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Malagasy Tonga Saina

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Pour les malgaches, Ravalomanana et Rajoelina, c'est bonnet blanc et blanc bonnet - Jeune Afrique | 27 mars 2009

Pour les malgaches, Ravalomanana et Rajoelina, c'est bonnet blanc et blanc bonnet

Pour les malgaches, Ravalomanana et Rajoelina, c'est bonnet blanc et blanc bonnet© La rédaction web de Jeune Afrique

Des milliers de Malgaches multiplient les manifestations contre l’arrivée au pouvoir d’Andry Rajoelina. Si certains souhaitent le retour du président déchu Marc Ravalomanana, d’autres plaident pour une « troisième voie ». Dans le même temps, le chef de l’Etat démissionnaire, réapparu lundi au Swaziland, se préparerait à reprendre son poste.

Andry Rajoelina est de plus en plus isolé. Son accession à la tête de Madagascar après une démission forcée de Marc Ravalomanana, le 17 mars, passe difficilement. La communauté internationale multiplie les condamnations tandis que les  Etats-Unis et l’Union Européenne qualifient sa prise de fonctions de « coup d’Etat ». Dans la Grande Ile, la situation ne lui est pas vraiment plus favorable.

« L’armée unie derrière Rajoelina »

Des rumeurs font état de divisions dans les rangs de l’armée, dont le rôle s'est révélé décisif dans le départ de Marc Ravalomanana. Mardi, le chef d’état-major a remis les pendules à l’heure. « Ce n'est pas vrai que certains régiments sont hostiles au régime actuel. L'armée est unie derrière moi et reste sous mon commandement », a déclaré à la presse le colonel André Ndriarijaona.

Dans la rue, le quotidien d’Antananarivo est rythmé par les manifestations. Lundi et mardi, des milliers de personnes ont battu le pavé dans la capitale. Plus précisément autour de la place du 13-Mai. Tout un symbole : c’est de là qu’Andry Rajoelina avait commencé le mouvement de contestation qui a poussé Marc Ravalomanana à transmettre le pouvoir à un directoire militaire, qui l’a par la suite remis à l’ancien maire d’Antananarivo.

Avec ou sans Ravalomanana

Certains manifestants de mardi demandent simplement le retour du président démissionnaire, dénonçant une prise de pouvoir « illégale » et « anticonstitutionnelle » d’Andry Rajoelina. D’autant que, d’après la loi fondamentale, c’est le président de la haute chambre qui aurait dû assumer l’intérim après le départ de l’homme d’affaires. Par ailleurs Andry Rajoelina n’a que 34 ans, au lieu des 40 ans minimum requis pour diriger le pays.

D’autres marcheurs ne misent pas nécessairement sur un retour de Marc Ravalomanana. « Notre objectif est le retour à l'ordre constitutionnel et juridique et qu'on organise le plus vite possible des assises nationales et des élections. On n'est pas seulement obnubilé par le retour du président Ravalomanana », a expliqué à l’AFP Andrianatoandro Raharinaivo, porte-parole du parti TIM de Marc Ravalomanana, et l'un des leaders du mouvement de contestation.

« Troisième voie »

Alain Andriamiseza, qui se présente également comme un des organisateurs du mouvement de contestation, prône pour sa part une « troisième voie ». « Le retour de Ravalomanana n'est pas à notre agenda car ce n'est pas dans l'intérêt du peuple, et nous souhaitons le départ de Rajoelina », a-t-il affirmé à l’AFP. Le numéro un de l'« Alliance démocratique » précise qu’il souhaite le lancement de négociations pour mettre en place « un système démocratique accepté par tous les Malgaches ».

D’autres se prennent à rêver d’un nouveau leader. A l’image d’Hary Rakotondrafy, une étudiante. « Nous ne sommes pas d'accord avec la prise de pouvoir par la force de Rajoelina, mais je ne pense pas que le retour de Ravalomanana soit la bonne solution car il a commis des erreurs. On espère qu'il y aura un nouvel homme politique qui pourra émerger », a-t-elle confié à l’AFP.

Clothilde, professeur d’anglais dans un lycée de la capitale, propose une autre option : « Un référendum pour déterminer si Ravalomanana doit continuer jusqu'à la fin de son mandat (fin 2011) ou pas ».

Assises nationales

Face à la contestation, le porte-parole et ministre des Télécommunications a estimé qu’on pouvait « se réjouir de la démocratie effective à Madagascar ». Augustin Andriamananoro a cependant annoncé la tenue d'assises nationales - une main tendue qu’Andry Rajoelina avait refusée lorsque Marc Ravalomanana l’avait proposée.

« La première sesssion aura lieu les 2 et 3 avril. Tous les acteurs sociaux, les partis politiques, les forces vives de ce pays seront conviés à honorer ce grand rendez-vous », a indiqué Augustin Andriamananoro, assurant que l’ex-parti au pouvoir serait « bien évidemment » invité.

Ravalomanana au Swaziland

L’assise nationale permettra d’« essayer de déterminer la date pour l'organisation et la tenue de l'élection présidentielle et l'élaboration du code électoral ». Il s’agira aussi « de déterminer les points abordés pour la conférence nationale qui déterminera l'élaboration d'une nouvelle Constitution pour le passage à la IVème République ».

De son côté, Marc Ravalomanana préparerait son retour au pouvoir depuis le Swaziland, où il est réapparu lundi après-midi. Il s’est entretenu avec le roi Mswati III, président d’une troïka de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), à laquelle appartient Madagascar.

Il pourrait assister lundi à Mbabane, la capitale, à un sommet régional de la SADC. L’instance, qui condamne le coup de force d’Andry Rajoelina, pourrait alors prononcer des sanctions contre le nouveau régime.

Selon le quotidien Times of Swaziland, Marc Ravalomanana souhaite que Madagascar règle la crise en s’appuyant sur la constitution : il serait question d’organiser un scrutin pour que le peuple choisisse son dirigeant. Toujours selon cette source, Andry Rajoelina aurait lui aussi l’intention de s’entretenir avec le roi swazi et pourrait dépêcher un émissaire sur place. (avec AFP, AP et Reuters)

 

Publié par MTS à 13:08:11 dans Actualité | Commentaires (0) |

Ouverture du procés pour corruption de l'ancien président taïwanais - AFP | 27 mars 2009

Ouverture du procès pour corruption de l'ancien président taïwanais

Jeudi 26 mars, 05h26

L'ancien président de Taiwan, Chen Shui-Bian était au tribunal de Taipeh jeudi, accusé d'avoir détourné des millions de dollars.

Chen risque la prison à vie s'il est condamné sur la foi des accusations qui lui imputent le détournement de 104 millions de dollars taïwanais (2,3 millions d'euros), pris sur les fonds spéciaux de la présidence. Il aurait reçu des pots de vins se montant à 6,6 millions d'euros lors de la passation d'un marché pour la vente d'un terrain appartenant à l'Etat. Il est encore accusé de blanchiment pour avoir envoyé des fonds en Suisse.

L'accusé, âgé de 58 ans, a nié avec insistance les accusations à son encontre, soutenant qu'elles traduisent la volonté du président actuel Ma Ying-jeou et de son parti nationaliste de s'attirer les bonnes grâces de Pékin. Ma a remplacé Chen en mai dernier, après huit ans au pouvoir.

Des millions de Taïwanais ont été révoltés d'apprendre que leur ancien dirigeant pratiquait la corruption qu'il avait pourtant promis d'éradiquer à son arrivée à la présidence en 2000. Sa femme Wu Shu-chen aurait collecté les pots de vins d'entreprises sollicitant des faveurs du pouvoir. La première dame gérait des millions de dollars de donations politiques. AP

 

Publié par MTS à 12:10:35 dans Actualité | Commentaires (0) |

Les partisans de Ravalomanana restent mobilisés - RFI | 27 mars 2009

Les partisans de Ravalomanana restent mobilisés

par  RFI

Article publié le 25/03/2009 Dernière mise à jour le 26/03/2009 à 22:02 TU

Marc Ravalomanana, l’ex-président malgache, exhorte ses partisans à «sauver la nation». Il s’agit du premier message public depuis sa démission. Marc Ravalomanana, qui avait disparu depuis plusieurs jours,  est au Swaziland, pour participer au sommet de la Communauté des Etats d’Afrique australe (SADC) et tenter de mobiliser les pays de la région contre son tombeur, le président de transition Andry Rajoelina. Des échauffourées continuent d’opposer dans le pays, partisans et adversaires de l’ancien président.  

 
«C’est un coup d’Etat, il faut sauver la nation et protéger la démocratie, nous allons bientôt nous revoir ». Marc Ravalomanana a trouvé les mots pour galvaniser un peu plus la foule qui se réunit chaque jour depuis samedi pour, comme le disent les manifestants, « défendre la légalité », et donc l’ancien président de la République réélu en 2006.

Ce dernier n’était pas présent sur la place. C’est un message qui a été diffusé. Marc Ravalomanana est au Swaziland pour le prochain Sommet de la communauté des Etats d’Afrique australe où il compte mobiliser les pays de la région contre Andry Rajoelina.

 Ravalomanana ne désarme pas

Et,  une semaine après sa disparition, cette réapparition vocale montre qu’il est loin d’avoir jeté l’éponge. On s’en doutait d’ailleurs. Et c'est une preuve supplémentaire que la crise malgache est loin d’être terminée.

Les assises nationales annoncées par le gouvernement de transition pour début avril sont contestées par les partisans de l’ancien régime. Et on est loin de la réconciliation pourtant réclamée par la majorité de la population.

Dans la rue, les affrontements entre les clans pro-Andry Rajoelina et pro-Marc Ravalomanana ont lieu chaque jour à l’issue des rassemblements. Les forces de l’ordre sont même intervenues ce mercredi après-midi pour disperser tout le monde.

Madagascar est ainsi au bord de l’explosion sociale, d’autant que les populations des côtes commencent à être exaspérées par ce conflit sur les hauts plateaux dont elles craignent d’être « les dindons » de la farce.

 

Publié par MTS à 12:04:10 dans Actualité | Commentaires (1) |

Des assises nationales les 2 et 3 avril, de quoi, peut etre, sortir du blocage - RFI | 27 mars 2009

Des assises nationales les 2 et 3 avril, de quoi, peut-être, sortir du blocage

par  RFI

Article publié le 25/03/2009 Dernière mise à jour le 25/03/2009 à 07:31 TU

 

La contestation gronde toujours sur la Grande Île, où comme ce mardi une manifestation devrait avoir lieu ce mercredi, organisée notamment par les partisans de l'ancien président Ravalomanana. Face à une situation toujours incertaine, le pouvoir a annoncé hier la tenue d'assises nationales les 2 et 3 avril.

 

Le nouveau gouvernement malgache dit se réjouir que la nouvelle opposition puisse se réunir sur la Place de la démocratie : le contraire serait malvenu, puisque le lieu a été inauguré par Andry Rajoelina lui-même, quand son mouvement de contestation a démarré, début janvier.

Les rôles sont ainsi complètement inversés, et la forte mobilisation des partisans de Marc Ravalomanana, tout du moins des opposants à Andry Rajoelina, président de la transition, brouille un peu plus les cartes.

Toujours beaucoup  de tension

Car non, la crise n’est pas finie à Madagascar, et les nouveaux tenants du pouvoir cherchent à utiliser les recettes de leurs prédécesseurs : des assises nationales sont ainsi annoncées pour le 2 et 3 avril par le nouveau régime alors que Andry Rajoelina les avaient refusées quand il était dans l’opposition.

La Haute autorité  de transition sait, en tout cas, qu’il faut donner des gages à la population  malgache  ainsi qu’à la communauté internationale car elle doit être jugée sur ses réalisations, d’autant que Marc Ravalomanana  est réapparu au Swaziland, laissant comprendre, que s’il avait perdu une  bataille,  il ne pensait pas avoir perdu encore la guerre.  

Des assises très demandées

Le porte-parole du nouveau gouvernement malgache a finalement annoncé mardi soir la tenue d'assises nationales les 2 et 3 avril, en présence des partis politiques et de la société civile, en vue notamment de « déterminer la date pour l'organisation et la tenue de l'élection présidentielle ».

C’était devenu le serpent de mer de la politique malgache de ces derniers mois. Quand  l’opposition, la société civile et les médiateurs réclamaient des assises nationales, Marc Ravalomanana, s’appuyant sur son armée, les refusait. Quand la plus grande partie de l’armée a refusé de poursuivre la répression, le président Ravalomanana s’est alors rallié à l'idée, il a même donné la mission d’organiser ces assises à un directoire militaire lorsqu’il lui a cédé les pleins pouvoirs le 17 mars dernier. On connaît la suite, le directoire a retransféré ses pouvoirs à Andry Rajoelina, et depuis, le nouveau président ne parlait plus d’assises, semblant bien vouloir se tailler une transition sur mesure.

Cette attitude a provoqué un tollé tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. La communauté internationale quasi-unanime a dénoncé l’inconstitutionnalité du nouveau pouvoir. La société civile, les médiateurs malgaches mais aussi les opposants traditionnels avec à leur tête  l’ancien président Albert Zafy ont réclamé une transition qui incluerait tout le monde, pour partir sur de nouvelles bases. Les partisans de Marc Ravalomanana se sont à leur tour mobilisés dans les rues de Tana. La position d’Andry Rajoelina était devenue intenable.

Reste à savoir maintenant si ces assises pourront se tenir sereinement, et surtout si le nouveau pouvoir  est prêt à leur conférer le caractère souverain qui avait fait la force des Conférences nationales africaines réussies des années 1990.

 

Publié par MTS à 12:03:09 dans Actualité | Commentaires (0) |

Ravalomanana appelle à | 27 mars 2009

Madagascar: Ravalomanana appelle à «sauver la nation»

Des milliers de partisans de l'ancien président malgache, qui se trouve actuellement au Swaziland, se sont rassemblés ce mercredi pour le troisième jour consécutif dans la capitale Antananarivo.

Marc Ravalomanana à Antananarivo, le 19 janvier 2007. (REUTERS)

Pour son premier message public depuis sa démission, Marc Ravalomanana s’est voulu offensif. L’ex-président malgache exhorte en effet depuis le Swaziland ses partisans à «sauver la Nation», qualifiant de «coup d’Etat» l’arrivée au pouvoir d’Andry Rajoelina.

«Il nous appartient, il t’appartient, il m’appartient de défendre notre chère patrie; venez nombreux, peuple malgache, fonctionnaires, sauver la Nation, défendre l’union et l’unité nationales», lance a encore lancé l’ancien président dans un message sonore diffusé lors d’un rassemblement d’opposants dans un parc du centre de la capitale malgache. «Tout le monde à Madagascar était sur la voie du développement, et voilà qu’ils détruisent notre pays par un coup d’Etat.»

Entre 8.000 et 10.000 manifestants qui contestent l’accession au pouvoir de Rajoelina se sont rassemblés ce mercredi pour le troisième jour consécutif à Antananarivo. Lâché par l’armée, Ravalomanana a été contraint de démissionner le 17 mars en transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les a ensuite remis au chef de l’opposition Andry Rajoelina.

Ce mardi, l’ancien président se trouvait à Mbabane, la capitale du Swaziland, avant le sommet du 30 mars de la Communauté de Développement d’Afrique australe.

(Source AFP)

25/03/2009 11:58:50 - La rédaction web de Jeune Afrique- Par : Habibou Bangré -

 

Publié par MTS à 12:01:37 dans Actualité | Commentaires (0) |

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