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Malagasy Tonga Saina

L'Amour pour Base, le Bon Sens pour Principe et le Progrés comme But

Pour Andry Rajoelina, le monde doit respecter la volonté populaire | 27 mars 2009

Madagascar: pour Andry Rajoelina, le monde doit respecter la volonté populaire

LONDRES (AFP) — Andry Rajoelina, qui a pris les rênes du pouvoir à Madagascar, affirme dans une interview au Financial Times de lundi qu'il a le soutien de la population et refuse de céder à la pression de la communauté internationale qui réclame la tenue d'élections libres dans le pays.

"Un seul homme ne peut pas construire une maison. Mais la communauté internationale doit savoir qu'elle doit respecter la volonté populaire. C'est le peuple malgache qui décide de ce qui arrive à Madagascar," déclare Rajoelina au quotidien des milieux d'affaires.

Le quotidien indique que Rajoelina a réaffirmé sa volonté d'organiser des élections présidentielles dans les deux ans, mais a refusé de céder aux exigences des pays donateurs de les tenir rapidement.

Rajoelina a également nié qu'il s'était emparé du pouvoir par un coup d'Etat. "Ce n'était pas du tout un coup d'Etat. La Haute cour Constitutionnelle a validé ce transfert de pouvoir", affirme-t-il.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i3iNslIJpFg0a5Ksn-dtTor2QYlg

 

Publié par MTS à 10:09:40 dans Actualité | Commentaires (0) |

La tentation du coup de force se propage dans l'île - La Gazette | 27 mars 2009

MADAGASCAR •  La tentation du coup de force se propage dans l'île

http://www.courrierinternational.com/img/espaceur.gif

Dans les grandes villes régionales, les opposants à l'ancien président Ravalomanana s'entre-déchirent. Les luttes locales pour le pouvoir se multiplient, mettant en péril l'autorité de la transition et l'unité du pays.

 

Non, la démission de Marc Ravalomanana ne signifie pas que la crise est terminée. La nation malgache fait aujourd'hui face à un danger bien plus grave : la sécession. Partout dans le pays, l'administration est prise de force par des individus qui se réclament du mouvement TGV [du président de la haute autorité de la transition, Andry Rajoelina].

A Toamasina [poumon économique et grand port de l'est du pays], un certain Herman Tsivahiny s'est autoproclamé hier [le 19 mars] chef de région. D'après le parti Toamasina Tonga Saina (TTS) de [l'ex-maire de Toamasina et neveu de l'ancien président Didier Ratsiraka (1975-1993 puis 1997-2002)] Roland Ratsiraka qui condamne une telle initiative, M. Tsivahiny est appuyé par une personnalité locale qui a fait partie des prisonniers politiques sous le régime Ravalomanana. Il déclare à tue-tête que ce n'est pas à Ravalomanana qu'il en veut mais plutôt à la structure que l'ancien président a mise en place. "Désormais, nous n'avons plus à recevoir de directives d'Antananarivo", a-t-il déclaré.

A Antsirabe [grande ville à 160 km au sud d'Antananarivo], la situation est presque identique. En se faisant transmettre les pouvoirs locaux par le chef de région et le maire, les opposants – par ailleurs divisés – rectifient le tir et constituent une cellule qui gère avec les autorités légales. A Fianarantsoa [capitale de la province éponyme], le mouvement s'est vu confier les clés de la région sans que l'on sache qui dirige. La même confusion règne à Tolagnaro [ex Fort-Dauphin, capitale de province] et à Toliara [ex Tuléar, capitale de province] où les représentants de l'administration ont rejoint l'opposition locale.

Partout dans le pays, la tendance à la prise du pouvoir local par des individus, parfois au passé douteux, risque de se généraliser. Est-ce la faute de l'entourage d'Andry Rajoelina dont certains aimeraient faire perdurer l'esprit 13-Mai [du nom de la place d'Antananarivo, lieu de rassemblement du mouvement de contestation] alors que c'est tout le pays qui est concerné ? Est-ce une nouvelle manœuvre de Marc Ravalomanana qui, rappelons-le, avait déclaré urbi et orbi qu'il ne démissionnerait jamais, deux jours seulement avant de transférer ses pouvoirs aux généraux [le 17 mars] ?

On comprend la réaction légitime des provinces qui, depuis l'indépendance [en 1960], ont subi les ordres du pouvoir central. Des tentatives pour la mise en place d'une véritable décentralisation à Madagascar ont été lancées. Conscients de la puissance des pouvoirs qu'ils détiennent, les dirigeants successifs n'ont cependant pas voulu lâcher du lest, et la décentralisation est devenue un serpent de mer. Aussi n'est-il pas étonnant qu'à chaque crise le fédéralisme – voire l'"ethnisme" – ressurgisse. A la différence des autres épreuves que le pays a traversées, il y a aujourd'hui un risque réel de verser dans l'anarchie. Il ne faut pas non plus oublier que diverses rivalités (politiques et ethniques) semblent s'installer au niveau même de la transition.

Sa
La Gazette de la Grande Ile

 

Publié par MTS à 10:07:47 dans Actualité | Commentaires (0) |

Madagascar : Le nouvel homme fort face à l'urgence de redresser le pays - Clicanoo.com | 23 mars 2009

Madagascar : Le nouvel homme fort face à l’urgence de redresser le pays

CLICANOO.COM | Publié le 23 mars 2009

Andry Rajoelina a pris ce week-end les rênes du pouvoir à Madagascar avec l’obligation de redresser au plus vite la situation dans le pays et d’obtenir la reprise de l’aide de la communauté internationale, qui reste pour le moment franchement hostile.

Après deux mois de grave crise politique, M. Rajoelina, 34 ans, a prêté serment samedi en tant que président de transition pour une durée maximale de 2 ans. Samedi soir, un feu d’artifice organisé par les nouvelles autorités et un concert de klaxons ont animé de façon inhabituelle la capitale malgache, où le couvre-feu en vigueur depuis le 27 janvier avait été levé. La situation à Antananarivo hier était calme, les habitants retrouvant un semblant de vie normale et se rendant notamment à la messe.

"la fin de la dictature"

Interrogé par l’AFP à la Base Aéronavale d’Ivato (BANI), le commandant de la base, le colonel Justin Laurent Rakotomalala, a démenti l’authenticité d’un communiqué circulant sur internet depuis le 18 mars, présenté comme émanant de "militaires" de la BANI et du 1er Régiment de la Force d’Intervention (RFI) d’Ivato, et qui demande à M. Rajoelina de "quitter le pouvoir sans condition d’ici une semaine". "Je peux vous assurer que ce communiqué n’est pas authentique et ne provient pas de la base. Je suis en train d’enquêter sur son origine", a répondu l’officier. La situation était calme hier au RFI d’Ivato (environ 16 km d’Antananarivo), a constaté l’AFP. Lors de sa prestation de serment, M. Rajoelina a promis à la population "la fin de la dictature" et de la "gabegie dans la gestion des affaires de l’Etat". A l’adresse de la communauté internationale dont les ambassadeurs à Madagascar ont boycotté la cérémonie, il s’est dit déterminé à appliquer "les principes et les règles de bonne gouvernance". Depuis plusieurs jours, les condamnations de la communauté internationale pleuvent sur le régime de M. Rajoelina, qualifié au mieux d’accession au pouvoir "non-démocratique", au pire de "coup d’Etat". La crise politique à Madagascar, qui a fait plus d’une centaine de morts depuis fin janvier, s’est précipitée cette semaine. Lâché par l’armée, le président Marc Ravalomanana a été contraint de démissionner mardi en transférant les pleins pouvoirs à un directoire militaire, qui les a ensuite remis au chef de l’opposition Andry Rajoelina. Samedi, le secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a estimé que cette prise de pouvoir était "entachée d’illégalité", appelant "d’urgence" au retour à l’ordre constitutionnel. Pour stopper la dégradation de la situation économique dans le pays, le gouvernement de transition va devoir s’atteler au plus vite à regagner la confiance des bailleurs de fonds et de la communauté internationale. Le secteur prometteur du tourisme a ainsi été dévasté par la crise, alors que Madagascar est un des pays les plus pauvres du monde. Les Etats-Unis ont annoncé qu’ils suspendaient "toute leur aide non-humanitaire à Madagascar" qui est de 33,5 millions de dollars pour 2008-2009. La Norvège a décidé de poursuivre le gel de son aide bilatérale, estimée à 10,3 millions d’euros par an. L’Afrique australe doit organiser un sommet d’ici la fin du mois pour réfléchir à d’éventuelles sanctions, tandis que l’Union Africaine (UA) a suspendu Madagascar demandant l’organisation rapide d’élections. La France, premier bailleur de fonds et ancienne puissance coloniale, maintient sa coopération économique mais n’a pas exclu des discussions à l’Union européenne sur d’éventuelles sanctions

 

Publié par MTS à 11:17:21 dans Actualité | Commentaires (1) |

Grâce présidentielle - 37 prisonniers politiques en résidence surveillé - La Vérité | 23 mars 2009

Grâce présidentielle - 37 prisonniers politiques en résidence surveillée

Le Président de la Haute autorité de la transition, Andry Rajoelina a octroyé une grâce à tous les prisonniers politiques, lors de son discours à l’occasion de la cérémonie officielle de son installation. 37 prisonniers politiques détenus à la maison de force de Tsiafahy et d’Antanimora sont transférés, dès samedi dernier, à un autre lieu. Leur dossier sera étudié cas par cas en attendant une loi d’amnistie.

« Pour entamer le changement et la réconciliation nationale, j’ai décidé ce jour (samedi dernier) d’octroyer la grâce à tous les prisonniers politiques, incarcérés dans le pays comme ceux en exil…». Cette déclaration est de Andry Rajoelina au cours de son allocution samedi dernier, qui a été, notons-le, favorablement accueillie  par les 60 000 personnes présentes au stade de Mahamasina. Les autres condamnés bénéficieront également d’une réduction de peine. Sitôt l’après-midi, les familles et amis des détenus politiques s’étaient rués vers la maison de force de Tsiafahy, à une vingtaine de kilomètres au sud de la Capitale. Mais, jusqu’à la tombée de la nuit, aucun prisonnier n’a franchi la porte métallique de Tsiafahy. De même pour ceux qui sont incarcérés à la prison centrale d’Antanimora. La tension a monté de plusieurs crans.

Joint par téléphone, la ministre de tutelle, chargée de l’exécution de ces décisions selon les dispositions des textes en vigueur, a signalé que le décret relatif à cette décision du Président de la Haute autorité de la transition est encore en phase d’élaboration. Mais, devant la pression, le nouveau locataire de la maison rouge de Faravohitra a fait le déplacement à Tsiafahy pour apaiser la tension. Devant des militaires, la ministre a pu discuter directement avec les détenus. Tenus à l’écart, les journalistes et la famille des prisonniers n’ont pas pu suivre le déroulement des discussions. Après une vingtaine de minutes, la voiture de la ministre de la Justice a pris la direction d’Antananarivo, mais elle a été bloquée par d’autres véhicules. Elle a informé les familles des détenus que le décret en question sera pris en compte au plus tard mardi (demain) et ils ne seront libres qu’après ce décret. Une déclaration qui a envenimé la situation, toutefois, la ministre a pu continuer sa route, mais avec la voiture du Président du Fcd, Alain Ramaroson.

Cris et larmes de joies

A peine 5 minutes après le départ de la ministre de la Justice, les Bolo, Voninahitsy, Pety, Coutiti, Gl Fidy… sont apparus. Au total, 23 détenus politiques ont franchi le portail de la maison de force de Tsiafahy. Des exultations, des cris et des larmes de joies, des accolades… entre les ex-détenus et leurs familles. Pety Rakotoniaina et Jean Eugène Voninahitsy se sont adressés à la foule pour la remercier ainsi que la Haute autorité de l’Etat et les militaires présents sur le lieu. De son côté, le colonel Assolant Coutiti a appelé sa mère pour annoncer la nouvelle.

Le cortège a pris la direction de la Capitale, mais il a fait une halte de quelques minutes à l’extérieur du Palais d’Iavoloha. Informés, le Chef d’Etat-major de l’armée, le colonel André Ndriarijaona et le commandant des forces d’interventions de la gendarmerie, le colonel Bruno Razafindrakoto ont rejoint le cortège à l’entrée de la ville, plus précisément à Ankadimbahoaka. Suite à des discussions, les prisonniers politiques sont mis en résidence surveillée en attendant la sortie du décret d’application de la mesure de clémence du Président de la Hat. 14 autres prisonniers politiques détenus à la maison centrale d’Antanimora sont également en résidence surveillée.

Une loi d’amnistie en vue

Pour mieux éclaircir l’opinion publique sur cette affaire, la ministre de la Justice Christine Razanamahasoa a tenu un point de presse, hier, à son bureau à Faravohitra. Elle a tenu à souligner que la grâce est une mesure de clémence et un droit régalien du Président de la Hat. Toutefois, a-t-elle insisté, il n’y aura pas de remise générale de peine. Les dossiers des détenus politiques seront étudiés par cas.

En tout cas, une loi d’amnistie sera prise incessamment pour que les anciens condamnés devraient recouvrer leur droit civique. A cet effet, les Voninahitsy, Pety, Zakahely, Pierrot, Tantely, Ratsiraka… pourraient poursuivre leur carrière politique. Répondant à la question des journalistes, la ministre a insisté que, conformément à leur statut, les hommes politiques ne devraient pas être détenus à Antanimora et encore moins à Tsiafahy. Ils devraient être mis en résidence surveillée.

En clair, ce geste de Andry Rajoelina est vraiment un grand pas vers la réconciliation nationale. Une page de l’histoire de Madagascar a tourné pour une nouvelle étape…

Alphonse Maka

 

Publié par MTS à 10:42:04 dans Actualité | Commentaires (0) |

Andry Rajoelina promet de respecter | 23 mars 2009

 

Andry Rajoelina promet de respecter "la bonne gouvernance"© AFP

Andry Rajoelina a promis samedi d'"appliquer les règles de la bonne gouvernance". Le président de transition malgache, qui s'exprimait lors de sa prestation de serment, voulait ainsi rassurer la communauté internationale, inquiète quant à son accession au pouvoir.

Le président de la "Haute autorité de la transition" malgache, Andry Rajoelina, a prêté serment samedi et, pour rassurer la communauté internationale hostile à son régime, s'est engagé à "appliquer les règles de la bonne gouvernance".

"Devant tout le peuple malgache et devant Dieu, je jure que je ferai de mon mieux pour faire le bien du peuple et je jure de respecter les lois en vigueur à Madagascar", a affirmé M. Rajoelina, la main droite levée, lors d'une cérémonie publique.

Le président de la Haute cour constitutionnelle (HCC), Jean-Michel Rajaonarivony, a poursuivi: "en conséquence nous prenons acte et vous êtes maintenant le président de la Haute autorité de la transition", et lui a enfilé une écharpe aux couleurs du drapeau malgache, blanc-vert-rouge.

Une immense ovation s'est élevée de la foule, estimée à plus de 40.000 personnes arborant l'orange, couleur du mouvement de contestation qui, avec le soutien d'une partie de l'armée, a chassé l'ex-président Marc Ravalomanana.

"Fin de la dictature, de la gabegie"

Aucun membre du corps diplomatique n'était visible dans la tribune officielle du stade de Mahamasina.

M. Rajoelina, costume noir et cravate orange, a ensuite pris la parole: "nous proclamons aujourd'hui la fin de la dictature, de la gabegie dans la gestion des affaires de l'Etat, des mensonges et des fausses promesses, et de la pensée unique qui ont pendant trop longtemps étouffé la vie politique malgache".

Il a précisé que "la principale mission que doit accomplir le pouvoir de transition, est de réaliser en 24 mois maximum l'élaboration d'une nouvelle constitution, la mise en place d'une commission électorale complètement indépendante, d'un statut de l'opposition et de fixer les échéance électorales".

Les prisonniers politiques grâciés

M. Rajoelina a annoncé sa décision "d'octroyer la grâce à tous les prisonniers politiques incarcérés dans le pays, comme à ceux en exil à l'extérieur".

Cette mesure pourrait concerner Didier Ratsiraka, ancien président, en exil en France et condamné à une peine de travaux forcés sous M. Ravalomanana qui lui avait succédé en 2002 après une longue crise politique.

D'autre part, le nouveau régime a décidé la levée du couvre-feu de 22H00 à 04h00 du matin imposé dans la capitale et sa région le 27 janvier dernier.

S'adressant à la communauté internationale, M. Rajoelina a promis de respecter la bonne gouvernance: "Sachez que nous voulons le changement dans la façon de gérer notre pays et que nous sommes déterminés à appliquer les principes et les règles de bonne gouvernance", a-t-il dit.

Condamnations internationales

Depuis deux jours, les condamnations pleuvent du côté de la communauté internationale qui qualifie de "non-démocratique" et "non-constitutionnelle" la prise de pouvoir de M. Rajoelina, et l'appelle notamment à organiser des élections au plus vite. L'Union africaine a suspendu Madagascar.

La Commission de l'Océan Indien, qui réunit les Comores, Madagascar, Maurice, la Réunion (France) et les Seychelles, a appelé samedi les acteurs politiques malgaches à "restaurer rapidement l'ordre constitutionnel" à Madagascar.

Un des ministres de M. Rajoelina, le ministre chargé de la Décentralisation, Hajo Andrianainarivelo, a estimé que "la transition est bien partie sur de bonne base, sans exclusion. C'est ce que Madagascar voulait depuis longtemps".

Une manifestation d'opposants au mode d'accession au pouvoir de M. Rajoelina, a rassemblé à Antananarivo environ 3.000 personnes qui se sont ensuite dispersées dans le calme, a par ailleurs constaté l'AFP.

Madagascar - Politique
21/03/2009 11:56:06 - La rédaction web de Jeune Afrique -

 

Publié par MTS à 10:29:22 dans Actualité | Commentaires (0) |

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