-margin-bottom-alt:auto; margin-left:0cm; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman","serif"; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} span.dropcap {mso-style-name:dropcap; mso-style-unhide:no;} .MsoChpDefault {mso-style-type:export-only; mso-default-props:yes; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:Calibri; mso-fareast-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:"Times New Roman"; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} .MsoPapDefault {mso-style-type:export-only; margin-bottom:10.0pt; line-height:115%;} @page Section1 {size:612.0pt 792.0pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:36.0pt; mso-footer-margin:36.0pt; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} -->

Madagascar : Rajoelina met en place la transition malgré les condamnations

LEMONDE.FR avec AFP | 31.03.09 | 17h10

Le nouvel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, a désigné mardi les membres de sa Haute Autorité de transition (HAT), ignorant les condamnations de la communauté internationale qui exige le retour du président évincé Marc Ravalomanana. L'ex-maire de la capitale, désormais président de la HAT, a annoncé sa composition afin de lui permettre de gérer les affaires du pays pour une durée maximum de 24 mois en vue d'élections générales. "C'est un signe d'ouverture fort, parce que tous les partis politiques, les régions, y sont représentés", a déclaré M. Rajoelina à la presse après avoir égrainé les 41 premiers noms d'une liste qui doit en compter 44.

Les attributions et le fonctionnement de cette HAT demeurent flous et devront être précisés les 2 et 3 avril à l'occasion d'assises nationales chargées notamment de déterminer le calendrier de la transition. M. Rajoelina a éludé la question sur son éventuelle candidature à une présidentielle à l'issue de cette transition : "Ce n'est pas moi qui dois décider, ce n'est pas moi qui vais changer la Constitution", a-t-il déclaré. Dans l'actuelle Constitution, un candidat à la présidence doit avoir au moins 40 ans, alors que M. Rajoelina n'en a que 34 aujourd'hui. M. Rajoelina a toutefois précisé qu'il allait demander la limitation des mandats présidentiels à deux.

Par ailleurs, M. Rajoelina a fait part de son intention de "revoir tous les contrats" passés entre l'Etat malgache et les investisseurs étrangers. "Il y a des rentes, des redevances que les investisseurs à Madagascar doivent payer, mais qui ne suivent pas les règles de l'art en la matière", a-t-il dit. Le gouvernement de M. Ravalomanana avait lancé une vaste politique d'ouverture vers les investisseurs étrangers, en particulier dans le secteur minier. L'annonce de la composition de la HAT survient au lendemain d'une nouvelle condamnation sans équivoque de la communauté internationale sur les conditions du départ forcé de M. Ravalomanana et de l'accession au pouvoir de son opposant.

Publié par MTS à 08:51:25 dans Actualité | Commentaires (0) |

Reconnaissance internationale - les incohérence d'un refus - La Vérité | 01 avril 2009

Reconnaissance internationale - Les incohérences d’un refus

Mercredi, 01 Avril 2009 00:00 Hery Mampionona

 

L’obstination de la communauté internationale à condamner le régime de transition suscite l’incompréhension (sinon l’indignation) totale auprès des citoyens pro-Andry Rajoelina.

D’autant plus que -et c’est incontestable- c’est l’ex-président de la République lui-même qui avait ouvert cette brèche de l’inconstitutionnalité et ce, de surcroît, sans qu’il y ait été forcé par qui que ce soit. Et sur ce tout dernier point, il y a un témoin capital et de taille : l’ambassadeur des Etats-Unis lui-même qui a déclaré à la presse avoir essayé, en vain, de dissuader l’ancien chef de l’Etat de céder les pleins pouvoirs à un directoire militaire.
Et c’est de là qu’est née l’incompréhension puisque, malgré ce fait indéniable, les puissances étrangères soutiennent mordicus que Marc Ravalomanana… n’a pas démissionné (!) et reste donc le président de la République en exercice (!!).  Mais de surcroît, si on pousse un peu plus loin l’analyse, objectivement, il faut bien reconnaître que, quelle que soit la voie envisagée, cette phase extra-constitutionnelle (la transition) était irrémédiablement devenue incontournable, non seulement en raison des causes profondes de la crise, mais aussi du blocage total de la situation avant le départ en catimini (pour ne pas dire le sauve-qui-peut) de Marc Ravalomanana. La question est évidemment de savoir si la communauté internationale condamne toujours Madagascar dans le cas où le directoire militaire, instauré on l’a vu par l’ancien président de la République lui-même, s’était maintenu à la tête de l’Etat. Ou encore si cette instance a cédé les pleins pouvoirs à un civil, autre que Andry Rajoelina, mais proche de Ravalomanana. Des scénarii qui, sans contestation aucune, se situent en dehors des dispositions constitutionnelles. La réponse est évidemment négative puisqu’il est même apparu que cette issue extralégale, dans sa première phase, a été cautionnée par diverses chancelleries et organisations internationales présentes sur le sol malgache lors de sa présentation à l’épiscopat d’Antanimena. Etait-ce tout simplement parce qu’elle provenait de l’ex-homme fort de l’île ?

Deux poids, deux mesures

Mais même si on revient aux premières séries de négociations avortées de Le Hintsy (sous l’égide, entre autres, des Nations unies à travers le Pnud), il avait été clairement annoncé que la solution à laquelle on voulait amener les deux parties s’apparentait en tous points à la convention du 31 octobre. Or il faut rappeler que, non seulement cette issue ne rentre dans aucun cadre légal ou constitutionnel en vigueur mais, elle aurait aussi instauré finalement -à quelques détails près- les… mêmes structures provisoires actuelles. Encore une fois et dans ce cas, le régime de transition ainsi accouché aurait-il toujours été condamné, en étant inconstitutionnel ? Assurément non. D’où cette désagréable impression de deux poids, deux mesures dans le traitement du cas malgache par les pays étrangers.
En ce qui concerne l’exigence du strict respect de la Constitution et des règles démocratiques, il faut avoir vécu et subi -dans le quotidien et pas seulement en tant que diplomate- le mode de gouvernance de Marc Ravalomanana pour comprendre le sursaut « avant l’heure » de la population malgache. En effet, sur le plan politique, on s’acheminait, lentement mais sûrement, vers un régime à dérive totalitaire et de pensée unique. Ce qui rendait pratiquement impossible toute alternance démocratique, préconisée par les pays étrangers à l’heure actuelle, que ce soit en 2011 ou même après. Dans le domaine économique, il y avait extrême urgence puisque, non seulement certains pans -et non des moindres- du monde des affaires avaient été accaparés par l’homme d’affaires-président, mais le pays, dans son intégrité territoriale, allait aussi être bradé au profit d’on ne sait quel intérêt. Et chose curieuse, certains diplomates en poste dans l’île (dont les deux derniers ex-ambassadeurs français, celui du pays d’Obama, ainsi que les représentants des institutions de Bretton Woods) avaient bel et bien signalé tous ces faits dans le temps mais bizarrement, ils se gardent bien de les rappeler à l’heure actuelle, l’on ne sait pour quelle raison.

Entre deux maux, il faut choisir le moindre

Et il est aussi étonnant de constater qu’on perde totalement de vue que, jusqu’à preuve du contraire, l’objectif avoué de la phase charnière mise en place actuellement dans le pays, même si elle n’est pas conforme à la Constitution (un mal nécessaire, finalement), est la réinstauration de vrais principes de la démocratie si chers aux pays occidentaux, mais qui faisaient totalement et cruellement défaut au pouvoir Ravalomanana. Par ailleurs, on semble aussi oublier que, comme son nom l’indique et toujours jusqu’à preuve du contraire, un régime « transitoire » n’a nullement vocation à s’éterniser au pouvoir.
Dans ces conditions, une meilleure attitude ne consisterait-elle pas alors à « accompagner » la transition actuelle -en imposant des balises- dans sa marche vers la réinstauration des vraies pratiques démocratiques ? Ce, au lieu d’imposer une solution totalement dépassée par les événements et qui d’ailleurs, n’a plus aucune chance de recevoir application. Car il faut être réaliste. Dans le meilleur des cas, la principale exigence actuelle des partenaires étrangers de Madagascar -le maintien de Ravalomanana à son poste jusqu’à la fin de son mandat en… 2011- n’aura pour conséquence que de faire perdurer la crise et dans le pire, elle aggravera la situation en plongeant le pays dans les affres de la guerre civile. Comme on dit dans la langue de Molière (et donc celle de Sarkozy), « entre deux maux, il faut (savoir) choisir le moindre »…

Hery Mampionona

 

Publié par MTS à 08:46:29 dans Actualité | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| >>