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Malagasy Tonga Saina

L'Amour pour Base, le Bon Sens pour Principe et le Progrés comme But

VIRE SUR ORDRE PRESIDENTIEL | 03 mars 2008

Viré sur ordre présidentiel

Jean-Paul Rossignol, l'ancien Conseiller Technique Départemental de la Côte-d'Or est de retour en France. Avec une drôle d'histoire malgache à raconter.

Il  ignore s'il a été le sélectionneur le plus éphémère de l'histoire du football. Mais sept mois plus tard, alors qu'il est revenu en France il y a deux semaines, Jean-Paul Rossignol a pris le parti d'en rire. Sa mission d'instructeur FIFA sur la Grande île vient de s'achever et l'ancien CTD de la Côte-d'Or ne se lasse pas de raconter son bref passage à la tête de la sélection nationale malgache. « J'étais installé à Tamatave où je remplissais ma mission de développement du foot à Madagascar. En février, j'ai été contacté par la fédération pour diriger la sélection, qui devait accueillir le 25 mars la Côte d'Ivoire pour les éliminatoires de la CAN 2008. J'avais accepté, à condition de ne pas abandonner ma mission et donc de diriger la sélection à temps partiel. Je devais faire les Jeux des Îles de l'Océan Indien que Mada allait accueillir au mois d'août... »
Le 25 mars dernier, la Côte d'Ivoire débarque donc à Antananarivo avec ses stars Drogba et Dindane en tête de cortège. Au stade de Mahamasina, les Eléphants s'imposent logiquement (3-0), marquant bien la différence entre une équipe qui fait partie du gratin africain et une autre habituée aux bas-fonds du classement mondial de la FIFA. « Mais ce jour-là, Madagascar a fait un bon match. Tout le monde avait l'air satisfait. » Tout le monde, sauf Marc Ravalomanana, le président de la République malgache, présent dans les tribunes alors que personne ne l'y attendait. « Il est venu sans prévenir, et cela avait causé quelques problèmes pour l'organisation de sa sécurité », se souvient Jean-Paul Rossignol.
Accompagné par quelques-unes de ses béquilles, le chef de l'Etat arbore un autocollant OUI sur sa poitrine, histoire de montrer à ses compatriotes qu'il est favorable à la modification de la constitution malgache, à deux semaines d'un important référendum.
Mais cette défaite contrarie fortement Ravalomanana, persuadé qu'elle influencera négativement les électeurs...
Grand Seigneur
Cela, Rossignol l'ignore encore. « Je suis rentré à Tamatave le lundi, et le soir, un journaliste m'a appelé pour me demander de commenter mon limogeage. J'ai d'abord cru à une plaisanterie. J'ai appelé le président de la fédération malgache, qui a un peu tourné autour du pot avant de m'avouer qu'il avait été mis devant le fait accompli. » Après le match, Ravalomanana a convoqué ses ministres, et vers 5 heures du mat', l'autoritaire président a pris la décision de virer Rossignol et son staff. « La fédération voulait me garder, mais elle ne pouvait pas peser. Si elle s'était opposée à mon éviction, elle risquait la dissolution. » Bonne pâte, Jean-Paul Rossignol n'a pas souhaité porter le pet devant la FIFA, alors qu'il s'agit d'un cas typique d'ingérence gouvernementale dans les affaires d'une fédération. « Je n'ai pas contesté. Car le gouvernement ne s'est pas privé pour virer comme des malpropres des membres d'organisations humanitaires. Alors, un entraîneur... Madagascar aurait pu être suspendu six mois et ne pas pouvoir organiser le tournoi de football des Jeux des Îles de l'Océan Indien. Mais le peuple malgache ne méritait pas cela... »
Depuis, Madagascar a été éliminé de la Coupe de la COSAFA, a perdu ses deux derniers matches en éliminatoires de la CAN et a échoué en finale des Jeux des Îles. Et les sélectionneurs se succèdent. « Tant qu'ils ne se décideront pas à travailler sur le long terme, ils n'avanceront pas. » Revenu à Dijon, Jean-Paul Rossignol pourrait reprendre la tangente dans les prochaines semaines. « J'ai été contacté par le FC Gateway Abeokuta, au Nigeria. La proposition est intéressante, mais l'insécurité dans le pays me fait réfléchir. » Egalement approché par la fédération chinoise, il pourrait se laisser tenter par l'offre de la Nouvelle-Calédonie, qui lui a proposé un poste de Directeur Technique National. Sa décision est imminente.

par Alexis Billebault - 18/10/2007

http://www.gazette-cotedor.fr/?page=29-sport&col=categorie&val=4-sport&lang=1&id_art=628-vir-sur-ordre-prsidentiel

Publié par MTS à 08:50:22 dans Revue de Presse | Commentaires (0) |

« L’interpellation est un exercice difficile » Nathalie Leenahrdt | 26 février 2008

« L'interpellation est un exercice difficile »

 

Questions à Alain Rey, pasteur réformé et secrétaire général de la CEVAA, Communauté d'Eglises en mission, à laquelle appartient la FJKM, l'Eglise de Jésus-Christ à Madagascar, dont le vice-président est Marc Ravalomanana, président de la République malgache.

 

par Nathalie LEENHARDT

 

Le fait que le président de la République malgache soit aussi vice-président de la FJKM doit être troublant ?
Bien sûr. A la CEVAA, nous avons toujours eu une position de questionnement sur la situation complexe de Madagascar. D'ailleurs, lors d'une rencontre avec Marc Ravalomanana en 2003, nous lui avons directement posé la question. Ses positions sont fermes : il est chrétien et souhaite poursuivre son engagement vis-à-vis de l'Eglise. Il n'y voit pas de risques de confusion possible.

La FJKM est régulièrement interpellée sur le sujet. Quelle est sa réponse ?
Elle est si souvent sollicitée sur cette question qu'elle prend désormais les devants. Il y a trois semaines à peine, lors d'une table ronde des partenaires de la CEVAA, le président Lala a souligné combien le religieux fait partie de la vie de la société malgache, combien le gouvernement s'appuie sur l'Eglise pour nombre de réalisations sociales. La FJKM a la volonté de s'incarner dans une réalité théologique concrète, incarnée par les gens, et de participer à la reconstruction du pays. Il pense également qu'il faut donner une chance à la chance, celle d'avoir un président chrétien, militant et engagé dans sa foi. Mais il dit aussi qu'il n'est pas possible au gouvernement de soutenir un culte plutôt qu'un autre.

Cette analyse relève d'une autre conception des relations Eglise-Etat. Pouvez-vous la critiquer ?
La situation de Madagascar n'est pas unique, elle est vraie dans d'autres pays d'Afrique australe. Elle tient aussi de l'histoire du pays où il y a depuis longtemps des pasteurs engagés dans la vie publique, comme Richard Andriamanjato, l'ancien président de l'Assemblée nationale. Notre objectif n'est pas la critique pour la critique, mais nous tentons d'engager nos Eglises sœurs à trouver la bonne distance avec le politique, de les éveiller au risque d'instrumentalisation dont elles pourraient être victimes. Nous savons aussi que certains pasteurs sont eux-mêmes réfractaires à cette situation mais qu'il leur est difficile de s'exprimer publiquement.

Comment tenir cette position sans paraître vouloir donner de leçons ?
Notre ligne est celle de la solidarité critique que nous fondons sur quatre points : d'abord, un axe prophétique. Là, il s'agit pour les Eglises de se dresser, de se lever pour dénoncer des régimes comme celui du dictateur Eyadema, au Togo. Ensuite, une démarche d'accompagnement, parce qu'il ne s'agit pas simplement de critiquer des régimes mais d'aider à trouver des solutions, à effectuer un travail de réconciliation ou de médiation qui peut aller jusqu'à la guérison. Enfin, nous insistons sur la formation des responsables et des membres des Eglises, dans une démarche de citoyenneté. Au niveau de la Cevaa, nous sommes engagés auprès de la FJKM dans l'accompagnement de ses projets missionnaires et en particulier la formation, l'éducation, la lutte contre la pauvreté et le développement des aumôneries (les hôpitaux, les collèges et les lycées, les prisons).

La solidarité critique est donc difficile ?
Oui, l'interpellation entre Eglises sœurs, entre chrétiens, est un exercice bien délicat, car chacun reste jaloux de son pré carré. Il faut alors faire preuve de sensibilité, de beaucoup d'écoute et d'humilité. Pourtant, dans le même temps, nous gardons la conviction forte que c'est un exercice nécessaire et qui va dans les deux sens.

La CEVAA, ou Communauté d'Eglises en mission

Elle rassemble 36 Eglises protestantes à travers le monde. Née en 1971, son objectif est de favoriser la rencontre, le lien et le partage, notamment entre le Nord et le Sud. Son programme missionnaire est fondé sur l'échange d'expériences, le travail en réseau, les échanges de groupes.

CEVAA
13, rue Louis-Perrier
34961 Montpellier Cedex 2.
04 67 06 51 77
cevaa.org

http://www.reforme.net/archive2/article.php?num=3201&ref=1912&PHPSESSID=3130179255405943539079f8eb9c621e

Publié par MTS à 09:05:11 dans Revue de Presse | Commentaires (0) |

Deux candidats pour Toamasina - Tribune 15 Novembre 2007 | 15 novembre 2007

Pour la Commune Urbaine de Toamasina (CUT), deux candidats maires et trois listes de candidats au conseil municipal ont été enregistrés au CAVEC pour les prochaines communales. Les deux candidats maires correspondent tous les deux finalement à l'attente de la population. Les électeurs, non surpris du tout, se contentent donc d'en prendre acte.Il s'agit du maire intérimaire, le Dr. Gervais, PDS en exercice depuis cinq mois, candidat du TIM, et de Maso José Michel, ex-député TTS, candidat du MTS.Quant aux listes des candidats conseillers municipaux, deux font naturellement pendant à l'alignement politique des deux candidats maires. La liste TIM, dirigée par Tsilangoni, un enseignant à la retraite, a fait ouverture aux candidats VATOMAMI, formation politique d'obédience présidentielle. La liste MTS est d'obédience Roland Ratsiraka intégrale, elle est conduite par un ancien membre du conseil municipal, Intsoru Fabiola. La troisième liste est née de l'opportunité des prochaines communales. Elle s'est fait appeler VMMV pour Vondrona Miray Manakaiky Vahoaka. Elle est tout-à-fait inconnue mais saura certainement profiter de la campagne de propagande pour se faire connaître.

Gilbert Rajoelisolo

Publié par MTS à 06:52:30 dans Revue de Presse | Commentaires (0) |

Madagascar Tribune Chef de région de l'Anosy - Tentative de détournement de fonds de campagne | 26 septembre 2007

Chef de région de l'Anosy - Tentative de détournement de fonds de campagne

Un autre coup bas contre le candidat du TIM à Amboasary Sud, Soja Jean André alias Kaleta. En effet, un certain Sata du MAGRO a remis vendredi 14 septembre dernier entre les mains du chef de région de l'Anosy, Tiaro Gabriel, une somme de 22.519.000 fmg. Cette somme est destinée à être remise au candidat du TIM dans le district d'Amboasary Sud pour couvrir sa campagne de propagande. Ce que le chef de région n'a pas fait. N'étant mis au courant de l'existence de ce fonds de campagne qu'avant hier, le candidat Kaleta a immédiatement interpellé le premier ministre Charles Rabemananjara et le ministre Yvan Randriasandratriniony qui assure effectivement l'administration du TIM et a sommé en même temps le chef de région de lui remettre cette somme dans 48 heures sous peine d'une poursuite judiciaire pour détournement de fonds.
Tiaro Gabriel n'a pas attendu l'expiration de ce délai pour restituer la somme. Pour Kaleta, c'est une tentative de détournement de fonds, bien que la somme soit minime pour lui. «Heureusement que j'ai mes propres moyens financiers me permettant de mener à bien ma campagne. De toute façon, je ne m'étonne pas devant ce sabotage du chef de région qui soutient un autre candidat à Amboasary Sud», a-t-il fait savoir.
En tout cas, le poulain du parti au pouvoir à Amboasary Sud ne serait pas le seul à être victime d'un tel sabotage. On pourrait rencontrer de cas pareils dans les circonscriptions électorales où les candidats du TIM ne sont pas ceux que les chefs de région ont proposé.

Source : Madagascar Tribune

Le 22/09/2007  

Publié par MTS à 15:44:53 dans Revue de Presse | Commentaires (0) |

L'opposition malgache accuse le président Ravalomanana d'exercice solitaire du pouvoir - Le Monde du 24 Septembre 2007 | 25 septembre 2007

L'opposition malgache accuse le président Ravalomanana d'exercice solitaire du pouvoir

  • LE MONDE | 24.09.07 | 10h11Mis à jour le 24.09.07 | 10h11

Fabienne Pompey

La faible mobilisation des électeurs malgaches constatée aux législatives anticipées qui se sont tenues dans le calme, dimanche 23 septembre, ne devrait pas empêcher le président Marc Ravalomanana d'atteindre le but qu'il s'est fixé en dissolvant l'Assemblée nationale le 24 juillet : renforcer sa majorité parlementaire et affaiblir des députés frondeurs.

Lâché par ses anciens alliés, par l'Eglise catholique et par une partie de ses troupes, le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 2002, gère seul ou presque le pays et supporte de moins en moins la critique.

Pourtant, l'opposition ne se berce d'aucune illusion. Après une campagne plutôt terne, menée avec des moyens rudimentaires, encore divisée, elle sait qu'elle ne peut prétendre à la victoire.

D'autant qu'elle doit partager l'espace de contestation avec d'anciens députés du parti au pouvoir, le Tiako'i Madagasikara (TIM), "J'aime Madagascar", en rupture avec leur formation.

Le TIM, créé peu avant les présidentielles de 2001, autour de la candidature de Marc Ravalomanana, a traversé plusieurs crises internes.

La première date de mai 2006, avec la destitution du président de l'Assemblée nationale, Jean Lahaniriko. Un an plus tard, parmi les députés fidèles au président, un groupe a dénoncé l'inertie du parti et créé un mouvement dit de "rénovation".

Il n'en fallait pas plus pour que le chef de l'Etat sanctionne les récalcitrants en dissolvant l'Assemblée, appelant à des élections anticipées à moins de deux mois de la fin du mandat.

"Il n'écoute plus personne. Il dirige seul, avec le ministre des finances. Même ses ministres ont peur de lui", affirme, sous le sceau de l'anonymat, l'un des anciens collaborateurs de M. Ravalomanana. Ceux qui, en 2001, louaient son efficacité, sa détermination et son indépendance, critiquent aujourd'hui son autoritarisme et son "mode de décision à la hussarde".

L'opposition dénonce la "dictature", et joue parfois à se faire peur : un cadre de l'Arema, l'ancien parti au pouvoir, refuse ainsi de se rendre dans les quartiers proches de la présidence, au motif que ce serait "dangereux".

Plusieurs ressortissants étrangers ont été déclarés indésirables, voire expulsés, parmi lesquels deux journalistes et le père Sylvain Urfer, un jésuite membre de l'Observatoire de la vie publique, une instance de la société civile.

Des politiciens et des hauts fonctionnaires sont en prison pour "atteintes à la sûreté de l'Etat" ou, le plus souvent, pour des malversations financières. "La plupart ont effectivement plongé la main dans la caisse. Ils ont le tort soit de se faire remarquer soit de déplaire au prince", poursuit un ancien député de l'opposition.

Depuis l'adoption d'une nouvelle Constitution en avril, les députés ne sont plus protégés par l'immunité parlementaire que durant les sessions. "C'est la méthode Ravalomanana. Tout le monde ici a des casseroles, des problèmes avec le fisc, de la corruption, des détournements. Avec la fin de l'immunité, les députés vont devoir se tenir à carreau, c'est un moyen de pression comme un autre", argumente cette même source.

Autre nouveauté de la Constitution, la disparition du concept de laïcité voulue par le chef de l'Etat, vice-président de l'Eglise de Jésus Christ à Madagascar (FJKM-protestante). L'Eglise catholique s'en est inquiétée, craignant que le religieux n'investisse plus encore le champ politique.

En 2001, au moment de l'élection présidentielle qui l'opposait à l'ancien président Didier Ratsiraka, M. Ravalomanana avait reçu un soutien massif de toutes les Eglises. Pratiquant assidu, il débute ses réunions par des séances de prière et les employés de sa société agroalimentaire, Tiko, sont invités à prier ensemble tous les vendredis.

Les camions de Tiko portent un numéro d'immatriculation se terminant par un 7, chiffre biblique. Le président affirme être inspiré par Dieu dans sa gestion du pays.

Le plus grand reproche fait à M. Ravalomanana par ses adversaires reste tout de même sa tendance à mélanger les genres. Les grandes réunions du TIM se font ainsi dans les locaux de Magro, le grossiste de Tiko.

Lors du défilé du 26 juin, anniversaire de l'indépendance du pays, les banderoles publicitaires pour de la margarine, de l'eau ou des yaourts étaient toutes consacrées à des produits Tiko. De même, sur les vols intérieurs d'Air Madagascar, il est impossible de boire autre chose que les jus de fruits ou les sodas du président.

"Il nous avait dit qu'il allait gérer Madagascar comme une entreprise, il ne nous avait pas dit que le pays serait son entreprise", regrette un opérateur économique. Le chef de l'Etat a des intérêts dans quasiment tous les domaines : la collecte du riz, la production de farine, le bâtiment et la construction, les médias, avec une chaîne de télévision et une radio. Depuis son accession au pouvoir, ses affaires prospèrent, et personne n'ose le concurrencer.

En revanche, même ses plus farouches opposants reconnaissent qu'il a, avec la construction de nombreuses routes, désenclavé les régions de la Grande Ile, dont le réseau routier était inexistant.

Il a aussi autorisé la prospection minière. Deux gisements, l'un de nickel l'autre d'ilménite, ont été mis en exploitation. Le pétrole malgache intéresse plusieurs compagnies. Le chef de l'Etat a d'ailleurs ajouté à son empire une branche Tiko Petroleum.

Antananarivo, envoyée spéciale

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-958602,0.html

Publié par MTS à 15:42:42 dans Revue de Presse | Commentaires (0) |

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