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Malagasy Tonga Saina

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Paris : Une réunion extra de l'OIF sur Madagascar jeudi - DTS | 01 avril 2009

Paris: une réunion extra de l'OIF sur Madagascar jeudi
(01-04-2009) - Une session extraordinaire de l'Organisation Internationale de la Francophonie se tiendra à Paris, le jeudi 02 avril. Le Conseil Permanent de la Francophonie se prononcera sur le cas de Madagascar lors de cette réunion.

Dans l'agenda de l'OIF figure la 71e session du Conseil permanent de la Francophonie. Une session extraordinaire consacrée à Madagascar qui aura lieu à Paris, Capitale française, le jeudi 02 avril prochain.

En tant que SG de l'OIF, M. Abdou Diouf présidera cette session extraordinaire du Conseil permanent de la Francophonie (CPF). En effet, il peut le réunir en session extraordinaire en tant de besoin. D'après l'agence de presse panafricaine PANA, le CPF de l'OIF devrait se prononcer sur la suspension ou non de la Grande Ile de l’océan Indien de la Francophonie.

 

Rappelons que le 20 mars dernier à Beyrouth au Liban, M. Diouf a déclaré dans un communiqué que "l’ensemble du processus est entaché d’illégalité et constitue une rupture de l’ordre constitutionnel". "Il apparaît, en effet, que le transfert des pouvoirs du Président de la République, tel que réalisé par l’ordonnance du 17 mars 2009, n’est pas prévu par la Constitution. Il en est de même, en conséquence, en ce qui concerne l’ordonnance par laquelle le Directoire militaire a transmis ces mêmes pouvoirs à une « Haute autorité de la transition »", selon ledit communiqué. Pour lui, la situation est aggravée par la « suspension de l’Assemblée nationale et du Sénat », et le transfert des pouvoirs de ces deux institutions à une « Haute Autorité de la Transition » et à un « Conseil pour le redressement économique et social ».

Toujours dans ce communiqué du 20 mars, "le Secrétaire général de la Francophonie appelle les autorités de fait à prendre d’urgence toutes les mesures nécessaires à un retour rapide à l’ordre constitutionnel et démocratique par le dialogue et la concertation entre tous les acteurs, de nature à asseoir une vie politique apaisée, et permettre la tenue dans les meilleurs délais d’élections libres, fiables et transparentes".

Souhaitant contribuer au règlement de la crise qui a abouti à l’éviction de Marc Ravalomanana, l’OIF avait désigné l’ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, comme envoyé spécial à Antananarivo.

Le ministre des affaires étrangères de la HAT, Ny Hasina Andriamanjato avec son directeur de cabinet est actuellement dans la capitale parisienne pour essayer de convaincre l'OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) et quelques membres du gouvernement français de reconnaître le régime en place et aider financièrement le pays. Le retour de cette délégation est prévu pour la semaine prochaine.

Recueillis par Solofo Andrianjakarivelo

© DTS

 

Publié par MTS à 08:41:35 dans Actualité | Commentaires (0) |

Un culte trés politique - RFI | 01 avril 2009

Un culte très politique

par  RFI

Article publié le 29/03/2009 Dernière mise à jour le 29/03/2009 à 13:44 TU

Environ 35 000 personnes ont participé ce dimanche à un culte protestant à Antananarivo, à l'appel du bureau central de l'église réformée de Madagascar (FJKM), dont le vice-président est le chef de l'Etat déchu Marc Ravalomanana. Le culte, organisé dans le stade municipal de la ville, a duré deux heures et la foule s'est ensuite dispersée dans le calme.

Un culte religieux et rien d’autre. C’était la version officielle présentée par les organisateurs de ce grand rassemblement du FJKM, l’église protestante à Madagascar.

Pourtant, dans la semaine, des publicités communes le rapprochaient du meeting pro-Ravalomanana d’hier samedi.

Pourtant, l’ancien président de la République est aussi vice-président laïc du FJKM. Pourtant, on n’y a vu à la tribune officielle aucun soutien affiché d’Andry Rajoelina.

Certes, les fidèles étaient avant tout venus pour prier en ces temps difficiles que traverse le pays. Mais la connotation politique était évidente. Plusieurs témoins le reconnaissaient d’ailleurs, ils veulent le retour à la légalité, ils n’ont pas supporté l’intervention des forces de l’ordre hier qui ont empêché les partisans de Marc Ravalomanana d’aller sur la place du 13-mai.

La cérémonie s’est pourtant déroulée et dispersée dans le calme, personne ne souhaitant que la fracture politique et sociale se transforme en fracture religieuse. Mais beaucoup faisaient un vœu que Marc Ravalomanana puisse revenir au pays. Un nouveau message de l’ancien chef de l’Etat les avait d’ailleurs réconfortés samedi soir : « N’ayez crainte, je reviendrai bientôt », annonçait-il.

 

Publié par MTS à 08:39:02 dans Actualité | Commentaires (0) |

L'Afrique australe met Madagascar à la porte - AFP | 01 avril 2009

L'Afrique australe met Madagascar à la porte© AFP

La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a suspendu lundi Madagascar de son organisation. En sommet au Swaziland, elle a ainsi sanctionné le départ forcé du président Marc Ravalomanana. Si « l'ordre constitutionnel » n’est pas rétabli, la SADC pourrait envisager « d'autres options ».

Les dirigeants de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) ont exclu lundi Madagascar de leur organisation "jusqu'au retour de l'ordre constitutionnel" dans ce pays et exigé que le président déchu Marc Ravalomanana revienne au pouvoir, lors d'un sommet au Swaziland.

"Le sommet extraordinaire suspend Madagascar de toutes les institutions et des organes de la communauté jusqu'au retour du pays à l'ordre constitutionnel", a déclaré à la presse le secrétaire exécutif de la SADC, Tomaz Salomao.

"Réintégrer sans discussion Marc Ravalomanana"

Il "exige que l'ancien maire d'Antananarivo, M. Andry Rajoelina, quitte le bureau présidentiel de toute urgence afin de réintégrer dans ses fonctions et sans discussion Marc Ravalomanana", a-t-il poursuivi.

"Le sommet extraordinaire a souligné qu'en cas de refus (...), la SADC devrait en collaboration avec l'Union africaine (UA) et les Nations Unies envisager d'autres options pour restaurer la normalité constitutionnelle", a prévenu M. Salomao, sans plus de précisions. Le bloc régional a également appelé "la communauté internationale à ne pas reconnaître la nomination de M. Rajoelina et de faire pression sur les autorités de Madagascar".

A la mi-mars, l'UA avait déjà suspendu Madagascar après le renversement du président Ravalomanana lâché par l'armée. Les Occidentaux avaient également condamné ce qu'ils considèrent comme un "coup d'Etat". Dimanche soir, le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet avait affirmé que la France considérait M. Ravalomanana comme le "président en titre".

A Antananarivo, les manifestations de soutien au président déchu se sont poursuivies lundi. Quelque 15.000 partisans se sont rassemblés pour réclamer son retour et contester la prise de pouvoir de son opposant Andry Rajoelina, à la tête d'une Haute autorité de transition.

15.000 manifestants pro-Ravalomanana

Le 19 mars, l'Afrique australe avait déjà refusé de reconnaître les nouvelles autorités de transition malgaches et menacé de les sanctionner.

Fidèle à sa ligne de conduite, l'Afrique australe a qualifié d'"inacceptable" le changement de régime à Madagascar, dès l'ouverture du sommet. "Cette prise de pouvoir inconstitutionnelle par un régime de facto à Madagascar viole les principes de base, les protocoles et les traités (du bloc régional) et est inacceptable", selon un communiqué lu par le roi swazi Mswati III, qui préside actuellement l'organe de sécurité de la SADC.

Cette fermeté contraste avec le ton habituel de ce bloc régional, qui a très rarement pris des mesures concrètes contre l'un de ses 15 pays membres, même en cas de violations des droits de l'Homme, comme au Zimbabwe.

Deux semaines pour évaluer l’aide au Zimbabwe

Lâché par l'armée et affaibli par un mouvement de contestation populaire emmené par M. Rajoelina, l'ex-président avait démissionné le 17 mars et transféré les pleins pouvoirs à un directoire militaire. Ce dernier les avait aussitôt transférés à M. Rajoelina, une démarche validée par la Haute cour constitutionnelle. Le 21 mars, M. Rajoelina avait prêté serment devant 40.000 personnes dans le stade municipal de la ville.

Cette crise a provoqué plus d'une centaine de morts depuis fin janvier, et paralyse le pays notamment au niveau économique.

Les dirigeants de la SADC ont par ailleurs discuté lundi du Zimbabwe en manque de plusieurs milliards de dollars pour relancer son économie en ruine. Ils se sont donnés deux semaines pour évaluer le montant de leur aide envers ce pays membre.

 

Publié par MTS à 08:32:17 dans Actualité | Commentaires (0) |

Discours de Marc Ravalomanana , Sommet de la SADC 31 Mars 2009 | 01 avril 2009

Discours de SEM Marc Ravalomanana, Président de la République de Madagascar, Sommet SADC                                                                                                                                                                     

31-03-2009

Discours de Son Excellence Marc Ravalomanana, Président de la République de Madagascar
Sommet extraordinaire de la SADC, 30 mars 2009, Swaziland
(Traduction libre, et version originale en anglais)

Votre Majesté, Roi Mswati III,
Excellence Monsieur le Président Motlanthe,
Excellence Monsieur le Secrétaire Exécutif de la SADC,
Excellences,
Honorable Ministres,
Mesdames, Messieurs

Je voudrais remercier sa Majesté le Roi Mswati III et le Président Motlanthe pour avoir appelé ce sommet extraordinaire de la SADC.

A plusieurs occasions, la SADC a évalué la situation sur le terrain et effectué des rapports à sa Majesté et au Président Motlanthe

La mission ministérielle, dirigée par le Ministre des Affaires étrangères du Royaume du Swaziland, a pu également juger la situation, qui a été vraiment intense

Voila pourquoi, ce sommet est d’une importance capitale pour la population de Madagascar. Leur future dépend de ce qui sera décidé.

Majesté, Excellences, Je n’ai jamais démissionné, J’ai été forcé de quitter le pouvoir, sous la menace d’une arme, le 17 mars.

Ma famille et moi, étions entourés par des soldats qui nous menaçaient. Mon fils et sa femme étaient obligés de se cacher dans la forêt.

La seule échappatoire pour nous était de quitter le pays.

Andry Rajoelina, l’ancien Maire de la Capitale a pris le pouvoir à travers le terrorisme. Il a incité à des violences et des destructions sans précédent.  Et depuis le 26 janvier. Les stations de radio et de télévision nationale ont été incendié et plus de 20 centres d’achat ont été détruits et brulés, Rajoelina a utilisé ses propres stations radio et Télévision pour faire des propagandes subversive.

A travers ces stations, il a fait circuler des rumeurs contre le gouvernement.

Il a utilisé cette stratégie pour :

1) terroriser la population et

2) déstabiliser le pays

L’économie est ruinée : une centaine d’affaires ont du fermer à cause de plusieurs pertes.

Les forces de l’ordre n’ont pas pu prévenir la vague de destruction parce qu’il y avait un manque d’équipement anti – émeute. Elles ont été assiégées par l’ampleur des violences organisées.

Andry Rajoelina a déclaré très tôt qu’il voulait prendre le pays en charge le 31 janvier, il a ordonné au pays tout entier à suivre son leadership.

Il a  dit à l’administration et aux forces de l’ordre qu’iles étaient sous son commandement. Et jour après jour, il a orchestré des démonstrations perturbatrices, vis-à-vis du public et du secteur privé.

Le 7 février, il s’est auto proclamé « Président de la Haute Autorité de Transition ». Il a désigné un Premier Ministre, qui a désigné les Ministres.

Tous ces évènements s’étaient déroulés durant les mouvements de rue. Il a ensuite tenté de prendre le palais présidentiel et les ministères. Il a échoué à cette étape.

Comme ses intentions de prendre illégalement le pouvoir est devenu apparent, et que les violences ont continué, il a commencé à perdre du soutien.

Dans ses discours, il a commencé à menacer les citoyens : ceux qui ne voulaient pas le suivre verront leurs maisons marquées.  Son équipe a commencé à envoyer des menaces aux ministres, députés, sénateurs et directeurs médias. Deux journaux ont du arrêter leur publication.

Il a par  la suite déclaré qu’il prendrait le pouvoir avec l’aide de forces armées. Le Dimanche 8 mars, il a organisé une mutinerie au niveau d’une faction de l’armée. Les sous officiers s’étaient rebellés contre les officiers supérieurs. Quelques officiers ont été pris en otage dans un baraquement militaire.

Son Ministre de la Justice a lancé un mandat d’arrêt contre les membres de cabinet. Avec l’aide des mutins, il a pris le bureau du Premier Ministre le vendredi 13 mars.

Trois jours plus tard, les soldats mutins ont investi le Palais Présidentiel situé en ville.

Le mardi 17 mars, il a envoyé ses troupes pour prendre le Palais d’Etat d’Iavoloha, où j’ai l’habitude de résider et de travailler. Ils ont dispersé des milliers de partisans qui s’étaient installés à l’extérieur du palais

Le même jour, les officiers mutins  troublent un meeting. Ils ont menacé avec des armes des diplomates, des membres de l’Eglise, de la société civile et de l’armée. Ils ont même pris en otage des hauts gradés de l’armée et un pasteur. Ils ont demandé à ce que le pouvoir soit remis à Rajoelina.

Quand il est arrivé au pouvoir, Rajoelina a dissout le parlement et le cabinet. Il a aussi modifié la constitution, en changeant la structure de la Haute Cour Constitutionnelle. Résultat, 10 des 11 membres ont été désigné par lui – même et son gouvernement.

La population de Madagascar ne veut pas de ce régime anti – démocratique. Tout au long de la semaine, la population a manifesté contre le régime et a demandé mon retour. Plus de 30 000 personnes ont protesté Samedi dernier.

Malheureusement, les violences et intimidations prévalent encore. Après la manifestation de Samedi, un groupe de soldat rebelle et quelques militants ont chassé la population qui a dirigé une manifestation pacifique dans la Capitale, Antananarivo.

Ils ont tiré sur les manifestants. 7 sont morts et plus de 30 ont été blessés. Plusieurs personnes sont portées disparues. Plusieurs ont été arrêtées.

Majesté, Excellences, je suis très désolé pour cela. Madagascar allait bien. Nous étions classés parmi les économies les plus performantes en Afrique Sub Saharien avec un taux de croissance de plus de 7% l’année dernière. Maintenant il y a une totale perte de confiance aux investissements à Madagascar.

Les investissements se retirent, la communauté internationale a suspendu son aide. La population la plus pauvre de Madagascar est le plus qui en souffrira. Elle ne mérite pas la situation.

Majesté, Excellences, les derniers mois ont été les périodes les plus difficiles de ma vie. Je suis affecté par les pertes inutiles de vies, les destructions insensées de tout ce que nous avons accompli.

Majesté, Excellences, la seule solution à cette crise est le retour au pouvoir d’u’ Gouvernement démocratiquement élu. C’est ce que demande la population de Madagascar

C’est la raison pour laquelle elle manifeste dans plusieurs parties du pays demandant mon retour.

Le coup et le régime actuel sont chaque jour en train de détruire Madagascar. Une faction de l’armée est hors de contrôle. Les fonctionnaires sont en grève. Les fonds gouvernementaux ont été retirés. La population refuse de payer des impôts à un gouvernement non démocratique.

Pour toutes ces raisons, je vous demande votre aide pour sauver Madagascar du Chaos et de l’Anarchie. J’ai besoin de votre appui pour retourner dans mon pays. La situation qui prévaut à Madagascar est inacceptable. Les règles légales et la démocratie doivent être rétablies

Une fois de retour au pouvoir, je m’engage à:-

1. Constituer un gouvernement de consensus.

2. Mettre en place une Commission Electorale Indépendante

3. Restructurer et ré entrainer l’armée et la police, avec le soutien de la SADC et les autres partenaires

4. Améliorer le climat des investissements

5. Assurer que les règles et la loi soient observés

6. Tenir une consultation nationale soit un référendum soit une élection

Pour conclure, je plaide pour une intervention de la SADC pour déloger les insurgés et restaurer la démocratie dans mon pays.

Je tiens à remercier le Président Molanthe, Président de la SADC, le Roi Mswati III, le président de l’organe politique, de défense et de sécurité de la SADC et tous les chefs d’Etats et de Gouvernement qui ont assisté à ce sommet.

Merci pour vous soutien et votre compassion. J’ai totale confiance en la solidarité et le soutien mutuel entre les membres de la SADC.

Merci. 



Speech of His Excellency Marc Ravalomanana, President of the Republic of Madagascar
SADC Extraordinary Summit, 30th of March 2009, Swaziland


Your Majesty King Mswati the Third,
Your Excellency, President Motlanthe,
Your Excellency, the Executive Secretary of SADC,
Your Excellencies,
Honorable Ministers,
Ladies and Gentlemen,

I would like to thank His Majesty King Mswati the Third (III) and President Motlanthe for convening this extraordinary SADC summit.

On different occasions, SADC has assessed the situation on the ground and made its report to both His Majesty and President Motlanthe.

The Ministerial mission, led by the Minister of Foreign Affairs of the Kingdom of Swaziland, could also assess the situation, which was already very tense.

That is why this summit is very important for the people of Madagascar. Their future depends on its outcome.

Majesty; Excellencies, I never resigned. I was forced to hand power over, at gun point, on March the 17th.

My family and I, were surrounded by soldiers threatening our lives. My son and his wife were forced to hide in the forest.

The only escape for us was out of the country.

Andry Rajoelina, the former Mayor of the Capital, Antananarivo, seized power through terrorism. He has incited unprecedented violence and destruction. And this since the 26th of January.

National and private radio and television stations were burnt down, and more than 20 shopping centres were looted and burnt down. Rajoelina used his own radio and Television stations for subversive propaganda.

Through these stations, he spread rumors against the government.

He made use of this strategy to:

1) terrorize the population and

2) destabilize the country.

The economy has been ruined: hundreds of businesses had to close down due to looting.

The security forces could not prevent the wave of destruction because they lacked anti riot equipment. They were overwhelmed by the scope of organized violence.

Andry Rajoelina claimed very early that he wanted to take charge of the country. On the 31st of January, he ordered the whole country to follow his leadership.

He told the administration and security forces they were under his command. And day by day, he orchestrated disruptive demonstrations, for both the public, and the private sector.

On the 7th of February, he proclaimed himself ‘president of the Higher Authority of Transition’. He appointed a prime minister, who named a cabinet of ministers.

All this occurred during street rallies. He then attempted to take over the presidential palace and the ministries. He did not succeed at this stage.

As his intentions of taking over power illegally became apparent, and the violence continued, he began losing support.

In speeches, he began threatening citizens: those unwilling to participate, would have their houses marked. His team began sending threats to ministers, MPs, senators, and media managers. Two newspapers had to stop publishing.

He then announced he would seize power with the help of armed forces. On Sunday the 8th of March, he organized a mutiny within a faction of the army. Junior officers rebelled against senior officers. Some officers were taken hostage at the army barracks.

His ‘Minister of Justice’ issued arrest warrants against members of the cabinet. With the help of the mutineers, he took the prime minister’s office on Friday the 13th.

Three days later, the mutinous soldiers took the Presidential palace in town.

On Tuesday the 17th, he sent troops to take the State Palace of Iavoloha, where I used to reside and work. They dispersed thousands of supporters camped outside the Palace, before they stormed it.

On the same day, mutinous officers stormed a meeting. They pointed guns at diplomats, senior members of the church, of the civil society, and of the army. They even took high ranking officers and a pastor hostage. They demanded power be handed over to Rajoelina.

As soon as he took power, Rajoelina dissolved Parliament and the Cabinet. He has also modified the Constitution, by changing the structure of the High Constitutional Court. As a result, 10 out of the 11 members are appointed by him and his government.

The people of Madagascar do not want this undemocratic regime. For over a week, people have been demonstrating against it, and asking for my return. Over 30 000 people were protesting last Saturday.

Unfortunately, violence and intimidation still prevail. After last Saturday’s demonstration, a group of rebellious soldiers and some militiamen chased the people who held the peaceful demonstration in the Capital, Antananarivo.

They shot at the demonstrators. As a result, 7 died, and more than 30 were injured. Several people are missing. Many were arrested.

Your Majesty, Excellencies, I am so saddened by this. Madagascar was doing so well. We were ranked among the best performing economies in Sub Saharan Africa with a growth rate of above 7% last year. Now there is total loss of business confidence in Madagascar.

Investors are pulling out, the international community is withdrawing its support. The poorest people of Madagascar are the ones who will suffer the most. Surely they do not deserve this.

Your Majesty, Your Excellencies, these last few months have been a very very painful episode of my life. I am saddened by the futile loss of lives, the senseless destruction of everything we had achieved. 

Your Majesty, Your Excellencies, the only solution to this crisis is to return the democratically elected Government back to power. This is what the people of Madagascar are calling for.

This is why there are rallies in different parts of the country on a daily basis, asking for my return.

The coup and the current regime are destroying Madagascar every day. A faction of the army is out of control. Civil servants are on strike. The government’s funds have been withdrawn. People refuse to pay taxes to an undemocratic government.

For all these reasons, I ask for your help to save Madagascar from chaos and anarchy. I need your assistance to go back to my country. The situation prevailing in Madagascar is unacceptable. The rule of law and democracy must be restored.

Once back in power I will undertake the following:-

1. Constitute a new consensus inclusive Government.

2. Establish an Independent Electoral Commission

3. Restructure and retrain the army and the police, with the assistance of SADC and other partners

4. Improve the business climate

5. Ensure that the rule of law is observed

6. Hold national consultations for either a referendum or anticipated presidential elections

In conclusion, I make a special plea for an intervention of SADC to remove the insurgents and restore democracy in my country.

I must thank President Molanthe, the Chaiperson of SADC, and King Mswati The Third, the chairperson of the SADC Organ on Politics, Defense and Security, and all the heads of State and government who have attended the Summit.

Thank you for your assistance and compassion. I have full confidence in the solidarity and the mutual support between members of the SADC.

Thank you.

 

 

Publié par MTS à 08:26:43 dans Actualité | Commentaires (0) |

Membres de la Haute Autorité de l'Etat (HAT) | 31 mars 2009

HAT 

Président de la Haute Autorité de l’Etat (HAT) : Andry Rajoelina

Ratsirahonana Norbert Lala

Prezaly Jonah Parfait

Roland Ratsiraka

Rabenirina Jean Jacques

Ravelonjato Bernard

 Anselme Radolazasy Alexandre

Razafimahefa Herimanana

Rajonson Bruno  

Razafinily Constance

Rakotoarimanana Patrice

Reboza  Julien

Rakotomamonjy  Jean Max

 Rakotovonomenjanahary Rémi

Tsiandopy Jacky

Ramaherijaona Hajanirina Lanto

Tsimiondra Thomasy

Ramaholimaso Pierre Houlder  

Tsiranana Pierre

Ramakavelo Désiré Philippe

Vaovao Benjamin

Ramanantsoa Benjamina

Joseph Yollande

Ramaromisa Daniel

Rabetafika  Norovelo Robertine

Ramaroson Alain

Rakotoniaina Ialy

Ranaivoarisoa Henri

Voninahitsy Penelope Arianne

Randriazanakolona Yvan William (Sareraka)

Andrianantenaina Pierre

Ranjivason  Jean Théodore

Betiana Bruno

Rasamoelina  Hary Naivo

Jaozandry Philippe

Rasolofo Andrianandrintsaina Norolaza

Lahiniriko Jean

Rasolofo René

Marson Evariste

Rasolosoa Dolin

Mounibou Patrick

 

Publié par MTS à 14:30:55 dans Actualité | Commentaires (0) |

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