Ambassadeur, Chef de Délégation de la Commission européenne
en République de Madagascar
à l’occasion de la célébration de la Journée de l’Europe
9 mai 2009
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
Je veux d’abord souhaiter la bienvenue à chacun d’entre vous pour cette nouvelle Journée de l’Europe. C’est pour moi une étrange impression que de voir réunis ici de nombreux visages familiers, amis ou partenaires, dans des circonstances si particulières.
Je vous dirai un mot sur l’Europe puis deux mots peut-être sur Madagascar, avant de revenir sur le sens de l’engagement européen à Madagascar.
Notre rassemblement d’aujourd’hui commémore la déclaration Schuman de 1950, qui marque la fondation d’un rêve d’intégration économique et de paix. L’Europe que voulaient Robert Schuman et ses pairs c’est celle de “l’unité dans la diversité” comme le dit aujourd’hui la devise de l’Union. C’est aussi l’Europe des petits pas, une approche pragmatique et concrète pour un ambitieux projet d’intégration.
C’est l’idée que la construction de relations économiques denses et de la prospérité des gens précède et justifie la construction d’une entité politique. Pour les pères fondateurs de l’Europe, il n’était pas question d’établir une constitution ex nihilo, ni de rédiger de grands traités, mais d’abord d’améliorer la vie des gens. D’ailleurs, à 50 ans passés, l’UE n’a toujours pas de constitution ….
Après 30 années de croissance douce et 15 ans d’élargissements successifs, l’Europe traverse aujourd’hui une profonde crise, comme d’ailleurs le monde qui l’entoure. Pour la première fois depuis des années, la production et la richesse disponible décroissent ; le chômage augmente rapidement ; les frustrations sociales s’aiguisent et l’inquiétude se répand ; la notion même de prospérité et de croissance économique est remise en cause avec la montée des défis écologique, climatique, sécuritaire et sanitaire.
Plus riche qu’avant, le citoyen européen est aussi beaucoup plus inquiet pour son avenir et pour celui de ses enfants, et il pourrait être tenté de se replier sur lui-même. C’est un risque pour les mécanismes de solidarité internes à l’UE. C’est aussi un risque pour les engagements externes de l’Europe, en direction du monde en développement.
Aussi vaste et riche soit-elle, l’Europe sait qu’elle est étroitement interdépendante du monde qui l’entoure ; que sa croissance et son dynamisme reposent sur son insertion toujours plus active dans l’économie mondiale. L’Europe n’est pas une île. Elle est un continent. Si elle s’isole, elle s’étiole. C’est en s’ouvrant qu’elle revit.
Il y a trois ans de cela, lors d’une conférence dans l’amphithéâtre de l’Université d’Ankatso, le Commissaire européen Louis Michel traitait de la gouvernance devant un parterre d’étudiants et de personnalités de la société civile, dont beaucoup sont ici aujourd’hui. Dans sa conférence, Louis Michel, qui est un homme politique libéral, exposait avec conviction que pour s’engager sur un chemin de gouvernance et de développement, un pays comme Madagascar avait besoin de plus d’Etat. Dans beaucoup de pays en développement, disait-il, c’est la trop grande faiblesse de l’Etat, son manque de moyens économiques et de capacité juridique qui engendrent la corruption et qui rendent impossible l’exécution des fonctions régaliennes et la conduite d’une stratégie de développement.
Trois ans plus tard, il n’est pas certain que le message de Louis Michel ait été entendu. Avec tristesse, les européens apprennent au contraire que Madagascar est dans tous ses états, et que le pays flotte depuis plusieurs semaines dans un brouillard institutionnel et juridique.
Lorsqu’on émet des mandats sans arrestation, et qu’on procède à des arrestations sans mandat, lorsque les élus cèdent la place à des autorités de circonstance, lorsque les ordonnances remplacent les lois, lorsque les fonctionnaires ne savent plus à quel ministre répondre, et que chaque camp rêve de confisquer les moyens de communication de l’autre, il n’existe plus d’ordre social ni de repère auquel les citoyens puissent se référer ; il n’y a plus d’état de droit, et plus beaucoup d’Etat tout court. Le développement, forcément, se trouve mis entre parenthèses. Les européens qui sont ici, amis et partenaires de Madagascar, comprennent au moins en partie d’où provient la crise, et les désordres qu’elle engendre. Nous connaissons tous les faiblesses des régimes précédents, que l’UE a relevées à maintes reprises au fil des ans. Chacun de nous a ressenti le besoin profond de progrès économique, la soif de justice sociale, d’ouverture démocratique et de gouvernance responsable qui se sont exprimés dans les manifestations populaires et qui ont fait basculer le pouvoir établi.
Mais, même avec les yeux dans le dos (maso-ivoho) que la langue malgache attribue aux diplomates, les observateurs européens que nous sommes ne comprennent pas toujours la direction des choses. Tout comme vous, nous nous inquiétons de voir perdurer et se raidir le conflit, quand il faudrait du dialogue ; de voir les rivalités de personnes prendre le pas sur les débats d’idées, les dénonciations du passé l’emporter sur les propositions d’avenir.
Préoccupant me parait le fait que certains comportements d’aujourd’hui ne soient pas à la hauteur des valeurs qui ont été au cœur des revendications. Chaque atteinte aux libertés, chaque dérapage influence négativement la perception de vos partenaires. Une transition, ce n’est pas seulement un rêve de terre promise de l’autre côté du pont; c’est d’abord la façon dont chacun franchit le pont et se comporte pendant le changement.
“Ataovy toy ny dian-tana : jereo ny aloha, todiho ny aoriana” : Dans sa démarche, le caméléon regarde vers l’avant, mais il surveille en même temps ses arrières ……
Si Madagascar vit une période difficile, le pays possède en lui tous les éléments de la solution. J’en veux pour preuve une visite toute récente dans un chef lieu de district de la région d’Amoron’i Mania.
Samedi dernier, donc, je me suis rendu incognito à Ambatofinandrahana. C’était le jour du grand marché. Des centaines de paysannes et de paysans convergeaient vers le chef-lieu et envahissaient la rue principale ; les marchandises abondaient sur les étals en cette période de récoltes.
Alors que je demandai à saluer le maire, on m’informe qu’il prend part à une cérémonie officielle et on m’invite à le rejoindre sur la place du marché. Là, le zébu du sacrifice vient tout juste d’être immolé, et la première pierre du nouveau marché va être scellée avec un mélange de mortier, de sang du sacrifice et de rhum. C’est avec plaisir que je prends part à la cérémonie et aux échanges de discours, d’autant plus que la nouvelle construction est financée par l’UE à travers le programme ACORDS.
Mais ce que je retiendrai surtout, c’est l’atmosphère d’harmonie et d’entente qui existe entre les élus et la population, entre le maire, ses conseillers communaux, l’adjoint au chef de district et les ray-amand-reny du lieu, tous rassemblés pour le lancement du nouveau chantier. Quand Tana se disperse en luttes de pouvoir, les gens d’Ambatofinandrahana creusent le sillon du développement et bâtissent sur le consensus social. Voilà une source d’inspiration pour nous tous.
Parce que le bien-être des européens dépend étroitement de leur insertion dans l’économie mondiale, l’UE a toutes les raisons de se montrer solidaire, même en période de crise.
A la conférence de Doha en décembre, et au G20 de Londres en avril dernier, l’Union a réaffirmé son engagement pour le financement du développement. La tentation protectionniste a été écartée. Le défi écologique est désormais pris au sérieux par tous, comme on le verra à Copenhague.
Il y aura donc demain plus de ressources, et plus d’opportunités, pour les pays en développement, et d’abord pour les plus pauvres d’entre eux, dont Madagascar fait partie.
A Madagascar, les actions de coopération se poursuivent partout où cela est possible, en attendant les décisions que l’UE prendra à l’issue du dialogue politique. Notre engagement auprès des populations dans la lutte contre la pauvreté n’a pas faibli, et les moyens humains et financiers à mobiliser au titre du 10 ème FED restent considérables.
Ce qui a changé, bien sûr, ce sont les conditions politiques et la nature juridique des relations que nous pouvons entretenir avec les pouvoirs publics.
La crise ne remet pas en cause nos engagements, mais elle porte atteinte au partenariat qui est au cœur de la coopération européenne. Dans la résolution qu’il a adoptée cette semaine à Strasbourg, le Parlement européen s’est exprimé très clairement à cet égard.
Le dialogue politique que l’UE ouvrira très prochainement avec les autorités de la transition, les autres forces politiques et la société civile nous permettra de mieux comprendre les Page 4 4 changements en cours, les attentes de chacun et de mesurer le chemin à parcourir pour restaurer le respect des éléments essentiels de Cotonou. Nous le mènerons en étroite liaison avec le Groupe de Contact International récemment établi à Addis Abeba. Je me réjouis d’avance qu’à cette occasion, les Ambassadeurs de plusieurs Etats Membres s’apprêtent à nous rejoindre.
Dans l’Accord de Cotonou qui lie Madagascar et l’UE, le lien n’est pas innocent entre valeurs politiques et coopération économique. Il est délibéré. Pour les ACP, comme pour l’UE, il signifie qu’un développement durable ne s’obtient pas seulement par un taux de croissance. Le développement requiert d’abord le respect de l’Homme dans sa dignité, et une attention constante à la justice et à l’équité sociale. C’est sans doute une des leçons du passé récent. C’est surtout une leçon pour l’avenir.
En cette Journée du 9 mai, je voudrais conclure mon propos sur un message de confiance, et renvoyer vers l’opinion européenne l’image d’Ambatofinandrahana : celle d’un peuple qui vit loin de la capitale et des intrigues politiques, qui a gardé le sens du vivre-ensemble, et qui tourne ses énergies vers demain.
Je vous remercie
Publié par MTS à 09:49:56 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
La nécessité d’une transition consensuelle
( paru le 9/5/2009 )
Bien que les affrontements ouvertement violents et mortels soient de moins en moins visibles ces dernières semaines, l’atmosphère reste corrosive. La crise n’a pas trouvé son issue, malgré les discours résolument magnifiants des partisans du nouveau pouvoir. C’est une crise qui attaque l’individu, l’acculant au chômage, à la précarité, et à une insécurité quasi-quotidienne. C’est une crise qui gangrène l’économie en catapultant les secteurs porteurs au rang de parents pauvres, ballotant les projets dans une incertitude malsaine. C’est une crise qui agresse la cohésion sociale, dessoudant les familles, créant des conflits entre les fidèles et les églises, générant une pression sans pareille dans les communautés. C’est une crise qui a détruit la confiance de l’opinion publique en certaines institutions comme le Parlement et l’Armée, en la crédibilité des hommes et des femmes politiques et oui, admettons-le, au professionnalisme des médias. C’est enfin une crise qui a mis le «fihavanana» malgache à rude épreuve, le réduisant à ses plus lointaines frontières.
Le retour au dialogue et aux négociations n’est pas une alternative : c’est un chemin obligé qu’il faudra bien emprunter tôt ou tard. Ce statu quo, en dehors du champ inconstitutionnel et de la légitimité discutable où il est planté, a aussi le très sérieux désavantage d’être un foyer de tensions, prompt à exploser. Les germes du mal sont déjà semés : menaces et intimidations, liberté d’expression bafouée, arrestations brutales et faites dans le désir simpliste et peu honorable de réduire la dignité des interpellés, des promesses et décisions économiques qui laissent perplexes. Et bien sûr, ces autres courants d’opinions politiques, importants par leur nombre ou par le bien-fondé du raisonnement, qui ne sont pas écoutées.
Bien sûr, il faudra faire des concessions, tant du côté de la HAT que de celui des contestataires. Ces concessions sont incontournables parce que cette transition n’est pas seulement une passerelle vers une autre étape de notre vie nationale ; elle n’a pas à être réduite en la seule expression d’une lutte de factions politiques ; elle ne doit pas être confiée à la gestion unilatérale d’une seule entité ; elle doit être un des piliers solides de la nouvelle étape. Solide, parce que réfléchie, consensuelle, négociée et inclusive.
Le collectif des organisations citoyennes et des citoyens, (CCOC) reste aujourd’hui l’une des structures capables d’être le maître d’œuvre de ces négociations, grâce et à travers sa neutralité et son indépendance. Ce sont deux conditions sine qua non pour que les issues des rencontres entre les mouvances principales soient gérées et facilitées, dans un esprit définitivement non partisan et participatif. Dans un climat de partis pris et de mainmise sur le pouvoir, il se peut que cette entité reste la dernière chance pour aboutir aux négociations d’un côté et à la résolution de la crise malgache par les Malgaches eux-mêmes, de l’autre côté. Une perspective qui, si elle réussit, inaugurera une nouvelle ère dans nos pratiques politiques.
Mialisoa Randriamampianina
Publié par MTS à 09:45:18 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Toamasina
Rajaonarivelo insiste sur l’amnistie
La revendication en vue d’une amnistie générale s’intensifie du côté des exilés et leurs partisans. Pierrot Rajaonarivelo a profité, hier, des retrouvailles avec ses partisans, au stadium Barikadimy de Toamasina, pour se prononcer dans ce sens. Sa déclaration a reçu le soutien du vice-président de la Haute autorité de la transition (HAT), Roland Ratsiraka.
L’ancien vice-premier ministre, accompagné par son épouse Renée Rajaonarivelo, a été accueilli en héros, hier, à l’aéroport. Un carnaval de six cent mètres de long, ouvert par des banderoles, surtout rouges, et des fanions rappelant la couleur du parti Avant-garde pour la rénovation de Madagascar (Arema), d’Ambalamanasa à Barikadimy, en passant par Valpinson, Ankirihiry et Mangarivotra, a précédé le grand meeting. Le trajet a été effectué pendant une heure et quarante cinq minutes.
Sur la tribune des officiels au stadium de Barikadimy, le couple Pierrot Rajaonarivelo a été entouré, entre autres, des anciens gouverneurs des provinces autonomes de Toamasina et de Toliara, Samuel Lahady et Jean de Dieu Maharante, l’ancien ministre Charles Rasoza, le président du Rassemblement pour l’avenir de Madagascar (RAM) et l’avocat Willy Razafinjatovo appelé Olala. Roland Ratsiraka est arrivé un peu plus tard sur place.
Le secrétaire national de l’Arema a évoqué, lors de sa prise de parole, l’existence de certaines personnes qui s’opposent à l’amnistie générale. « Notre joie n’est pas effective tant que l’enfant de Toamasina, qu’est le président Didier Ratsiraka, le Premier ministre Tantely Andrianarivo, ainsi que les ministres, restent encore dans leur situation actuelle », a-t-il déclaré.
Rossy
Avant cela, le chanteur Rossy, qui a choisi à cette occasion comme tenue de scène, une tenue militaire portant les cinq boutons de colonel sur les épaules, s’est distingué devant le public d’exilés politiques, pour exprimer son adhésion à la revendication pour une amnistie générale. Avec sa chanson « Avelao ho avy izay ho avy »,qui, littéralement veut dire : « Laisser arriver ce qui va arriver », il a pu faire danser sur la scène d’animation Pierrot Rajaonarivelo et sa femme Renée.
Publié par MTS à 09:40:25 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Lundi, 11 Mai 2009 00:00 A. Maka
« Les Européens qui sont ici, amis et partenaires de Madagascar, comprennent au moins en partie d’où vient la crise, et les désordres qu’elle engendre. Nous connaissons tous les faiblesses des régimes précédents, que l’Ue a relevées à maintes reprises au fil des ans.
Chacun de nous a ressenti le besoin profond de progrès économique, la soif de justice sociale, d’ouverture démocratique et de gouvernance responsable qui se sont exprimés dans les manifestations populaires et qui ont fait basculer le pouvoir établi.
Mais, même avec les yeux dans le dos (maso ivoho) que la langue malgache attribue aux diplomates, les observateurs européens que nous sommes ne comprennent pas toujours la direction des choses. Tout comme vous, nous nous inquiétons de voir perdurer et se raidir le conflit, quand il faudrait du dialogue ; de voir les rivalités de personnes prendre le pas sur les débats d’idées, les dénonciations du passé l’emporter sur les propositions d’avenir ». Cette déclaration est de Jean Claude Boidin, Chef de Délégation de la Commission européenne à Madagascar lors de la cérémonie de la célébration de la Journée de l’Europe, samedi dernier à sa résidence.
Pour plus précisions, ce diplomate a accordé une interview aux quelques journalistes présents au cours de laquelle, il invite les Malgaches à dialoguer et à trouver une solution à la crise. Apparemment, ce représentant de l’Union européenne suggère une solution consensuelle à la crise tout en proposant une élection dans les meilleurs délais. Du coup, il a annoncé que « L’Ue est prête à aider Madagascar pour organiser une élection libre et transparente ». Et M. Boidin de déclarer que le retour à l’ordre constitutionnel ne veut pas dire retour en arrière, mais revenir sur le chemin de droit. Plus précisément, il n’est pas question du retour de Marc Ravalomanana, a-t-il mentionné, car « il a déjà abandonné ». A cet effet, il réitère la rencontre de toutes les forces vives de la Nation pour un compromis. Mais, celle-ci demande une concession et une satisfaction des belligérants.
Avec la présence des hommes politiques de toutes tendances, lors de la Journée de l’Europe, M. Boidin est très optimiste. «Ceci montre que les hommes politiques sont prêts à discuter », a-t-il indiqué. A propos de la coopération entre l’Ue et la Grande Ile, le Chef de la Délégation a tenu à préciser que rien n’a été décidé, sauf la suspension de l’aide budgétaire, au mois de décembre dernier à cause des zones d’ombre sur la gestion des finances publiques durant l’équipe précédente. Une manière de dire que cette décision n’a rien à voir avec la crise politique actuelle. En fait, la décision sera prise à l’issue du dialogue politique, avec le gouvernement malgache, prévu dans quelques jours. Mais, le Parlement européen a déjà tranché en condamnant avec fermeté la prise de pouvoir à Madagascar.
A. Maka
Ils étaient tous là…
Une grande première. Lors de la cérémonie de la célébration de la Journée de l’Europe, les assistants n’ont entendu qu’un seul et unique discours, celui du Chef de Délégation de la Commission européenne à Madagascar, Jean Claude Boidin. Même présent sur le lieu, l’actuel ministre de la Transition Ny Hasina Andriamanjato n’a pas pu prononcer son discours. Toutefois, la présence des hommes politiques de diverses tendances n’a pas échappé aux yeux des observateurs. Les Zaza Ramadimbiarison, Jacques Sylla, Raharinaivo Randrianantoandro, Pierrot Rajaonarivelo, Roland Ratsiraka, Mamy Rakotoarivelo, Harrison Randriarimanana, Bakolalao Ramanandraibe, Madeleine Ramaholimihaso, Gl Yves Ratrimoarivony, Mgr Odon Razanakolona… ont été tous à la résidence de l’Ue.
Publié par MTS à 09:38:40 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Lundi, 11 Mai 2009 00:00 Verite
Deux semaines après son retour au pays, le secrétaire national du parti Arema Pierrot Rajaonarivelo est à Toamasina, hier. Plusieurs milliers de ses partisans l’ont accueilli à l’aéroport d’Ambalamanasa et au stade de Barikadimy.
Vers 13 heures 30 mn, l’appareil, affrété spécialement pour son déplacement, a atterri à Toamasina. Le comité d’accueil de cet homme politique vivant en exil pendant 7 ans, a organisé un carnaval à travers le Grand port de l’Est. Au cours de son allocution, Pierrot Rajaonarivelo a prôné le « fihavanana » et l’unité de tous les Malgaches. A cet effet, a-t-il insisté, l’amnistie générale des détenus et exilés politiques est incontournable pour que tous les fils de ce pays se réconcilient. Il a également souhaité le retour de Didier Ratsiraka et de Tantely Andrianarivo au pays.
Concernant le régime de transition, le patron de l’Arema n’a pas caché son souhait de voir un gouvernement d’union nationale, regroupant les forces vives de la Nation. Plusieurs hautes personnalités ont été également présentes à Toamasina, à citer le vice-Président de la Hat Roland Ratsiraka, Lahady Samuël, Vaovao Benjamin, Fanony Fulgence… Le groupe Rossy a animé l’ambiance ayant trait à une fête familiale.
Publié par MTS à 09:36:46 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
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