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Malagasy Tonga Saina

L'Amour pour Base, le Bon Sens pour Principe et le Progrés comme But

Et maintenant, deux gouvernements... Jeune Afrique | 30 avril 2009

Et maintenant, deux gouvernements...

Et maintenant, deux gouvernements...© La rédaction web de Jeune Afrique

Le Premier ministre désigné par le président malgache déchu Marc Ravalomanana a nommé mardi une partie de son gouvernement « légal ». Manandafy Rakotonirina devrait révéler le reste de son équipe ce mercredi.

Manandafy Rakotonirina a nommé mardi les six premiers membres de son gouvernement. Le Premier ministre désigné par Marc Ravalomanana, le président malgache poussé à la démission le 17 mars, prend lui-même en charge le portefeuille de la Défense.

« La Défense est la source de l'instabilité, de la déstabilisation. Il est normal qu'un Premier ministre dans ces circonstances (...) s'occupe directement de la question », a justifié le porte-parole de Manandafy Rakotonirina, selon les propos rapportés par l’agence Belga.

« Il a une armée, elle va se manifester »

Constant Raveloson a également affirmé : « Il a une armée, elle va se manifester. Il y aura de hauts dirigeants de l'armée pour constituer son cabinet et ensuite ce sera en cascade ».

La totalité de la composition du gouvernement devrait être connue ce mercredi. Parmi les postes déjà attribués, on sait que Rabenja Tsehenoarisoa conserve son fauteuil de ministre de l’Intérieur, poste qu’il occupait avant qu’Andry Rajoelina ne prenne le pouvoir avec le soutien de l’armée et constitue une Haute autorité de transition (HAT). Henri Bernard Razakariasa est quant à lui propulsé au ministère des Finances et du Budget.

Maintenir la pression sur la HAT

« La mission générale du gouvernement est de restaurer le fonctionnement de l'Etat », a expliqué Henri Bernard Razakariasa.

Manandafy Rakotonirina souligne pour sa part que l’idée est de donner « corps à une réalité tangible d’un gouvernement légal et constitutionnel ». Le Premier ministre désigné le 10 avril conclut que « si cela maintient la pression sur la Haute autorité de transition, c’est tant mieux ».

L’étau se resserre en effet autour d’Andry Rajoelina. La communauté internationale ne reconnaît pas son accession au pouvoir, qualifiée de « coup d’Etat ». En représailles, la Grande Ile a d’ailleurs été suspendue de l’Union Africaine, de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et de l’Organisation internationale de la francophonie.

A l'intérieur du pays, les manifestations anti-Rajoelina sont quasi-quotidiennes. Quatre personnes ont été tuées la semaine dernière dans des heurts opposant les marcheurs à la police.

 

Publié par MTS à 08:42:10 dans Actualité | Commentaires (0) |

Le "grand déballage" des affaires de Ravalomanana | 30 avril 2009

Le «grand déballage» des affaires de Ravalomanana

par  RFI

Article publié le 25/04/2009 Dernière mise à jour le 25/04/2009 à 02:55 TU

Une nouvelle journée tendue dans les rues de la capitale malgache, vendredi, a fait deux morts lors de la répression des forces de l'ordre contre les manifestants pro-Ravalomanana. Les Nations unies et l'Union africaine ont exprimé leur préoccupation face à cette escalade de violence, et appelle à la retenue, mais ce vendredi était aussi le jour du « grand déballage », annoncé par la Haute Autorité de transition, sur la gestion des fonds publics par le régime de Marc Ravalomanana.

La Haute Autorité de transition veut convaincre l’opinion malgache des dérives du régime précédent.

Pendant 3 heures 30, ils s’en sont donnés à cœur joie les ministres de la Haute Autorité de transition. Un par un, ils sont venus énumérer les irrégularités qu’ils ont constatées dans la gestion des affaires publiques qui se mélangeaient bien souvent avec celles de Tico, l’entreprise de l’ancien président, Marc Ravalomanana.

Tout y est passé : les acquisitions de terrains illicites, les conflits d’intérêt, le non paiement de taxes, les financements occultes et tout devra être réglé par la justice et celle-ci aura du travail pour démêler ce qui relève effectivement de l’abus de pouvoir, et ce qui s’apparente plus à des représailles dans un contexte politique où tous les coups sont permis.

Augustin Andriamananoro

Ministre des Télécommunications, des Postes et des Nouvelles technologies du gouvernement de la Haute Autorité de transition

« C'est un maintien de l'ordre qu'on met en place, loin d'une forme de répression véhiculée par l'ancien régime. »

25/04/2009 par Juliette Rengeval

Seules les affaires documentées ont été révélées, assure un technicien du régime qui explique que le but est de prouver la légitimé de la prise de pouvoir par Andry Rajoelina.

La Haute Autorité de transition veut convaincre l’opinion malgache mais surtout les partenaires internationaux des dérives du régime précédent. Elle espère aussi mettre définitivement hors jeu Marc Ravalomanana dont l’ombre continue de planer sur Madagascar.

 

Publié par MTS à 08:25:08 dans Actualité | Commentaires (0) |

Le retour d'éxil de Pierrot Rajaonarivelo - RFI | 30 avril 2009

Le retour d'exil de Pierrot Rajaonarivelo

par  RFI

Article publié le 26/04/2009 Dernière mise à jour le 26/04/2009 à 03:41 TU

 

Sept ans après son départ en exil, l’opposant Pierrot Rajaonarivelo est rentré samedi à Madagascar. Ancien baron du régime de Didier Ratsiraka, dont il fut le vice-Premier ministre, il est la première figure majeure de l’opposition à revenir à Antananarivo depuis la chute de Marc Ravalomanana et la mise en place de la Haute Autorité de transition. Beaucoup lui prêtent l’ambition de jouer le tôle de troisième homme entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoliena.

Il y a un peu plus de deux ans, Pierrot Rajaonarivelo avait été interdit d’entrer à Madagascar alors qu’il comptait être candidat à l’élection présidentielle. Même s’il était sous le coup d’une condamnation aux travaux forcés, Marc Ravalomanana préférait le savoir à l’extérieur du pays.

Un mois à peine après la chute de l’ancien président de la République, il est donc de retour et proclame que « les problèmes d’aujourd’hui, ce sont les séquelles d’une période beaucoup plus lointaine et des séquelles de 2002. Il convient dans le cadre d’une recherche de réconciliation nationale de trouver les solutions, mais de manière concertée ».

Grâce présidentielle

Certains se réjouissent, d’autres s’inquiètent. Dans la semaine, même la Haute Autorité de transition avait demandé aux exilés de différer leur retour pour qu’ils ne viennent pas perturber le processus. Mais Pierrot Rajaonarivelo préfère se souvenir de la promesse d’Andry Rajoelina, lors d’une déclaration « comme quoi il procéderait à une grâce présidentielle au bénéfice des prisonniers politiques et des exilés. Et à mon avis, dès lors que je fais aussi l’objet de grâce, j’ai la liberté de circuler ».

Une liberté qui va une nouvelle fois bouleverser les équilibres déjà précaires. Mais pour l’un de ses supporters il doit d’abord rester en retrait pour accéder plus tard à la fonction suprême. « Monsieur Pierrot Rajaonarivelo doit participer à la transition pour qu’il puisse devenir président de la République. C’est un politique, vraiment très fidèle ».

Fidèle à qui ? La question reste ouverte. Chacun essaie de se placer du mieux possible car tout le monde a conscience que rien n’est définitivement établi.

 

Publié par MTS à 08:23:38 dans Actualité | Commentaires (0) |

Fanambara Amnistiie Générale MTS | 30 avril 2009

Publié par MTS à 08:20:27 dans Actualité | Commentaires (0) |

Pierrot Rajaonarivelo - Comme une simple escale à Tana? | 30 avril 2009

PIERROT RAJAONARIVELO

Comme une simple escale à Tana ?

        Annoncé depuis plusieurs semaines, le secrétaire national de l’Arema et ancien vice-premier ministre, Pierrot Rajaonarivelo, est bel et bien arrivé à Ivato samedi dernier. Mais son séjour risque d’être plutôt limité.
 

 
Tel un «héros», il a été accueilli à sa descente d’avion par toute une foule de proches, de connaissances et de militants du parti, à tel point que les membres du comité d’accueil mis en place pour la circonstance, ont été plus ou moins débordés. La liesse était générale parmi cette foule dont il était donc difficile de contenir l’engouement, les uns et les autres cherchant à serrer la main de celui qu’ils attendaient depuis sept ans.
 
Mais en dépit de cette sorte de désorganisation des services d’accueil, tout s’est finalement déroulé sans incident majeur à déplorer.
 
L’ombre au tableau est que toutes les festivités prévues au terrain de la Poste à Antanetibe ont dû être annulées en raison d’une interdiction de dernière heure émanant des autorités responsables. Aussi, tous les discours prévus ont été tenus au parking attenant au salon d’honneur de l’aéroport d’Ivato.
 
Plutôt ému par cet accueil qui lui a été réservé, Pierrot Rajaonarivelo n’a eu que des mots de remerciements à l’endroit de l’assistance, mais également et surtout à l’égard des autorités de la Transition qui lui ont permis de fouler à nouveau le sol du territoire national.
 

 
Pour une transition inclusive
 
S’adressant justement à ces dernières, Pierrot Rajaonarivelo a fait savoir qu’il est revenu pour apporter sa contribution et partager ses expériences pour la bonne marche des affaires nationales. En attendant, il n’a pas manqué de préciser sa position par rapport au régime de transition : « Je suis profondément reconnaissant envers le président Andry Rajoelina d’avoir réussi le mouvement pour l’avènement d’une véritable démocratie dans ce pays et en même temps combattu la dictature qui avait prévalu dans la conduite des affaires nationales pendant ces sept dernières années. Mais la lutte n’est pas encore finie. Avant d’entrer dans la quatrième République, il faudrait d’abord parachever le processus de la réconciliation nationale. Cette réconciliation suppose un pardon de la part de tout un chacun, sans quoi elle risque de ne jamais aboutir. Personnellement, je suis prêt à pardonner tous les méfaits qu’on m’a fait subir. Le souhait de tous les exilés et prisonniers politiques est de bénéficier d’une mesure d’amnistie générale… En ce qui concerne le régime actuel de transition, nous pensons qu’il gagnerait à être véritablement concerté et inclusif entre les représentants de toutes les forces vives de la nation. Ce qui serait déjà un grand pas vers la réconciliation nationale envisagée… ».
 

 
Un visa de cinq jours ?
 
Pierrot Rajaonarivelo arrive donc avec de bonnes intentions pour le redressement socioéconomique du pays. Mais le temps risque de lui être trop court pour mettre en œuvre les actions qu’il prévoit.
 
De forts chuchotements ont en effet couru au sujet de son «séjour» à Madagascar. On parle d’un visa de séjour de cinq jours seulement et après quoi, il devrait de nouveau quitter le pays.
 
Lors d’une précision faite à son domicile, l’intéressé a fermement indiqué que tout cela n’était que des rumeurs. « Car si c’était le cas, on m’en aurait certainement informé à l’avance et nous aurions pris nos dispositions en conséquence… ».
 
Quoi qu’il en soit, la plupart des avis s’accordent à dire que la Haute autorité de la transition (HAT) n’a pas intérêt à se créer de nouveaux adversaires ni non plus à se tromper de cible.
 
Une explication de sa part est, en tout cas, fortement attendue à ce sujet. En attendant, Pierrot Rajaonarivelo devrait donc encore se considérer comme un « exilé politique » qui n’aura fait qu’une simple escale dans son pays.
 

 

Miadana Andriamaro

 

Publié par MTS à 08:16:49 dans Actualité | Commentaires (0) |

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