Ambassadeur Niels Marquardt - « La Présidentielle avant la fin de cette année »
Mercredi, 22 Avril 2009 00:00 Jean Luc Rahaga et Alphonse Maka
Selon l’Ambassadeur américain Niels Marquardt, la communauté internationale exige du régime transitoire et de la Haute Autorité de l’Etat que l’élection présidentielle anticipée soit organisée avant la fin de cette année et une mission d’évaluation conjointe avec les Nations unies, l’Union africaine et la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) vienda à Madagascar pour voir de près la faisabilité de la tenue de cette élection. Mais d’autres sujets ont été abordés lors d’une interview.
+ La Vérité : Monsieur l’Ambassadeur, il y a d’abord une question qui brûle les lèvres de tous les lecteurs. Votre rencontre avec Manandafy Rakotonirina a été annoncée samedi et jusqu’ici, (nldr : hier mardi) elle n’a pas encore eu lieu. Pourquoi ?
= Ambassadeur Niels Marquardt : « Effectivement, Manandafy Rakotonirina m’a invité à une rencontre et j’ai accepté cette invitation parce qu’il fait partie des acteurs politiques malgaches et parce que je le connais depuis longtemps. Pour samedi dernier, toutes les conditions propices n’étaient pas réunies pour une rencontre sereine, d’ailleurs par la suite, il y avait beaucoup d’activités autour de l’hôtel Carlton. Je suis prêt à continuer le dialogue quand je le vois utile ».
+ : Quelle est votre appréciation sur la situation actuelle, notamment après la prise de pouvoir de la Hat ?
= : « La situation reste instable. C’est vrai que nous avons connu une relative accalmie depuis quelques semaines, mais je suis très inquiet sur le niveau des intimidations puisque des gens sont toujours menacés, des officiers militaires qui ont travaillé étroitement avec les anciens dirigeants, des journalistes et même de simples gens. Chaque jour, je reçois des appels téléphoniques à ce sujet. Avant-hier, nous avons vu une nouvelle descente vers la violence et la tuerie refait surface. Il y a un climat d’insécurité qui règne dans le pays. C’est très inquiétant. On a aussi constaté que des mesures ont été prises comme la libération des criminels. On ne peut que condamner cette situation extrajudiciaire qui nous laisse perplexe. Pour la gestion de la Hat, je suis plutôt préoccupé notamment concernant la suspension du Parlement car ce sont des élus du peuple. De même pour les assises nationales qui ont été organisées unilatéralement alors cela aurait dû être fait de manière consensuelle ».
+ : Vous êtes parmi les diplomates qui avaient reçu la lettre de démission de Marc Ravalomanana. Et avez-vous vu une arme pointée sur sa tête quand il a démissionné ?
= : « C’est faux ! Pour ce qui s’était passé le 17 mars dernier. J’étais deux fois à Iavoloha, nous n’avons pas vu la présence de militaires, ni de véhicules militaires. En un mot, je n’avais vu aucun soldat, Marc Ravalomanana a démissionné et c’était à nous qu’il a remis sa démission. Il aurait dû passer le pouvoir au Président du Sénat, selon la Constitution malgache… La Constitution est une valeur non négociable ».
+ : D’après vous, est-ce que le retour de Marc Ravalomanana serait la sortie à cette crise ?
= : « Je suis pour une sortie durable de la crise. On avait jusqu’au 17 mars dernier un Président élu démocratiquement et ce qu’on a aujourd’hui, c’est autre chose. Pour mon pays, il s’agit d’un coup d’Etat, on ne va pas le reconnaître et on ne va jamais travailler avec ce gouvernement. On réagit en fonction de nos principes ».
+ : Pourtant, vous parlez d’un coup d’Etat ?
= : « C’est un coup d’Etat en deux temps : des intimidations et des menaces directes et indirectes, puis ce qui s’était passé plus tard à Antanimena où je pensais qu’on aurait dû discuter d’une manière sérieuse et dans la sérénité d’une sortie de crise. De même pour la Hcc, cela entre dans ce climat des intimidations ».
+ : Il y avait déjà une rencontre avec la communauté internationale, il y a quelques semaines, avec le Chef de gouvernement Monja Roindefo, cela n’est-il pas déjà le début d’une coopération entre la communauté internationale et le régime transitoire ?
= : « Personnellement, je n’étais pas présent puisque j’ai été dans le Sud, auprès de la population victime de la sècheresse, histoire de faire savoir au monde entier qu’il n’y a pas que cette crise politique à Madagascar. Nous étions dans la partie sud du pays car un projet de relance de la culture de sorgho a été initié avec notre assistance. Et pour votre information, cette assistance à Madagascar s’élève à 100 millions de dollars par an dont 17 millions pour l’assistance aux appuis alimentaires. Pour cette rencontre, la communauté internationale est venue écouter, et nous écoutons jusqu’aux élections présidentielles que nous exigeons se tenir avant la fin de cette année. Une mission conjointe des Nations unies, de la Sadc et de l’Union africaine sera sur place pour évaluer la faisabilité de l’élection. Madagascar a intérêt à organiser une élection présidentielle avant la fin de cette année, car s’il n’y a pas une décision d’ici là, on craint que l’éligibilité de Madagascar au sein de l’Agoa risque d’être compromise ».
+ : La conférence nationale se tiendra bientôt. Quel est votre avis sur la tenue d’une telle rencontre ?
= : « Cette rencontre devrait s’inscrire dans le cadre de la recherche d’une solution consensuelle de la crise. Ainsi, elle devrait être organisée par un organisme neutre, la société civile ou les « Raiamandreny » par exemple, mais non pas par le gouvernement de la transition. La neutralité des églises a été déjà compromise après l’incident de l’Episcopat».
+ : Certains hommes politiques ont souhaité l’intervention de l’armée de la Sadc. Est-ce une meilleure voie pour sortir Madagascar de la crise ?
= : « L’arrivée des soldats étrangers est un facteur de déstabilisation ».
Recueillis par Jean Luc Rahaga et Alphonse Maka
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Renversement de situation dans la Grande Ile
par RFI
Article publié le 22/04/2009 Dernière mise à jour le 22/04/2009 à 04:40 TU
La situation à Madagascar s’est renversée de façon notable ces derniers jours : alors qu’il y a quelques semaines les partisans d’Andry Rajoelina étaient interdit de défiler, ce sont aujourd’hui toutes les autorisations de manifester dans les lieux publics à Madagascar qui ont été suspendues par un arrêté pris hier lors d'un Conseil des ministres de la Haute autorité de transition. Lundi 20 avril, les forces de l'ordre avaient brutalement réprimé des partisans de Marc Ravalomanana qui avaient quitté la Place de la démocratie où ils étaient cantonnés depuis plusieurs jours. Mardi, plusieurs milliers de partisans de l'ex-président malgache se sont recueillis et ont prié pour les victimes de cette répression, sur cette même place de la capitale malgache.
Renversement de situation à Madagascar. Il y a deux mois, Andry Rajoelina et ses partisans contestaient dans les rues d’Antananarivo le régime Ravalomanana et s'emparaient du pouvoir. Quelques semaines plus tard, c'est au tour du nouveau président d'être récusé par des milliers de manifestants qui investissent les mêmes rues de la capitale.
Lundi 20 avril, les forces de l'ordre ont brutalement réprimé les partisans de Marc Ravalomanana, et Andry Rajoelina a choisi d'interdire les manifestations jusqu'à nouvel ordre. Cette interdiction sera-t-elle respectée ?
Dans le camp des partisans du président évincé, deux tendances s'affrontent : d'un côté les colombes du TIM, le parti présidentiel, de l'autre, les affidés de Manandafy Rakotonirina nommé la semaine dernière Premier ministre par Ravalomanana. Certains seraient même prêts à en découdre avec les forces de sécurité et les risques de guérilla urbaine ne sont pas à écarter.
« Manandafy Rakotonirina ne pèse pas sur l'échiquier politique… »
« Manandafy Rakotonirina ne pèse pas sur l'échiquier politique, explique un observateur averti, en surfant sur la légalité, il peut profiter de l'agitation de la rue pour exister et capitaliser en vue des prochaines élections.»
Pour l'heure, en tous cas, la transition semble mal engagée et les facilitateurs espèrent toujours remettre autour de la table tous les acteurs impliqués dans les négociations suspendues il y a dix jours.
Pratiquement toutes les parties se disent aujourd'hui prêtes à valider une convention élaborée pour gérer de façon consensuelle la transition. L’équipe Rajoelina ne semble visiblement pas pressée de l'approuver.
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Un mort dans une manifestation pro-Ravalomanana
Lundi 20 avril 2009
Une manifestation des partisans du président évincé du pouvoir au mois de mars a été violemment réprimée, lundi, par les forces de l'ordre, à Antananarivo, la capitale. Un manifestant a été tué, une douzaine d'autres ont été blessés.
AFP - Un partisan du président évincé de Madagascar Marc Ravalomanana a été tué lundi et au moins 13 blessés, dont cinq grièvement, à l'issue d'une manifestation violemment réprimée par les forces de l'ordre à Antananarivo, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le cadavre d'un manifestant était entreposé lundi après-midi dans la morgue du principal hôpital de la ville, HJRA, a constaté un journaliste de l'AFP.
Interrogé par l'AFP, un médecin urgentiste de l'hôpital, Lary Tiana Rabary, a indiqué que l'autopsie déterminerait si la victime, touchée à la tête, a été tuée par une balle ou un éclat métallique.
A l'extérieur du service des urgences, une liste de 12 blessés était affichée, dont cinq en réanimation et deux en neurologie.
Plusieurs sources hospitalières ont précisé à l'AFP que 13 blessés, dont une grande majorité par balle, avaient été admis à l'hôpital.
Les forces de l'ordre ont dispersé à plusieurs reprises lundi après-midi des groupes de partisans de M. Ravalomanana, à coups de grenades lacrymogènes et de tirs de sommation.
Plusieurs milliers de manifestants pro-Ravalomanana s'étaient une nouvelle fois rassemblés lundi midi "Place de la démocratie", un parc du centre de la capitale malgache où ils réclament quasi-quotidiennement le retour de M. Ravalomanana au pouvoir.
Le cortège s'est ensuite déplacé vers la Haute cour constitutionnelle où une délégation a demandé à l'institution des "explications sur la mise en place de la Haute autorité de transition" au regard de la Constitution.
Les partisans de M. Ravalomanana se sont ensuite dirigés vers le tribunal de grande instance, qui était fermé, pour y déposer une lettre au procureur de la République protestant contre la saisie, dimanche soir par des militaires, d'équipements de transmission de Radio Mada, Radio Fahazavana et Télé Mada, trois médias proche de l'ex-président.
Les forces de l'ordre sont alors intervenues pour disperser les manifestants à coups de grenades lacrymogènes et assourdissantes.
Des affrontements, qui se poursuivaient lundi à 17H30 (14H30 GMT), ont ensuite opposé pendant plusieurs heures les forces de l'ordre à des groupes de manifestants mobiles qui leur lançaient des cailloux, dans le quartier du lac Anosy, regroupant de nombreux ministères.
Lâché par l'armée et confronté à la pire crise qu'il ait connue depuis son arrivée à la tête du pays en 2002, M. Ravalomanana avait remis ses pouvoirs à un directoire militaire le 17 mars. Ce directoire les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors chef de l'opposition, et désormais à la tête d'une Haute autorité de transition (HAT).
L'UA, la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) et l'Organisation internationale de la Francophonie ont suspendu Madagascar. Les Occidentaux ont condamné ce qu'ils considèrent comme un "coup d'Etat".
La crise politique dans la Grande Ile a entraîné la mort de plus d'une centaine de personnes depuis fin janvier et paralyse l'économie.
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Madagascar filouterie : qui berne qui, au fait ?
Dimanche, 19 Avril 2009 07:23 webmaster
Il y a ce qui se dit et ce qui prévaut réellement. Tout est question d’intérêts. Mais quels sont ceux de ces personnages qui persistent à protéger les intérêts d’un authentique filou qui a mis tout un pays sous sa coupe réglée faite de corruption, de détournements de deniers publics et d’abus de pouvoir incroyables ? Tikoland, le retour.
Filoha (prononcez filou)
S’il est vrai que l’argent dirige le monde, Madagascar restera à la traine des nations en voie de développement. Le pays n’a jamais été pauvre mais ce sont les dirigeants et leur cour (des miracles) qui ont été riches d’une pauvreté d’esprit égoïste. En effet, face à plus de 20 millions de Malgaches, une poignée d’autres Malgaches, avec la complicité directe ou indirecte de ces soi-disant « grands de ce monde », sème le bordel au lieu de penser réellement à l’avenir de leurs descendants. Quel est donc cet intérêt irrésistible à défendre un filou (c’est la prononciation de « Filoha » en malgache) dont les coups tordus émergent au fil du temps ? Est-ce à dire que la majorité des hommes d’Etat (d’Afrique surtout) pratiquent le même genre de sport ? C’est réellement incroyable que cette poignée de Malgaches puisse montrer autant d’intelligence négative, improductive pour vivre le temps présent. Et ils parlent de ce qu’ils ignorent, en en rajoutant ; et ils s’acharnent à dire du mal des autres comme si leur vie en dépendait ; et ils affabulent tout autant que celui qu’ils prétendent avoir été le meilleur président que Madagascar n’ait jamais eu. Voilà pour ce qui se dit. Mais la réalité, ils font semblant de l’ignorer totalement. Car pour ces passants sur terre qui n’auront qu’un passé fait de conneries, l’avenir est déjà derrière eux. Et le monde tournera bien sans eux. Mais comme il faut de tout pour faire un monde, justement, laissons-les médire à outrance et à tout-va. Ils ne pourront jamais rien contre leur conscience qui va les hanter jusqu’à la fin de leur vie. Ils ont beaucoup d’idéologie mais aucune idée pour leur propre avenir sur une décennie. Passons à Tikoland 3.
Zone tampon
Dès que le filou a perdu tous ses pouvoirs maléfiques, le charme est tombé et des dossiers solides ont été rendus publics. C’est fou ce que la majorité des medias d’ici et d’ailleurs en font une impasse. Il ne s’agit pas de s’acharner sur ce « bon Dada Ravalomanana » mais de faire découvrir toutes les manigances qu’il a perpétrées à l’encontre du peuple malgache, avec la force de la puissance publique. Ce qui suit n’est pas sujet à polémique. A moins vraiment d’avoir pactisé avec le diable. Dans le courant de l’année 2008, Marc Ravalomanana est allé inaugurer, les installations de l’abattoir d’Antananarivo, sis sur la route digue. Abattoir acquis par l’empire Tiko on ne sait plus trop comment. Ou plutôt on le sait trop bien… Ce jour-là, 2
Ravalomanana est arrivé en hélicoptère et aucun journaliste n’a eu le droit de couvrir « l’évènement ». Sauf ceux du groupe Mbs. Mais bien avant, la population avait été intriguée par cette palissade longue de plusieurs centaines de mètres qui avait été dressée à proximité de cet abattoir, à Andohatapenaka, zone rouge de pauvreté urbaine. Elle cachait à la vue une opération de remblayage de plusieurs hectares de rizières qui faisaient vivre des dizaines de famille. Ce, depuis la nuit des temps. Il faut savoir que depuis le temps des royautés jusqu’à l’amiral Didier Ratsiraka, en passant par la colonisation, aucun dirigeant n’avait osé toucher cette zone dite tampon. Pour la simple raison que tout remblayage entrainera, à terme des perturbations au niveau même de l’environnement. La terre était fertilisée par des sortes de serfs modernes à la merci de n’importe qui…
Alma et Pam
Mais il est dit que Ravalomanana ne recule jamais lorsqu’il s’agit de s’enrichir le plus rapidement possible et de manière durable. Qu’il croyait. A l’époque, aucune explication plausible n’avait été fournie par les responsables directs. Tous se sont défilés face aux questions des journalistes. Comme il s’agit de terrains domaniaux, on avait parlé de construction de logements sociaux à réaliser par l’Etat. Il aura fallu attendre le retour d’Allemagne du filou pour comprendre qu’il s’agissait de faire de cet immense terrain, une ferme « pilote », avec la bénédiction du Pam (Programme alimentaire mondiale) de l’ONU, toujours prompte à gober les mensonges d’un personnage nanti d’une duplicité infernale. Déjà une infamie que de vouloir nourrir et engraisser des cochons plutôt que trouver des solutions alimentaires directes pour le peuple famélique. Mais, tôt ou tard, la vérité -qui est unique- fait surface au moment opportun. Ainsi, voici les dessous de ce que je nomme donc Tikoland 3. Les paroles s’envolant dans l’éther mais les écrits demeurant éternels. En fait donc, cette zone remblayée précipitamment et sans autorisation légale de la Commune alors dirigée par Andry Rajoelina, n’a pas été achetée par l’Etat, déjà propriétaire, mais a été vendue à la société Alma (« Asa sy Làlana Malagasy ») une branche de l’empire Tiko appartenant à Ravalomanana Family. Pour les grincheux de service qui veulent des preuves, ce terrain porte le nom de « Andohatapenakana Domaine » et est inscrit sous le numéro IN n°60.770 A. Sa superficie exacte est de 8ha 59 ca 1a.
Plus de 18 milliards de l’Etat pour le remblayage
Comment et combien ce terrain a-t-il été acheté ? Voilà des questions qui vont intéresser au plus haut point le sieur Ratefinanahary Emile, le meneur du GTT à Paris et la dame Vony Rambolamanana, chef groupe des juristes en France (qui semblent ignorer la vraie personnalité de celui qu’ils prétendent être légaliste). Tout simplement en utilisant les deniers publics destinés à la Région Analamanga (subventions pour l’année 2008), issus du Trésor public. Rien que pour les travaux de remblayage, cela a coûté 18.270.700.000 anciens francs ou 3.654.140.000 Ariary au total. Ce sont des sous du peuple tout de même ! Concernant le montant de la vente proprement dite à Alma, le mètre carré a été cédé au prix honteux de 25.000 anciens francs soit 5.000 ariary le mètre carré. Ce qui fait un total de 2.012.525 anciens francs ou 429.505.000 Ariary. Mais est-ce Alma qui a vraiment payé ? Plus fort encore de la part du filou (qui démontre que dans les coulisses du pouvoir garanti par une constitution qui a toujours protégé les dirigeants au lieu de servir le peuple) : Si les travaux de remblayage ont débuté au mois d’avril 2008, l’acte de vente au nom de Alma a été établi en décembre 2008. Plus formidable aussi : cet acte de vente n’a été enregistré qu’en février 2009 à la direction des grandes entreprises. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? 3
Tiko Agri
Attenants à ce terrain, se trouvent trois lots ayant appartenus à des ressortissants malgaches d’origine indo-pakistanaise (« Karana »). Ils ont été « achetés » par la société Tiko Agri (encore propriété de Ravalomanana Family) et enregistrés aux mêmes dates que celles de « Andohatapenakana Domaine ». Je fais abstraction, ici, des « indemnités » dérisoires données aux familles qui ont été purement et simplement dégagées de ce grenier à riz devenu un immense terrain vague et dangereux pour la circulation des eaux de pluie sur la Capitale de Madagascar. A présent, ces gens n’ont plus que leurs yeux pour pleurer, les sous octroyés s’étant dissous comme du sel dans de l’eau. Voilà donc les hauts faits de ce personnage qu’une poignée de gens entendent remettre en selle. Authentique filou qui continue à tromper tous les imbéciles du monde en mentant via le téléphone. « Dada » sera de retour ce samedi 18 avril 2009. Il est 21h au moment où je rédige cet article mais pas de « Dada » en vue. Mais il a bien fait les choses sur place. En effet, les membres du Tim et les anti-Tgv ont établi leur quartier général à l’hôtel… Carlton (ex-Hilton) d’Anosy. Henri Fraise fils et Cie sont-ils complices ou s’agit-il d’une simple « coopération commerciale » ? Et la famille Fraise va-telle voir la couleur de son argent ou me faire parvenir un autre démenti, comme à propos de Tikoland 1 où j’avais spécifié que Tiko était actionnaire de cet hôtel prestigieux où les prix ne sont pas donnés? A présent, un peu de lecture en anglais ne feront de mal à personne. Et puis, si vous accédez à Internet, c’est que votre niveau intellectuel est élevé. C’est la manière de l’utiliser qui est minable pour certains…
Mswati IIII, the last friend ont the earth
Marc Ravalomana stated that His Majesty King Mswati IIII is a welcoming leader with whom he is on good terms and therefore, coming to the kingdom proved to be a positive move. « His Majesty is also Chairman of the SADC troika on politics, defence and peace so when security back home became very tense, I had to come here so as to explain to him first hand what was happening,” Ravalomana said. The deposed leader said he also knew the king on a personal level even before the crisis in the Indian Ocean Island erupted thus coming here was not strange. « I was even here during the 40-40 double celebrations in September at His Majesty’s invitation and I know the king very well and his hospitality is appreciated », he said. Ravalomana, who could not stop singing the king’s praises, said His Majesty took in his family and entire delegation during the most difficult of times and mentioned that such is a spirit of good friendship. After being ousted, Ravalomanana’s whereabouts remained unknown until he resurfaced in Swaziland. At yesterday’s press conference (april 15th 2009), Ravalomana was flanked by SADC Executive Secretary Thomas Salomao and Foreign Affairs Minister Lutfo Dlamini. Ravalomana is currently booked at the luxurious Royal Villas (Sultan suite) which is said to cost not less than E25 000 per night and government had said his stay would be funded by the state. (Source : « Times of Swaziland »). Vous aurez compris que le filou vit comme un pacha. Jusqu’à quand ?
L’autre filou
Mais pourquoi Ravalomanana ne rejoint-il pas la Suède, sa seconde patrie (« Tanindrazako faharoa »), comme il l’avait si bien déclaré lors d’un de ses retours de l’extérieur ? Il a sûrement peur de rencontrer la juge Eva Joly qui l’a aidé dans le dossier lutte contre la corruption mais qui s’est fait jetée par le filou qui a subodoré qu’elle voulait dénoncer les réalités vraies. Quant aux autres pays qui le défendent, qu’est-ce qu’ils attendent pour l’accueillir à bras ouverts ? Effectivement la connerie a des limites que ni Sarkozy, ni Obama, n’oseront franchir. Le filou sera donc condamné à errer en Afrique, au milieu de ses pairs qui, un de ces quatre matins, en auront assez après l’avoir pressé comme un citron. Déjà qu’ils ne savent plus quoi faire de Robert (Rabeute en anglais) Mugabe. Alors, un Ravalomanana ? 4
Lorsqu’il n’aura plus de sous donc, qui vivra verra. Mais il en a encore, c’est certain. A se demander qui berne qui dans cet épisode de l’Histoire de Madagascar, devenu sordide à force d’intérêts financiers flagrants. Et, ici, je ne peux m’empêcher de parler de Manandafy Rakotonirina, nommé « Premier ministre » par le filou Ravalomanana via… téléphone. Je connais et j’ai vécu ses débuts en 1972. Il avait monté le parti Mfm (« Mitolona ho an’ny Fanjakan’ny Madinika ») qui luttait alors pour le gouvernement des petits, des pauvres. Du quartier d’isotry plus particulièrement. Il n’a jamais pu accéder, par lui-même, à un poste de haut rang. Aujourd’hui, son rêve semble réalisé par un… capitaliste féroce ! Mais son destin est déjà écrit : ce ne sera jamais rien qu’un rêve et mes amis Mfm purs et durs du début, se sont déjà détournés de cet autre filou dans le domaine politique malgache. Manandafy a mangé à tous les râteliers des dirigeants, de Didier Ratsiraka à Ravalomanana. Combien a-t-il reçu dans cet ultime retournement de veste ? Et combien gagnent tous ces « orphelins » privés d’un père (« Dada ») inventé de façon purement idéologique pour berner une partie du peuple malgache devenus les portefaix d’une démarche politique séculaire qui ne mènera le pays nulle part. Certains des millions, d’autres des bananes et de l’espoir qui fait vivre les imbéciles. Tant pis pour vous !
L’oeil de Caïn
A l’heure de votre mort, vous lèguerez à vos propres descendants un avenir fait de duplicité, de mensonges, de vie au jour le jour. Rien, en finalité. Défendez un tyran, insultez les hommes sensés. Il en restera toujours quelque chose. Mais de grâce, répondez-vous à vousmême la question suivante : que ferez-vous en 2019 ? Le « Dada » aura 70 ans et non pas 50 ans. Et le Pr Zafy Albert risque de ne plus être de ce monde. Didier Ratsiraka aussi. Il faut donc excuser leurs égarements actuels. Pas contents ? Et alors ? Je n’écris pas pour faire plaisir mais pour ouvrir la fenêtre de votre conscience coincée par la très mauvaise foi. Si certains d’entre vous ont encore une conscience, évidemment. Traitez-moi de tous les noms. Je ne participe pas à un concours de meilleur article ou un truc de ce genre. Je vous lance vos quatre vérités (qui blessent toujours) en face. Enfin pour les menaces et autres insultes, sachez que tous, autant que nous sommes, nous mourrons bien un jour. Pas vous, ni « Dada » ? Rien n’est éternel, ici-bas, sauf les conneries qui se transmettent de génération en génération par la faute d’intelligents irresponsables qui ramènent tout à leur propre confort et leurs inérêts immédiats personnels. Et comme je n’ai rien à gagner, je n’ai donc rien à perdre non plus. Je ne mettrais donc jamais de gants dans mes écrits, face à l’imbécilité humaine. Enfin sachez que je suis un journaliste d’archives et non pas un chasseur de primes ni de scoops occasionnel. Ce que j’écris aujourd’hui sera valable dans 50 ans. Mes arrières-arrières-petits enfants sauront ce qu’il s’est vraiment passé à l’époque actuel et qui a fait quoi exactement. Et les vôtres ? Des petits Judas en puissance, sans doute ? C’est cela prévoir l’avenir et non pas tout détruire systématiquement pour rien. Au final. Vous connaissez l’oeil de Caïn, j’espère.
Jeannot Ramambazafy –Journaliste
Publié par MTS à 12:45:42 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
It’s now safe for ousted Ravalomanana to return
Apr 19,2009 00:00 by MFANUKHONA NKAMBULE
MBABANE—Swaziland and her allies are making means to take ousted Madagascar President Marc Ravalomanana back to his native country because it is now safe for him to return.
A high powered delegation is due to leave anytime this week to Madagascar, to make thorough preparations for Ravolomanana’s return to presidential power. Yesterday, the ousted Madagascar president was in South Africa with Minister of Foreign Affairs, Lutfo Dlamini, to meet the Troika on the political impasse in Madagascar and latest developments regarding the political situation there.
It has been revealed that the high- powered delegation that is destined to Madagascar includes officials from SADC and African Union (AU). Both bodies called for the unconditional return of Ravalomanana, who was ousted by Rajoelina’s cohorts, who included a faction of soldiers who were against Ravalomanana’s presidential rule.
However, the ousted president has appointed a prime minister and further made him minister of defence and used his powers vested in the constitution.
The intelligence from SADC and AU is already in Madagascar to closely monitor the situation and it can be said that the intelligence, which included soldiers and police assured Ravalomanana of his safety. It is for this reason that the SADC-AU delegation is leaving for Madagascar to verify the facts that safety was guaranteed for the ousted president.
Minister of Foreign Affairs Dlamini said they were implementing the resolution of SADC, which called for the unconditional return of the ousted president. He said it pleased the ousted president and his delegation, together with both SADC and AU to learn that France and USA had already welcomed the appointment of the prime minister. Ravolomanana shared sentiments that it pleased him to see that the people of Madagascar rallied behind him and even accepted the appointment of the prime minister, Manandafy Rakotonirina.
Some news agencies reported that the current government in Madagascar was planning to arrest Ravalomanana and charge him with abuse of public funds but his close advisers told the Times SUNDAY that these were just empty threats made solely to derail progress.
http://www.times.co.sz/index.php?news=7144
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Times of Swaziland : It's now safe for ousted Ravalomanana to return |
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19-04-2009 |
D'après le quotidien Times of Swaziland du 19 avril 2009, Ravalomanana peut désormais rentrer à Madagascar en toute sécurité. Traduction libre et texte original en anglais.
MBABANE - Le Swaziland et ses alliés agissent en sorte pour ramener dans son pays le Président de la République de Madagascar, Marc Ravalomanana, car il peut désormais rentrer en toute sécurité.
Une délégation de plénipotentiaires est prête à partir à Madagascar cette semaine pour préparer consciencieusement le retour de Ravalomanana au pouvoir présidentiel. Hier, le Président de la République de Madagascar, chassé par un coup d'État, était en Afrique du Sud avec le Ministre swazi des Affaires Étrangères, Lutfo Dlamini, pour discuter avec la Troïka de la SADC à propos de l'impasse politique à Madagascar et des derniers événements concernant la situation politique.
Il a été révélé que la délégation qui sera envoyée à Madagascar comprendra des officiels de la SADC et de l'Union africaine. Ces deux organismes ont appelé à un retour inconditionnel de Ravalomanana, qui a été chassé par la clique de Rajoelina, clique incluant une faction de soldats opposés au Président Ravalomanana.
Cependant, le Président a nommé un Premier Ministre, à qui il a aussi attribué les fonctions de Ministre de la Défense, et a exercé les pouvoirs que la Constitution lui confère.
Des éléments de la SADC et de l'Union africaine sont déjà à Madagascar pour superviser de près la situation et on peut dire que ces éléments, incluant des soldats et policiers, ont assuré que Ravalomanana serait en sécurité. C'est pour cette raison que la délégation SADC-UA se rend à Madagascar pour vérifier que la sécurité est bien garantie pour le Président.
Le Ministre des Affaires Étrangères, M. Dlamini, a déclaré que ces éléments mettent en oeuvre la résolution de la SADC appelant à un retour inconditionnel du Président. Il a également déclaré que le Président Ravalomanana et sa délégation, ainsi que la SADC et l'UA, se sont réjouis que la France et les États-Unis ont approuvé la nomination du Premier Ministre par Ravalomanana. Ce dernier a exprimé sa joie de constater que le peuple de Madagascar le soutient et a même accepté la nomination de ce Premier Ministre, Manandafy Rakotonirina.
Certaines agences de presse ont rapporté que le "gouvernement" des putschistes a l'intention d'arrêter Ravalomanana et de l'inculper pour "détournement de fonds publics" mais ses proches conseillers ont affirmé au Times SUNDAY qu'il ne s'agit que de menaces vides de sens pour tenter d'enrayer le processus.
Publié par MTS à 12:44:05 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
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