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Malagasy Tonga Saina

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Madagascar : une crise politique sans fin? - Afrika.com | 30 avril 2009

Madagascar : une crise politique sans fin ?
Le chef du gouvernement nommé par le président déchu a été arrêté

Manandafy Rakotonirina, le Premier ministre désigné par Marc Ravalomanana, le président malgache évincé en mars dernier, a été arrêté mercredi, à Antanarivo. M. Rakotonirina avait publié, mardi, une liste partielle de son gouvernement « légaliste ». Ces nominations étaient survenues au lendemain de l’arrestation de trois responsables de la sécurité à la Haute cour constitutionnelle du pays par des militaires. Ils sont soupçonnés d’être restés fidèles au président déchu et d’avoir tiré sur des manifestants pour décrédibiliser la haute autorité de la transition (HAT) dirigée par Andry Rajoelina.

La crise politique se perpétue à Madagascar et ne semble guère prête de s’arrêter. Manandafy Rakotonirina, le Premier ministre désigné du président évincé de Madagascar, Marc Ravalomanana, a été arrêté aujourd’hui par des militaires loyaux au nouveau régime, selon l’AFP. Lors dune opération commando dirigée par des officiers impliqués dans le départ de M. Ravalomanana et impliquant une vingtaine de soldats, M. Rakotonirina aurait été trouvé caché dans les toilettes de l’hôtel Carlton où il avait établi son quartier général.

La pression exercée depuis quelques semaines par les partisans de Marc Ravalomanana, sur ses ex-opposants, désormais au pouvoir, était très forte. Mardi, M. Rakotonirina, le Premier ministre désigné par le président déchu, dont les partisans ne cessent de manifester depuis son départ en exil, avait formé son gouvernement « légaliste ». Il est provisoirement constitué de six ministre. Une liste complémentaire de cette équipe gouvernementale devait être publiée ce mercredi.

« Restaurer le fonctionnement de l’Etat »

« Ce sont des techniciens de haut niveau dans leur secteur », a indiqué Manandafy Rakotonirina, lors de la publication de la liste partielle des nouveaux ministres. D’après son porte-parole, Constant Raveloson, cette nomination « donne corps à une réalité tangible d’un gouvernement légal et constitutionnel ». « Si cela maintient la pression sur la Haute autorité de transition (HAT), c’est tant mieux », a-t-il ajouté. Le Premier ministre qui ne dispose d’aucun bureau a admis que son équipe « ne peut pas travailler en dehors des ministères ». Mais « on ne peut pas non plus forcer les portes », a-t-il ajouté. En février, au plus fort de la crise, des ministres nommés par Andry Rajoelina alors chef de l’opposition avaient tenté de déloger les membres du gouvernement de Marc Ravalomanana de leurs ministères. « Il y aura des discussions avec les employés », a indiqué M. Rakotonirina. Selon son tout nouveau ministre des Finances et du Budget, Henri Bernard Razakariasa, « la mission générale du gouvernement est de restaurer le fonctionnement de l’Etat ».

M. Manandafy Rakotonirina, qui avait endossé également la fonction de ministre de la Défense nationale, devait constituer, dès ce mercredi, un cabinet formé d’officiers de l’armée. Cette même armée qui avait abandonné Marc Ravalomanana et confié, en mars, le pouvoir à l’ancien maire de la capitale. Constant Raveloson, le porte-parole du Premier ministre, avait assuré hier qu’une partie de l’armée lui était favorable et que celle-ci allait se manifester. « Il y aura de hauts dirigeants de l’armée pour constituer son cabinet et ensuite ce sera en cascade », a-t-il affirmé.

Trois responsables des forces de l’ordre arrêtés

Pourtant, lundi, des militaires ont investi les locaux de la Haute cour constitutionnelle (HCC) à Antananarivo et interpellé trois membres de la sécurité accusés d’être restés fidèles à l’ancien président Marc Ravalomanana, a rapporté l’AFP. La Haute Autorité de Transition (HAT) accuse quelques membres des forces de l’ordre d’avoir ouvert le feu sur des partisans de Marc Ravalomanana pour décrédibiliser Andry Rajoelina. Plusieurs personnes (au moins quatre) ont été tuées lors des manifestations pro-Ravalomanana qui ont eu lieu la semaine dernière dans la capitale malgache.

Alors que la situation reste tendue sur la Grande île, une délégation de la HAT s’est rendue, lundi, à Addis-Abeba, en Ethiopie, pour des consultations avec la communauté diplomatique, rapporte l’AFP. Il s’agirait d’après un diplomate interrogé par l’Agence France presse, de « faire du lobbying » auprès de l’Union africaine et des différentes ambassades. Andry Rajoelina en disgrâce auprès de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) chercherait donc l’appui de l’Union africaine pour asseoir son pouvoir.

http://www.afrik.com/article16690.html

 

Publié par MTS à 15:37:04 dans Actualité | Commentaires (0) |

Les événements politiques éclipsent la crise humanitaire à Madagascar - Afrika.com | 30 avril 2009

Les événements politiques éclipsent la crise humanitaire à Madagascar
La communauté internationale se désengage

Comme si le cocktail « cyclones, inondations, sécheresse, flambée des prix et insécurité alimentaire chronique » ne suffisait pas, une crise politique prolongée est venue aggraver la vulnérabilité des populations ; pourtant, au lieu de recevoir davantage d’aide, le pays est désormais encore plus isolé.

Les bailleurs internationaux doivent faire face à la gravité de la crise humanitaire de plus en plus profonde qui touche Madagascar et, peut-être avant tout, envoyer des fonds, selon les organisations humanitaires de l’île de l’océan indien.

« C’est comme si la population de Madagascar devait être punie pour les conséquences de la crise politique », a dit à IRIN Xavier Leus, coordinateur résident du Système des Nations Unies à Madagascar.

Face au changement de régime aux allures de coup d’Etat qui s’est opéré à Madagascar, paralysant les structures économiques et gouvernementales du pays au début de cette année, la communauté internationale a réagi en se désengageant. Certains organismes régionaux tels que l’Union africaine et la Communauté de développement d’Afrique australe ont suspendu la participation de Madagascar à leurs instances, et les bailleurs ont rapidement cessé d’octroyer au pays toute aide non-humanitaire.

Même en termes d’aide humanitaire, pourtant, les bailleurs sont loin d’être généreux : la communauté humanitaire de Madagascar s’est unie pour tirer la sonnette d’alarme en lançant un « appel d’urgence » pour solliciter la somme de 36 millions de dollars, le 7 avril ; trois semaines plus tard, l’appel semble être tombé dans l’oreille d’un sourd, les bailleurs ne s’étant engagés qu’à hauteur d’un million de dollars.

Parallèlement, l’Equipe nationale des Nations Unies à Madagascar se prépare à lancer, par l’intermédiaire du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), un appel à financement dans le cadre du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF), réservé aux opérations urgentes et vitales.

Le message est plus clair

En décembre 2008, déjà, le système d’alerte précoce (SAP) du gouvernement malgache attirait l’attention sur la nécessité de fournir une aide alimentaire à 150 000 personnes, en proie à une sécheresse persistante et à des taux de malnutrition critiques, dans le sud du pays.

Les organisations humanitaires malgaches et internationales, dont Catholic Relief Services (CRS), l’Adventist Development and Relief Agency International (ADRA) et Médecins du monde, qui prodigue des soins médicaux aux populations vulnérables, touchées par les catastrophes, se sont unies pour renforcer le plaidoyer en faveur de l’action humanitaire.

« Madagascar est confronté à une crise humanitaire évolutive, aux proportions sans précédent dans son histoire », ont-elles déclaré dans un communiqué collectif, publié par Christian Action Research and Education (CARE), le 23 avril.

« Le pays était déjà confronté à une sécheresse extrêmement inquiétante, dans le sud, à laquelle se sont ajoutées les conséquences des cyclones et des tempêtes tropicales, et l’insécurité alimentaire », pouvait-on lire dans le communiqué.

Aujourd’hui, à mesure que les besoins deviennent rapidement ingérables, le Programme alimentaire mondial et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) sont extrêmement préoccupés à l’idée que, faute de subventions, toute intervention, même modeste, face à la crise alimentaire ne soit pas viable.

Selon le communiqué de CARE, le risque est accru par le fait que Madagascar se trouve actuellement en période de soudure, à l’approche de la récolte principale (mai/juin) ; le SAP a toutefois averti qu’en raison des faibles précipitations, il ne fallait guère s’attendre à ce que la production vivrière nationale soit d’un grand secours.

Madagascar a connu des saisons cycloniques plus difficiles, mais les trois cyclones qui l’ont frappé depuis janvier 2009 ont provoqué des inondations dans l’ensemble du pays, le déplacement de plusieurs milliers de personnes et près de 30 décès. Le dernier, Jade, qui s’est abattu sur le territoire malgache le 6 avril, a touché plus de 60 000 personnes.

Tout cela vient s’ajouter à la situation déjà précaire dans laquelle se trouve l’île. Les indicateurs de développement et de santé sont alarmants : 70 pour cent de la population vit avec moins d’un dollar par jour, près de 40 pour cent des habitants sont sous-alimentés, et toutes les heures, deux enfants meurent avant l’âge d’un mois.

Un appel au réengagement prudent

La plupart des observateurs s’accordent à dire que ni les organisations internationales, ni les structures publiques fragiles et de moins en moins opérationnelles de l’île n’ont les moyens de faire face à ce concours d’urgences.

« Nous tentions déjà de collaborer avec le gouvernement avant la crise ?... ? Mais maintenant, [en] conséquence de la crise politique, la capacité des autorités (en particulier au niveau décentralisé) et celle des bailleurs à travailler avec le gouvernement ont disparu », a expliqué M. Leus, le coordinateur résident des Nations Unies.

« Les bailleurs attendent que la HAT ?Haute autorité de transition] montre son [honnêteté] », a expliqué Guy Ratrimoarivony, général à la retraite et directeur des séminaires stratégiques au Centre d’études diplomatiques et stratégiques d’Antananarivo, la capitale. Le réengagement des bailleurs serait plus facile si la HAT s’engageait véritablement à organiser de nouvelles élections « le plus rapidement possible », a-t-il déclaré à IRIN.

Naturellement, l’aide au développement et le soutien budgétaire direct dépendent de l’attitude de la communauté internationale envers la HAT, mais « il est absolument essentiel qu’une aide humanitaire soit accordée : une grande partie de la population souffre vraiment, et continuera à souffrir tout au long de cette crise [politique] ».

M. Leus partage cet avis. « C’est une question de gouvernance et bien sûr, nous devons travailler sur ce problème, mais en même temps, nous devons penser à ce qui arrive au peuple malgache ».

Photo : Tomas de Mul/IRIN

http://www.afrik.com/article16674.html

 

Publié par MTS à 15:36:04 dans Actualité | Commentaires (0) |

Malagasies are fed up with politicians, says resident - VoaNews | 30 avril 2009

Malagasies Are Fed Up with Politicians, Says Resident

By Peter Clottey
Washington, D.C
30 April 2009

 

Some Malagasies are expressing worry the government is incapable of resolving the ongoing political crisis despite getting high approval rating by the Southern African Development Community (SADC). After holding a five day consultation with Antananarivo, a six man delegation from the regional body said they were satisfied with President Andry Rajoelina's High Transitional Authority (HTA) efforts to establish peace and democracy. SADC also expressed willingness to lend a helping hand to the transitional government in restoring constitutional order ahead of the election.

Patricia Rajeriarison is a resident of the capital, Antananarivo. She told VOA Malagasies seem to be fed up with politicians.

"First of all people are tired of the whole situation because it is still very unsafe, uncertain and there is total lack of visibility," Rajeriarison said.

She said some Malagasies seem to have lost faith with both the president and the former president.

"And I guess they are not happy with (former president) Ravalomanana because finally he is the cause of all the situation because he managed the crisis so badly. And they are not happy with Rajoelina because he has said so many things, and finally completely there is nothing happening except that the prices are growing high, the currency is depreciating," she said.

Rajeriarison said President Rajoelina has so far not been able to live up to his promises.

"He announced that rice would be for free to the people, but then this is only temporary. And they (Malagasies) know that the rice has been taken from Ravalomanana's company and they still sell it at a very low price. But they don't take into account the fact that they also don't allow the local rice producer to sell their own rice because they cannot compete with that rice," Rajeriarison said.

She said there are indications that President Rajoelina's recent actions are reminiscent of the former presidents.

"For the time being he is just behaving like Ravalomanana behaved before. He does not allow the opposition to express itself, he has closed opposition radio stations and there is the military repression. So people say that it is as if it is the same behavior but it is a different person. So it is very strange and they say it is only copy and paste and that he (Rajoelina) is doing exactly the same mistakes that Ravalomanana did," she said.

Rajeriarison said some Malagasies have lost faith in politicians.

"I guess it is a question of confidence people are so tired of politicians and the way they behave and they don't trust them anymore. So, I guess they have to do more than just saying things," Rajeriarison said.

She said there seem to be an uneasy calm that has returned to the capital after protesters of former President Ravalomanana clashed with security agents.

"It has been very quiet for the last three days and somewhere you know that it is not going to last because things remain unsettled. So what is still strange to cope with is this waiting and we don't know what is going to happen because you know well that this is not the final settlement and that is the general feeling," she said.

Rajeriarison said it is unclear to know the exact location of the former president after he went into exile.

"We know that he is in Southern Africa probably in South Africa, but I think he is in Ethiopia in some meeting. That is what has been announced today," Rajeriarison said.             

Meanwhile, the Southern African Development Community (SADC) maintains it does not have any intention to send armed troops to Madagascar aimed to help former President Marc Ravalomanana to return home.

http://www.voanews.com/english/Africa/2009-04-30-voa2.cfm

 

Publié par MTS à 14:18:13 dans Actualité | Commentaires (0) |

Une alerte de niveau 5 pour l'OMS - RFI | 30 avril 2009

Une alerte de niveau 5 pour l'OMS

par  RFI

Article publié le 30/04/2009 Dernière mise à jour le 30/04/2009 à 03:20 TU

L'Organisation mondiale de la santé a décidé mercredi soir de relever à 5 son niveau d'alerte pandémique. Cela signifie que le risque de pandémie est imminente et qu'il faut s'y préparer. La pandémie correspond au niveau 6. L'épidémie de grippe dite porcine continue donc de se propager avec un premier décès mercredi aux Etats-Unis et de nouveaux cas en Europe.

 

Dimanche le degré d'alerte était au niveau 3, lundi au niveau 4 et depuis mercredi au niveau 5 sur une échelle en comptant six.

En clair, tout indique que la pandémie de grippe porcine est imminente selon les responsables de l'Organisation mondiale de la Santé. Le terme de pandémie qualifie une épidémie mondiale d'une maladie nouvelle pouvant tuer. L'OMS estime que le virus se propage très rapidement et ne voit pour l'heure aucun signe de ralentissement.

En relevant le niveau d'alerte, les experts disent aussi vouloir envoyer un signal aux laboratoires pharmaceutiques, aux Etats et aux milieux économiques pour qu'ils prennent des mesures. Car si l'OMS estime que le monde est mieux préparé que jamais à faire face à l'épidémie, les stocks de traitement antiviraux sont encore insuffisants.

La grippe dite porcine se transmet de personne à personne et provoque davantage de diarrhées que la grippe saisonnière traditionnelle. Elle n'est en rien lié à un quelconque contact avec les porcs, ni même à la consommation de viande de cochon. Malgré tout certains pays appliquent un principe de précaution, ainsi l'Egypte a ordonné l'abattage de tous ses porcs. La Chine et la Russie ont eux interdit les importations de viande de porc américain.

 

Publié par MTS à 08:52:26 dans Actualité | Commentaires (0) |

Arrestation de Manandafy et consorts - Midi | 30 avril 2009

CARLTON. Les éléments de la Commission Nationale Mixte d’Enquête ont procédé à l’arrestation des leaders du mouvement des « légalistes » hier à Anosy.

Arrestation de Manandafy et consorts

Le Premier ministre des « légalistes », Manandafy Rakotonirina a été arrêté par les éléments de la Commission Nationale Mixte d’Enquête (CNME) hier vers 19 heures. D’après le Commandant Charles Randriantsoavina qui a dirigé cette action, « le gérant de l’hôtel Carlton a facilité l’accomplissement de cette opération ». Mis à part le président national du MFM, le leader des femmes légalistes Ihanta Andriamandranto, le Colonel Harijaona Jacques, le Colonel Ramanandraibe Théophile, ainsi que quatre autres civils ont également été arrêtés. Les informations recueillies auprès des éléments des forces de l’ordre qui ont procédé à ces arrestations ont révélé que le fils du Général Raoelina figure parmi les civils arrêtés. A noter qu’une personne a réussi à  s’échapper.
Colère des légalistes. Pour en revenir aux faits : vers 18h30, les éléments de la CNME, dirigés entre autres, par les Commandants Charles et Lilison ont commencé à investir les environs de l’Hôtel Carlton à Anosy. Ils ont négocié avec le gérant de cet hôtel afin que celui-ci fasse sortir Manandafy et consorts de leur chambre. Après quelques minutes, ce gérant d’hôtel a accepté d’ouvrir les portes à l’aide des doubles des clés. C’est à cet instant que Ihanta Andriamandranto a été appréhendée avec quatre autres personnes. Quant au « Premier ministre » Manandafy Rakotonirina, il a essayé de se cacher dans les toilettes avec le Col Ramanandraibe Théophile et un autre civil. Les forces de l’ordre ont forcé les portes pour les faire sortir. Quelques coups de feu ont été entendus lors de ces arrestations. Par ailleurs, un pistolet automatique et une grenade offensive ont été saisis. Pierre Andrianantenaina, un membre de la HAT a subi la colère des partisans de l’ancien président Ravalomanana venus nombreux sur place pour défendre leur Premier ministre. Il n’a pu partir qu’après intervention des forces de l’ordre.

Davis R

 

 

 

Publié par MTS à 08:51:17 dans Actualité | Commentaires (0) |

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