Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Malagasy Tonga Saina

L'Amour pour Base, le Bon Sens pour Principe et le Progrés comme But

Résolution du Parlement européen de 07 Mai 2009 sur la situation à Madagascar | 13 mai 2009

Résolution du Parlement européen du 7 mai 2009 sur la situation à Madagascar

Le Parlement européen ,

—  vu les déclarations faites les 17 et 20 mars 2009, au nom de l'Union européenne, par la présidence,

—  vu les prises du pouvoir par les militaires, qui ont eu lieu ces derniers mois en Mauritanie et en Guinée-Conakry, ainsi que les sanctions infligées à la suite de celles-ci par la communauté internationale,

—  vu la réunion inaugurale consultative du groupe de contact international sur Madagascar qui a eu lieu le 30 avril 2009 à Addis-Abeba,

—  vu l'article 115, paragraphe 5, de son règlement,

A.  considérant qu'au terme de deux mois d'un âpre combat, M. Andry Rajoelina, ancien maire de la capitale malgache (Antananarivo)a réalisé, avec le soutien de l'armée, un coup d'État à Madagascar le 17 mars 2009,

B.  considérant que la Haute Autorité de transition, autoproclamée, présidée par M. Rajoelina, a suspendu l'Assemblée nationale et le Sénat et que, sous la pression des rebelles, le président élu démocratiquement, M. Marc Ravalomanana, a été contraint de quitter Madagascar,

C.  considérant que M. Rajoelina, élu maire d'Antananarivo en décembre 2007, avait été révoqué de force par l'ancien gouvernement en février 2009,

D.  considérant que le mécontentement de la population a été exacerbé par un projet de l'ancien gouvernement tendant à louer un million d'acres de terres (404 700 hectares), dans le sud du pays, à une entreprise sud-coréenne, à affecter à la pratique de l'agriculture intensive,

E.  considérant que ce changement de régime contraire à la constitution constitue un nouveau revers préoccupant pour le processus de démocratisation en cours sur le continent, lequel renforce la crainte de voir reprendre la vague de coups d'État en Afrique, crainte exprimée lors de la douzième réunion ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine qui s'est tenue à Addis-Abeba du 1er au 4 février 2009,

F.  considérant que le Premier ministre M. Manandafy Rakotonirina, nommé par le président élu, ainsi qu'un autre membre de son gouvernement, ont été arbitrairement arrêtés,

G.  considérant que le Conseil de sécurité des Nations unies et les organisations internationales dont Madagascar fait partie ne reconnaissent pas le régime qui s'est établi de fait et appellent au rétablissement du régime constitutionnel,

H.  considérant que Madagascar est suspendu des groupements régionaux – Union africaine, SADC (Communauté de développement d'Afrique australe) – ainsi que de l'Organisation internationale des pays francophones et de l'Union interparlementaire, et que l'Union européenne, les États-Unis d'Amérique, la Norvège et la France ont condamné la violation de l'État de droit et de l'ordre constitutionnel et suspendu leur assistance,

I.  considérant que dans le cadre du dialogue Afrique-UE, la 12e réunion ministérielle des troïkas africaine et de l'UE a eu lieu à Luxembourg le 28 avril 2009 et a réclamé la tenue rapide d'élections nationales et le rétablissement de l'ordre constitutionnel,

J.  considérant que le jour où M. Rajoelina s'est installé à la tête de l'État, des manifestations pacifiques regroupant des dizaines de milliers de personnes se sont poursuivies dans la capitale mais ont été réprimées dans la violence par les forces militaires,

K.  considérant que le rétablissement de l'ordre constitutionnel devrait reposer sur les objectifs et principes suivants: un calendrier clair pour la tenue d'élections libres, loyales et transparentes; la participation de tous les acteurs politiques et sociaux du pays, y compris le Président Ravalomanana et les autres personnalités nationales; la promotion d'un consensus entre les parties; le respect de la Constitution nationale; le respect des instruments pertinents de l'Union africaine ainsi que des engagements internationaux de Madagascar;

L.  considérant que la réunion inaugurale précitée du groupe de contact international sur Madagascar a regroupé, à côté des Nations unies, de l'Union africaine et de l'Union européenne, de nombreuses organisations et pays de la région dans le but de coordonner les efforts de la communauté internationale visant à promouvoir le rétablissement rapide de l'ordre constitutionnel à Madagascar;

M.  considérant que les Nations unies ont lancé un appel en faveur d'une aide humanitaire de 35 700 000 USD pour le pays, anticipant sur la pénurie de denrées alimentaires qui est à craindre dans un proche avenir comme suite aux perturbations engendrées par la crise politique;

N.  considérant que la majeure partie de la population dispose de moins de 1 USD par jour et que les revenus limités permettent difficilement à la plupart des ménages d'avoir accès aux denrées alimentaires, à l'eau et aux services d'hygiène, à la santé et à l'éducation;

O.  considérant que le pays a été victime de trois années consécutives de sécheresse et de récoltes insuffisantes, de hausse des prix des denrées alimentaires et d'une insécurité alimentaire chronique ainsi que de cyclones;

1.  condamne énergiquement le coup d'État et toutes les tentatives visant à s'emparer du pouvoir par des voies non démocratiques;

2.  demande le rétablissement immédiat de l'ordre légal et constitutionnel dans le pays et invite les parties en présence à Madagascar à respecter sans réserve les dispositions de la Constitution de Madagascar dans la résolution de la crise;

3.  regrette la suspension de l'Assemblée nationale et du Sénat et demande leur rétablissement rapide, et insiste pour que les mandats et les immunités des parlementaires soient respectés, dans l'attente de nouvelles élections parlementaires démocratiques;

4.  invite la communauté internationale à redoubler d'efforts pour mettre fin aux violences politiques à Madagascar;

5.  considère que la stabilité, la prospérité et les libertés démocratiques ne peuvent être garanties que moyennant un dialogue consensuel et général abordant les causes profondes des nombreux problèmes auxquels le pays est en proie – qu'ils soient économiques, sociaux, politiques ou environnementaux –, dialogue qui serait accepté par toutes les parties et devrait déboucher sur une consultation directe du peuple malgache;

6.  invite l'ensemble des acteurs politiques à faire de la bonne gouvernance et de la lutte contre la pauvreté la priorité de leurs efforts, en vue d'améliorer le partage des richesses et le niveau de vie de la population, ce qui suppose la mise en place d'une politique de développement durable dans les domaines des soins de santé fondamentaux, de l'éducation, de la création d'emplois, etc.;

7.  appuie les initiatives prises par les organisations régionales ainsi que la décision de l'Union africaine de doter le groupe de contact sur Madagascar d'une branche opérationnelle à Antananarivo, présidée par l'envoyé spécial du président de la Commission de l'Union africaine, M. Ablassé Ouedraogo;

8.  demande à l'envoyé spécial de l'Union africaine pour Madagascar, en collaboration avec les représentants de la communauté internationale à Antananarivo et à la lumière des discussions entamées sous la houlette de l'Union africaine et des Nations unies, de prendre contact avec les parties en présence à Madagascar pour convenir avec celles-ci des moyens de rétablir rapidement l'ordre constitutionnel;

9.  souligne que la détérioration de la situation humanitaire dans le pays a été aggravée par les événements politiques récents et demande instamment à la communauté internationale, et en particulier à l'Union, de fournir une assistance humanitaire accrue pour alléger les souffrances de la population malgache;

10.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil et à la Commission ainsi qu'aux États membres, aux autorités légitimes de la République de Madagascar, à la Haute Autorité de transition, au Secrétaire général des Nations unies, à l'Union africaine, à la SADC, à l' Office d'aide humanitaire de la Commission (ECHO), au fonds central d'intervention d'urgence des Nations unies (CERF) et au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies.

 

Dernière mise à jour: 8 mai 2009

http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=TA&reference=P6-TA-2009-0392&language=FR&ring=P6-RC-2009-0271

 

Publié par MTS à 09:20:08 dans Actualité | Commentaires (0) |

Questions aux Chefs internationaux | 13 mai 2009

Questions aux chefs internationaux

Quand, de son exil londonien, le général De Gaulle appela les Français à se joindre à lui pour combattre le régime de Vichy, de quel côté étaient la Constitution et la légalité ?


 

Quand Mandela paya de 28 ans de sa vie sa lutte contre l’apartheid institutionnalisé, de quel côté étaient la Constitution et la légalité ? Pas du sien.
Quand Aug San Suchi, la Nobel birmane fut assignée à résidence, et y est toujours, par une des juntes les plus rétrogrades de la planète, de quel côté étaient la Constitution et la légalité ? Pas du sien.
Quand Amadou Toumani Touré eut recours à un coup d’État, un vrai, pour libérer le Mali de la dictature de Moussa Traoré, de quel côté étaient la Constitution et la légalité ? Pas du sien.
Quand les Polonais se soulevèrent comme un seul homme derrière Solidarnosc et Lech Walesa, de quel côté étaient la Constitution et la légalité ? Pas du leur.
Quand le Mur de Berlin est tombé il y a exactement 20 ans, lâchant sur Kurfursdamm des centaines de milliers « d’Osties » aveuglés par le néon, de quel côté étaient la Constitution et la légalité ? Pas du leur.
7- Pourquoi refusez-vous aux Malgaches le droit de passer par ces étapes parfois incontournables sur le chemin de la Liberté ? C’est pourtant grâce à elles que vous êtes là où vous êtes aujourd’hui.
Répondez maintenant, ou taisez-vous à jamais !

Masiteny

 

Publié par MTS à 09:19:02 dans Actualité | Commentaires (0) |

Les raisons d'un Fédéralisme ou d'une Autonomie de province - Tribune 08 Mai 09 | 13 mai 2009

Les raisons d’un Fédéralisme ou d’une Autonomie de province

Lettre des lecteurs /

vendredi, 8 mai 2009

« Au moins, autonomie de province ; au plus, fédéralisme ». Tels sont les propos émanant de plusieurs personnes dans la plupart des grandes villes de province à Madagascar en parlant de ce que devrait contenir la future constitution du pays. Ce n’est pas sans raisons. Certes, les atouts peuvent manquer ou insuffisants, mais les raisons, il y en a. Justement ce manque d’atouts en est déjà une première raison, et peut-être une des principales.

En effet, depuis toujours, ces atouts n’ont jamais été équitablement répartis dans tout le pays, ni à toutes les populations. Dans le secteur économique, à l’exception du port de Toamasina, à un degré moindre, ceux d’Antsiranana et de Mahajanga, la plupart des grandes infrastructures sont concentrées dans la capitale et ses environs. Les exemples sont nombreux et variés. Dans les entreprises ou sociétés implantées en périphéries, les habitants de la localité n’en profitent pas souvent. C’est le cas des revendications actuelles des habitants de la région d’Anosy. Ceci pour la simple raison que, localement les gens ne sont pas associés à la prise de décision. Tout est transcendé ou parachuté dans un paquet bien ficelé ; du directeur au balayeur.

Si dans le préambule de la constitution, il est stipulé que le pays est indivisible, il ne précise pourtant pas que l’administration l’est aussi. Dans la vision fédéraliste il n’y a aucunement, ni volonté, ni même velléité de séparatisme-indépendantisme ; loin s’en faut. C’est tout simplement une forme d’administration à laquelle les adeptes croient trouver leur pleine participation à la vie nationale, en commençant par la prise de décision pour leur propre développement et leur bien-être que l’administration centralisée n’a jamais pu leur offrir. Ce développement et bien-être ne sauraient être acquis sans l’égalité dans le traitement et dans la considération équitables, émanant des bases fondamentales de Savoir, d’Avoir et de Pouvoir, sur une Gouvernance Economique, Politique et Administrative partagée et raisonnablement répartie et concertée.

En somme, la possibilité de chacun de se prendre en charge par lui-même et pour lui-même dans ses propres environnements. Une forme d’administration où les décisions ne seront pas dictées à partir d’un seul pôle et par les mêmes personnes. Le Fédéralisme ou l’Autonomie de province en est un cadre idéal. Les différents régimes qui se sont succédés n’ont jamais apporté cela. L’administration centralisée n’a causé que des frustrations et des contestations à l’origine de graves crises et paralysies du pays, même si ça ne se passe que dans la seule ville de la capitale.

Le régime de transition actuel est en passe d’emboîter insidieusement les pas de ses prédécesseurs, si précaution ne serait prise. A n’en citer que quelques exemples : si la « Force One » est vendue, une grande partie de la recette sera utilisée à construire un grand hôpital à Antananarivo, et ce, en dépit de ces 3 grands qui existent déjà. Et dans les périphéries alors ?... Aussitôt mis en place, ce régime se précipite pour rénover la plupart des structures dans la capitale et alentours, Chefs de Région par exemple… et les autres localités ? A peine que le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ait vu le jour, l’université d’Antananarivo se voit déjà dotée de nouvelles structures et pour les 5 autres, on attend. N’y a-t-il pas lieu d’accorder un crédit pour ceux qui pensent « donnez-nous les moyens afin que nous puissions penser à nous » ?

« Ankaiky vilany feno harina » ; si l’on ne peut pas s’approcher de la marmite, c’est la marmite qu’on tire vers nous.

Befinoana

http://www.madagascar-tribune.com/Les-raisons-d-un-Federalisme-ou-d,11883.html

 

Publié par MTS à 09:16:50 dans Actualité | Commentaires (0) |

Madagascar sur la pente glissante de la faim | 13 mai 2009

Madagascar sur la pente glissante de la faim
La famine se prépare

Florine Zafy, qui dirige le centre de santé de Sampona, une petite ville de la région d’Anosy, dans le sud de Madagascar, est aujourd’hui aussi désespérée que le paysage desséché qui l’entoure : après trois années consécutives de sécheresse et de maigres récoltes, des milliers d’habitants de la région se trouvent sur la pente glissante de la faim, que les enfants sont généralement les premiers à emprunter.

 


dimanche 3 mai 2009, par notre partenaire IRIN

Mères et enfants se trouvaient aux premiers rangs lorsque la malnutrition a eu raison des systèmes immunitaires affaiblis des populations malgaches, selon Florine Zafy, et « à ce stade, le problème devient critique ». Mme Zafy a commencé à examiner les enfants à la mi-mai, et à la fin du mois d’avril, elle a déjà identifié environ 90 enfants de moins de cinq ans atteints de malnutrition grave. « La situation s’aggrave depuis un certain temps déjà », a-t-elle commenté.

Outre la pénurie d’eau chronique, le sud du pays souffre également d’une pénurie de travailleurs de la santé et de matériel de traitement. Ainsi, quelque 15 000 Malgaches de la région de Sampona dépendent du centre que Mme Zafy dirige presque toute seule, une situation qu’il n’est pas rare de rencontrer dans la région.

Aujourd’hui, il est fort peu probable que des précipitations abondantes soient enregistrées dans le sud de cette immense île de l’Océan Indien ; Mme Zafy n’a donc guère lieu de penser que la situation s’améliorera bientôt. « Il y a déjà tellement de cas que la situation est difficile à gérer », a-t-elle expliqué, ouvrant les portes de la clinique à une trentaine de mères, accompagnées de leurs nombreux enfants, qui attendaient d’être examinés et soignés, ce jour-là.

Enfants affamés, mères inquiètes

« J’ai peur pour mes enfants, maintenant, parce que je ne peux pas les nourrir », a confié à IRIN Siza Matavy, première de la queue, qui avait amené ses enfants se faire examiner. L’un d’entre eux se voyait déjà administrer un traitement du nom de Plumpy’nut, une pâte d’arachides énergétique et riche en protéines, fournie aux centres de santé et de nutrition par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ; Mme Matavy espérait que ses deux autres enfants pourraient eux aussi bénéficier de ce traitement.

« Nous n’avons pas beaucoup de terres [cultivables] », a-t-elle expliqué. En raison des faibles précipitations et parce que la famille s’est agrandie au fil des années, les bouches à nourrir devenant de plus en plus nombreuses, les Matavy, en proie à une faim constante, sont de plus en plus sous-alimentés, et préoccupés par leur avenir.

Venait ensuite le tour de Sazy, 22 ans ; la jeune fille, qui élève seule ses trois enfants, venait de parcourir sept kilomètres pour les amener à la clinique. On lui a recommandé d’envoyer à l’hôpital sa fillette de 12 mois, visiblement émaciée, pour qu’elle y soit admise et traitée gratuitement ; « mais je ne peux pas partir », a confié la maman.

Emprunter les transports pour parcourir les 25 kilomètres qui la séparent de l’hôpital ne lui coûterait probablement pas plus de l’équivalent d’un dollar, et l’hôpital la rembourserait, mais la jeune femme n’a tout simplement pas les moyens d’avancer les frais de transport, et ne peut pas non plus laisser ses deux autres enfants sans surveillance.

Le désespoir de Sazy trouve écho partout ailleurs, dans le sud de Madagascar. Dans un centre de santé d’Ifotaka, également dans la région d’Anosy, Sitrapoe, une autre maman inquiète, a confié à IRIN qu’elle avait vendu le dernier bien de sa famille, une chèvre, en décembre 2008, et qu’il ne lui restait plus rien. Il a été déterminé à la suite d’un examen médical que sa fillette de neuf mois était atteinte de malnutrition grave.

Sans ressources

Dans le sud, frappé par la sécheresse, on observe souvent un amenuisement des richesses – qui ne représentaient déjà qu’une maigre protection contre la pauvreté la plus abjecte - et une vulnérabilité croissante des populations, qui suscitent de vives préoccupations, plus encore aujourd’hui que les années précédentes, a expliqué Zo Roabijaona, directeur du Système d’alerte précoce (SAP) mis en place par le gouvernement dans la région de l’Androy.

« Le manque de précipitations est au cœur du problème […] autrefois, les sécheresses se produisaient tous les 10 ans, ensuite tous les cinq ans ; aujourd’hui, c’est tous les ans », a-t-il expliqué.

Auparavant, les communautés, qui avaient réussi à se forger une résistance, étaient capables de faire face, de temps à autre, à une mauvaise récolte, mais pendant ces trois années consécutives de maigres précipitations, elles ont progressivement vendu leurs biens pour nourrir leurs familles et sont aujourd’hui sans ressources.

En décembre 2008, le SAP a tiré la sonnette d’alarme, avertissant que quelque 400 000 personnes vivaient dans des régions frappées par l’insécurité alimentaire ; il ne s’agit donc en aucun cas d’une recrudescence soudaine de ce phénomène, selon M. Roabijaona ; le problème est devenu chronique. Ce que l’UNICEF a qualifié « d’urgence silencieuse » - la crise nutritionnelle - s’est poursuivi, s’aggravant progressivement depuis quelque temps déjà.

Selon une enquête nutritionnelle menée en avril par le ministère de la Santé, le Bureau national de la nutrition et l’UNICEF dans cinq divisions administratives des régions de l’Anosy et de l’Androy, les taux de malnutrition aiguë globale ont atteint un niveau « grave » et deviennent progressivement « critiques » chez les enfants de moins de cinq ans.

D’après l’UNICEF, plus d’une centaine de centres de santé disposent de l’équipement nécessaire pour soigner les enfants atteints de malnutrition grave ; pourtant, face à des ressources nationales exploitées jusqu’à la limite, des services de santé débordés et un nombre croissant d’enfants atteints de malnutrition, cela ne suffit pas.

« Il est absolument essentiel de mobiliser des ressources financières supplémentaires pour que nous puissions faire face à la menace que la sécheresse actuelle fait planer sur la survie des enfants », a déclaré Bruno Maes, représentant de l’UNICEF à Madagascar.

Alarmée par une sécheresse de plus en plus grave, par les conséquences de deux récents cyclones qui ont provoqué dégâts et inondations dans l’ensemble du pays, et par les troubles politiques actuels à Madagascar, la communauté humanitaire de l’île a lancé, le 7 avril, un appel d’urgence collectif en vue d’obtenir 36 millions de dollars ; mais à ce jour, les bailleurs ne se sont engagés à verser qu’un million de dollars à peine.

http://www.afrik.com/article16704.html

 

Publié par MTS à 09:15:16 dans Actualité | Commentaires (0) |

Commune Urbaine de Toamasina - Défaite du TIM au conseil municipal - La Vérité | 13 mai 2009

Commune urbaine de Toamasina - Défaite du Tim au conseil municipal

Mercredi, 06 Mai 2009 00:00 Verite


Le parti Tim a subi une nouvelle défaite à Toamasina. Le candidat du parti de Roland Ratsiraka, Paul Belahy a été élu à la présidence du conseil municipal de la commune urbaine de Toamasina avec 10 voix contre 9 pour le Tim.

 

Et pourtant, le Mts (Malagasy tonga saina) est minoritaire avec seulement 8 élus au sein du conseil municipal de la commune du Grand port de l’Est. D’après des témoins, ce résultat a provoqué un tollé général au sein de l’équipe dirigeante du parti Tim. En fait, deux d’entre eux ont voté en faveur du candidat du Mts. L'actuel maire de Toamasina, le docteur Gervais, élu sous l’étiquette Tim devrait cohabiter avec le Mts, jusqu'aux prochaines élections municipales. Ironie de l’histoire, Gervais Rakotomanana était l’un des candidats Mts lors des municipales de 2003.

 

Un nouveau président du conseil municipal à Toamasina. Paul Belahy est devenu le nouveau président du conseil municipal à la Commune de Toamasina, à l'issue d'une séance de vote, hier. Le parti de Roland Ratsiraka, le Malagasy Tonga Saina, pourtant minoritaire au conseil municipal, a donc ravi le poste au Tiako i Madagasikara. Une cohabitation s'impose donc entre le conseil municipal et l'exécutif dirigé par le maire Gervais Rakotomanana du TIM.

 

Publié par MTS à 09:14:18 dans Actualité | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| 128| 129| 130| 131| 132| >>