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Manandafy Rakotonirina a été arrêté - RFI | 30 avril 2009

Manandafy Rakotonirina a été arrêté

par  RFI

Article publié le 30/04/2009 Dernière mise à jour le 30/04/2009 à 02:45 TU

Le Premier ministre désigné du président évincé de Madagascar Marc Ravalomanana, Manandafy Rakotonirina, a été arrêté mercredi par des militaires loyaux au nouveau régime. Un groupe d'une vingtaine de soldats, tous armés et certains cagoulés, ont pénétré dans l'hôtel Carlton dans le centre d'Antananarivo où Manandafy Rakotonirina avait établi son quartier général pour défier la Haute Autorité de transition (HAT) présidée par Andry Rajoelina.

 

A l’époque où il était dans l’opposition, Andry Rajoelina avait échappé à une arrestation programmée, Manandafy Rakotonirina n’a pas eu cette chance. Il avait pris ses quartiers dans un grand hôtel du centre ville de la capitale malgache aussi les forces de l’ordre savaient-elles où le trouver.

Le vieux monsieur de 70 ans a été embarqué dans une voiture comme un bandit. Il est accusé d’avoir fomenté les troubles de la semaine dernière à Antananarivo et la justice aurait délivré un mandat d’arrêt.

Nommé Premier ministre par le président évincé Marc Ravalonamana, Manandafy Rakotonirina était le symbole du mouvement légaliste. Il avait commencé  à constituer son équipe gouvernementale, en concurrence avec Monja Roindefo, chef du gouvernement d'Andry Rajoelina, président de la Haute Autorité de Transition.

On cherche à « casser le processus démocratique » a dénoncé l’un de ses porte-parole. Le choix de la date de mercredi pour cette opération coup de poing étonne cependant car c’est ce jeudi qu’a lieu la réunion tant attendue du groupe de contact, à Addis Abeba, au siège de l’Union africaine. Les acteurs de la crise malgache vont venir défendre leur cause et la communauté internationale devrait harmoniser sa position. L'arrestation de Manandafy Rakotonirina risque de crisper encore l'atmosphère des discussions.

 

Publié par MTS à 08:50:09 dans Actualité | Commentaires (0) |

Arrestation du Premier Ministre nommé par Ravalomanana - AFP | 30 avril 2009

Arrestation du Premier ministre nommé par Ravalomanana

Mercredi 29 avril 2009

Manandafy Rakotonirina, le Premier ministre désigné par le président malgache déchu, Marc Ravalomanana, a été interpellé, mercredi à Antananarivo, par des militaires loyaux au régime d'Andry Rajoelina.

AFP - Le Premier ministre désigné du président évincé de Madagascar Marc Ravalomanana, Manandafy Rakotonirina, a été arrêté mercredi par des militaires loyaux au nouveau régime, a rapporté un correspondant de l'AFP.

Un groupe d'une vingtaine de soldats, tous armés et certains cagoulés, ont pénétré l'hôtel Carlton dans le centre d'Antananarivo où M. Rakotonirina avait établi son quartier général pour défier la Haute Autorité de transition (HAT) présidée par Andry Rajoelina.

"On est là pour arrêter Manandafy", a déclaré l'un des officiers chargés de l'opération à des journalistes.

Lâché par l'armée et confronté à la pire crise qu'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, Marc Ravalomanana avait remis ses pouvoirs le 17 mars à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors chef de l'opposition et désormais à la tête de la HAT.

M. Ravalomanana a depuis quitté Madagascar, continuant toutefois de revendiquer la légitimité du pouvoir dans l'île.

Mardi, M. Rakotonirina avait annoncé la formation d'un gouvernement "légaliste", comptant dans un premier temps six ministres.

"Cela donne corps à une réalité tangible d'un gouvernement légal et constitutionnel", avait expliqué à l'AFP Constant Raveloson, son porte-parole. "Si cela maintient la pression sur la HAT, c'est tant mieux".

Lors de l'opération de mercredi, le commando était dirigé par des officiers déjà impliqués dans le départ de M. Ravalomanana, et qui ont passé une heure à fouiller l'hôtel Carlton avant de trouver M. Rakotonirina caché dans des toilettes.

Des responsables de l'hôtel ont indiqué que les militaires disposaient d'un mandat d'arrêt dont l'existence a été confirmée par la porte-parole d'Andry Rajoelina, Annick Rajaona.

"Il y a un mandat d'arrêt depuis une semaine contre Manandafy. Il est la tête pensante des violences de la semaine dernière", a-t-elle indiqué, précisant que l'opération était lancée "pour atteinte à la sûreté de l'Etat".

Deux personnes ont été tuées vendredi dernier lors d'affrontements entre forces de l'ordre et partisans du président évincé.

Lundi, des militaires avaient investi les locaux de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) à Antananarivo, et arrêté trois membres de la sécurité accusés d'être restés fidèles à Marc Ravalomanana.

L'opération visait à arrêter des membres des forces de l'ordre restées fidèles à l'ancien président et accusés d'avoir ouvert le feu sur des partisans de ce dernier pour décrédibiliser la HAT.

 

Publié par MTS à 08:48:58 dans Actualité | Commentaires (0) |

Hotel Carlton Anosy - Manandafy et Ihanta Randriamandranto arrêtés! - La Vérité | 30 avril 2009

Hôtel Carlton Anosy - Manandafy et Ihanta Randriamandranto arrêtés !

Jeudi, 30 Avril 2009 00:00 Jean Luc Rahaga

Il fallait s’y attendre après le démantèlement d’une partie de la branche armée du mouvement pro-Ravalomanana et une journée après la nomination des 7 membres du gouvernement de Manandafy Rakotonirina,

ce dernier a été arrêté, alors qu’il a annoncé hier la création de son cabinet militaire, en compagnie de 2 colonels, de plusieurs militaires et …d’une civile. Il s’agit de la femme du directeur de la sécurité de la Hcc, celui qui a dirigé cette branche armée, en même temps secrétaire générale du parti Teza et leader de l’équipe féminine du mouvement d’Ambohijatovo, Ihanta Randriamandranto ! Les journalistes venus à l’Hôtel Carlton s’enquérir en réalité d’un événement commercial et arrivés sur place, le site était déjà encadré par des militaires de la Commission nationale mixte d’enquête (Cnme) conduite par les Commandants Charles Andrianasoavina et Réné Lylison. C’était vers 19 heures hier. Par simple déduction, on sait que le déplacement des militaires était pour l’arrestation de Manandafy Rakotonirina et consorts. Effectivement 45 minutes plus tard, le commandant Charles est sorti de l’ascenseur avec le premier ministre nommé par Marc Ravalomanana, suivis de plusieurs militaires en torse nu et d’une femme. Plus tard dans la soirée, quand le convoi est arrivé dans l’enceinte du Cnme à Ambohibao, le Cdt Charles Andrianasoavina a donné les péripéties de l’événement : « Chacun sait que ces gens ont leur quartier général dans l’hôtel Carlton. Arrivés sur le lieu, nous avons demandé au gérant de nous indiquer leurs chambres et nous sommes tous montés là-haut, emmenés par le gérant. Ensuite, nous avons constaté qu’elles ont été fermées de l’intérieur et ce sont toujours les gens de l’hôtel qui nous ont donné aimablement les clés mais nous leur avons demandé d’ouvrir les portes eux-mêmes. Une fois entrés, nous avons trouvé 7 hommes et une femme et pas  Manandafy Rakotonirina et un autre colonel qui se sont enfermés dans les toilettes. Et ce sont toujours les mêmes gens de l’hôtel qui ont brisé la porte des toilettes. Mais nous avons trouvé avec eux des grenades offensives et des pistolets automatiques ». En bas, durant tout ce temps,  précisément à  partir de19 heures 15, le hall du Carlton a été vidé de ses visiteurs.

Cabinet militaire !

Après l’annonce des 7 membres du gouvernement Manandafy Rakotonirina, il a fallu s’attendre à la réaction du régime transitoire, c’est-à-dire à l’arrestation de ce dernier et de son entourage immédiat. D’autant que dans la journée, il a aussi informé l’imminence de la formation de son cabinet militaire, puisqu’il cumule les fonctions de premier ministre nommé par Marc Ravalomanana et celles de ministre de la Défense nationale. Son entourage, en tout cas celui que la Cnme a trouvé au Carlton, est composé de deux colonels, à savoir le Colonel Ramanandraibe Théophile et le Colonel Harijaona Jacques, de plusieurs militaires dont le fils du Général Raoelina (celui qui a commandé les gardes présidentielles lors de la tuerie du 7 février), et de Randriamandranto Ihanta. Pour cette dernière, elle était déjà sur la liste de la Cnme depuis que son mari, directeur de la sécurité de la Haute Cour Constitutionnelle Ralitera Andrianandraina, a été arrêté lundi dernier. Elle était venue dans l’enceinte de la Hcc, ce jour-là, lors de cette arrestation et s’est disputée avec les éléments de la commission. Ensuite, elle était partie du lieu pour sa maison sise à Maibahoaka Ivato et selon les riverains, les militaires l’ont ratée de peu. Et Ihanta Randriamandranto a donc rejoint Manandafy Rakotonirina depuis avant-hier soir ou hier matin selon les observateurs, sinon, ce dernier lui a octroyé un poste ministériel lors de la présentation d’une partie de son gouvernement qui s’est tenue dans le même hôtel avant-hier soir. En somme, le mouvement d’Ambohijatovo est maintenant décapité, d’autant que Marc Ravalomanana continue de se terrer quelque part en Afrique. Par contre, les recherches des autres meneurs, dont Raveloson Constant, Ambroise Ravonison, ou encore les ministres du gouvernement Manandafy nouvellement nommés continuent, selon la Cnme.

Jean Luc Rahaga

Respect des valeurs malgaches !

Des simples citoyens ont réagi après l’arrestation du Premier ministre des « légalistes », Manandafy Rakotonirina et consorts à l’hôtel Carlton. Sans pour autant épouser le choix politique du patron du Mfm, ils ont critiqué la manière dont on a procédé à son arrestation. « En dépit de son choix politique, le vieux Manandafy mérite un minimum de respect selon les us et coutumes malgaches. C’est un raiamandreny ».

 

Publié par MTS à 08:47:58 dans Actualité | Commentaires (0) |

Des forces de l'ordre pro-Ravalomanana arrêtées à Madagascar - Liberation | 30 avril 2009

Des forces de l'ordre pro-Ravalomanana arrêtées à Madagascar

Trois membres de la sécurité de la Haute cour constitutionnelle ont été interpelées ce lundi. Ils sont accusés de tenter de décrédibiliser la Haute Autorité de Transition de Andry Rajoelina, le nouvel homme fort de l’île.

L’opération visait à interpeller des forces de l’ordre restées fidèles à Ravalomanana, l’ancien président de Madagascar. Ce lundi, des militaires ont investi les locaux de la Haute cour constitutionnelle (HCC) à Antananarivo et arrêté trois membres de la sécurité.

Ils sont accusés d’avoir ouvert le feu sur des partisans de Ravalomanana, pour décrédibiliser la Haute Autorité de Transition (HAT) de Andry Rajoelina, le nouvel homme fort de l’île. Sept kalachnikovs et cinq pistolets ont également été saisis et montrés à la presse. Au moins quatre personnes ont été tuées la semaine dernière dans les rues d’Antananarivo.

«Ce sont des milices, des militaires de l’autre camp qui sèment la terreur à bord de leurs 4x4, a expliqué une source anonyme proche de la HAT. Soi-disant, ce sont les militaires qui sèment la terreur. En fait, ce sont eux.»

«Ils ont arrêté mon mari. Je le dénonce haut et fort. Si demain je me fais arrêter, vous saurez pourquoi», a déclaré pour sa part Ihanta Randriamandranto, chef de file du «mouvement des femmes légalistes» pro-Ravalomanana et épouse du directeur de la sécurité de la HCC.

Selon un employé de la Haute cour, aucun des neufs hauts conseillers ne se trouvait sur place, et aucun document n’a été saisi. Le 18 mars, la HCC avait reconnu la validité des deux ordonnances qui avaient transféré, la veille, le pouvoir de Marc Ravalomanana à un directoire, puis à Andry Rajoelina. Vendredi, elle s’était déclarée incompétente à statuer sur des requêtes déposées par un collectif de députés qui contestaient la mise en place de la HAT et la dissolution du Parlement.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/0101564305-des-forces-de-l-ordre-pro-ravalomanana-arretees-a-madagascar

 

Publié par MTS à 08:45:23 dans Actualité | Commentaires (0) |

A Madagascar, l'armée envahit la Cour Constitutionnelle - Le Monde | 30 avril 2009

A Madagascar, l'armée envahit la Cour constitutionnelle

LE MONDE | 28.04.09 | 14h21  •  Mis à jour le 28.04.09 | 14h21

JOHANNESBURG CORRESPONDANCE

Les tensions restent vives sur la Grande Île. Depuis une semaine, le nouveau pouvoir malgache, dirigé par l'ancien maire d'Anatananarivo, Andry Rajoelina, multiplie les actions à l'encontre de l'opposition qui réclame le retour du président en exil, Marc Ravalomanana.

Dernier épisode : l'arrestation musclée par l'armée, lundi 27 avril, de plusieurs membres de la sécurité de la Haute Cour constitutionnelle soupçonnés d'encourager la violence lors des manifestations pro-Ravalomanana. Des stocks d'armes, qui auraient été trouvés par l'armée à l'intérieur de la Haute Cour, ont ensuite été présentés à la presse.

Depuis son accession en mars à la tête du pays, qualifiée de coup d'Etat par la communauté internationale, M. Rajoelina fait face à une mobilisation continue des "légalistes" qui se réunissent chaque jour par milliers dans les rues de la capitale. L'affrontement a pris un tournant sanglant la semaine dernière. Au moins quatre personnes ont été tuées lors de la dispersion des protestataires par les forces de l'ordre. Accusés d'être parmi les meneurs, trois députés et un sénateur ont été arrêtés.

"CIMENTER L'UNITÉ NATIONALE"

Porté au pouvoir par l'armée, le président de la Haute Autorité de transition (HAT) a décidé, le 22 avril, de faire interdire toute nouvelle manifestation. "Quand il était dans l'opposition, il réclamait le retour de la démocratie et, aujourd'hui, nous ne pouvons même pas défiler dans la rue !" s'exclame Andrianantoandro Raharinaivo, le porte-parole du TIM, le parti de M. Ravalomanana. A l'époque, M. Rajoelina dénonçait "la dictature" d'un chef d'Etat sourd aux demandes du peuple.

Joint par téléphone, le premier ministre de transition, Monja Roindefo, justifie cette décision par "la violence inacceptable, comme ces jets de cocktails Molotov, qui accompagne les manifestations". "Des gens ont été tués par la faute de ces provocations", ajoute-il. Jeudi, l'association Reporters sans frontières, a dénoncé "le retour de la censure" à Madagascar.

Malgré ses récentes déclarations depuis l'Afrique du Sud, personne, dans un camp comme dans l'autre, ne semble croire à un retour rapide au pays de Marc Ravalomanana. Andry Rajoelina pourrait en revanche être fragilisé par ses propres soutiens. Samedi, Pierrot Rajanoarivelo, ancien vice-premier ministre de l'ex-président Ratsiraka, est rentré à Madagascar. "Je veux que l'on puisse cimenter l'unité nationale", a-t-il déclaré à l'Agence France-Presse.

Sept ans après son départ contraint de Madagascar, il pourrait jouer le rôle du troisième homme réconciliateur. L'élection présidentielle est programmée en octobre 2010. La communauté internationale souhaite qu'elle se déroule dès la fin de 2009. En attendant, l'instabilité politique paralyse la reprise économique et 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté.

Sébastien Hervieu

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/04/28/a-madagascar-l-armee-envahit-la-cour-constitutionnelle_1186414_0.html

 

Publié par MTS à 08:43:10 dans Actualité | Commentaires (0) |

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